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Chapitre 5 : Microorganismes et santé

Les micro-organismes regroupent des organismes microscopiques appartenant principalement aux groupes des bactéries, des virus, des eucaryotes unicellulaires (organismes formés d’une seule cellule qui contient un noyau) et des champignons. Ils occupent une place importante dans le monde vivant et dans les écosystèmes. Pour l’Homme, certains de ces micro-organismes sont à l’origine de maladies mais d’autres participent à notre bon fonctionnement.

I. Micro-organismes pathogènes et maladies infectieuses.

A. Des maladies très diverses

De nombreuses maladies, qualifiées d’infectieuses, sont provoquées par des micro-organismes qui sont qualifiés de pathogènes, c’est-à-dire responsables d’une maladie. Ces maladies sont multiples : maladies bactériennes (méningites, maladie de Lyme), virales (grippe, SIDA, Covid 19), fongiques (mycose) ou parasitaires (paludisme, toxoplasmose). Ces maladies se caractérisent par différents symptômes qui résultent en particulier des effets des micro-organismes dans le corps. Certains parasites et de nombreux virus (HIV, SARScov2) détruisent des cellules en s’y multipliant, d’autres virus (Papillomavirus) peuvent provoquer des cancers. L’effet pathogène des bactéries est lié aux substances toxiques (toxines) que sécrètent les bactéries et qui perturbent le fonctionnement normal des cellules.

B. Les modes de transmission des maladies infectieuses

Selon le mode de transmission des micro-organismes entre deux individus, on distingue deux type de maladies :

– les maladies à transmission directe, quand le micro-organisme est transmis par l’air (virus de la grippe) ou par des liquides, comme le sang ou le sperme (VIH).

– les maladies à transmission vectorielle, quand le micro-organisme est transmis par l’intermédiaire d’un animal appelé vecteur : la tique (maladie de Lyme) ou le moustique (paludisme). Cet animal n’est généralement pas affecté par le micro-organisme, mais constitue une étape indispensable dans le cycle de vie du micro-organisme. Le vecteur constitue également un « réservoir » d’agents infectieux.

C. Les conditions de propagation des maladies infectieuses

Selon les modalités de la transmission de la maladie, celle-ci se propage plus ou moins rapidement. Si la propagation est rapide et importante, cela peu conduire à une épidémie.

Plusieurs facteurs agissent sur la propagation d’une maladie :

– les conditions d’hygiène et les moyens de prévention pour la maladie : le dépistage individuel qui permet de connaître son état et ainsi d’éviter une éventuelle transmission, les mesures de protection qui limitent également les risques de contamination et les campagnes de vaccination qui sont des moyens efficaces pour protéger les individus contre des maladies et bloquer ainsi la transmission des micro-organismes

– les moyens de guérison (médicaments)

L’ensemble des mesures de prévention et de traitements contre une maladie constitue la prophylaxie. Son efficacité varie fortement selon les ressources des pays.

– les facteurs climatiques interviennent également : ainsi, le réchauffement climatique, en favorisant le développement de certains vecteurs (tique, moustique) accentue le développement de certaines maladies.

II. Le microbiote humain

Le microbiote correspond à l’ensemble des micro-organismes (bactéries, champignons, virus …) qui vivent en équilibre à la surface et dans le corps humain. Dans l’organisme, il existe différents microbiotes, au niveau de la peau, de la bouche, des organes génitaux et du tube digestif, le microbiote intestinal étant le plus important.

A. Origine et diversité du microbiote humain

Notre microbiote est acquis à la naissance et provient de la mère. Il change au cours de la vie selon l’alimentation, notamment la quantité de fibres ingérées et la prise d’antibiotiques par exemple. Ces derniers entraînent en particulier une réduction des populations de bactéries constituant le microbiote. Ainsi, un traitement antibiotique de longue durée contribue à réduire la diversité du microbiote.

Ressource vidéo « le microbiote intestinal« 

B. les rôles du microbiote humain.

Le microbiote intestinal représente la plus grande partie de notre microbiote. Il a un rôle essentiel : – dans la nutrition en contribuant à la digestion des aliments et à l’absorption des nutriments. – dans la défense de l’organisme, en stimulant le fonctionnement du système immunitaire et en régulant les populations de certains micro-organismes, dont certains sont pathogènes (cf TD4 Microbiote). Ainsi, en limitant le développement de micro-organismes pathogènes, le microbiote contribue à la bonne santé des individus.

Plusieurs études montrent des liens entre la composition du microbiote et l’apparition de certaines pathologies. Par exemple, le microbiote des personnes obèses est peu diversifié contrairement au microbiote des personnes minces qui est plus diversifié. L’ensemble des découvertes sur le microbiote permet d’ouvrir des pistes de traitement pour certaines pathologies, notamment grâce à la greffe de microbiote qui montre des résultats intéressants.

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