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Chapitre 3 : le bilan thermique du corps humain

A. L’équilibre thermique du corps humain

L’Homme, comme tous les mammifères, doit conserver une température interne constante (37 °C) pour garantir le fonctionnement normal des différents organes.

Pour conserver cette température, le flux global de chaleur du corps doit être nul, c’est-à-dire que le corps doit produire ou recevoir autant d’énergie thermique qu’il en perd.


B. Les pertes d’énergie thermique

On appelle puissance thermique la quantité d’énergie libérée par le corps humain. Dans les conditions de vie courante, au repos, elle a une valeur moyenne de 100 W.

Les pertes d’énergie thermique sont liées à la conduction (perte de chaleur par contact direct entre le corps et son environnement froid), la convection (perte de chaleur par réchauffement de l’air ou de l’eau environnant renouvelé par de l’air ou de l’eau plus froid), l’évaporation (par exemple, la transpiration) et le rayonnement infrarouge émis.

C. Les apports d’énergie thermique

Les molécules contenues dans les aliments ingérés et dans les réserves du corps humain (localisées dans le foie, les muscles et le tissu adipeux) sont oxydées par la respiration cellulaire et beaucoup plus modestement par la fermentation. Ces molécules énergétiques sont alors converties en une forme d’énergie utilisable par les cellules de l’organisme, qui peuvent ensuite réaliser leurs fonctions. Une grande partie de cette énergie est convertie en chaleur à l’origine de la chaleur interne du corps.

Remarque : l’alimentation doit donc être adaptée à nos besoins énergétiques. En cas d’alimentation trop énergétique, les excès sont stockés dans nos réserves. Une alimentation très riche peut aussi permettre de répondre à des besoins énergétiques croissants.

D. Déséquilibres thermiques et réactions de l’organisme

Lorsque le bilan de chaleur global n’est plus nul, la température corporelle varie. Les réactions de régulation de la température sont physiologiques (chair de poule, frissons, transpiration, vasomotricité) et comportementales (mise à l’abri, mouvements, utilisation de vêtements adaptés). Elles agissent principalement en périphérie du corps en réduisant ou en augmentant les pertes de chaleur.

Bilan thermique du corps humain – Bordas