Juin 15

Variole du singe

La variole du singe (monkeypox, en anglais) est une maladie infectieuse et contagieuse causée par un virus du genre orthopoxvirus, famille dont fait partie la vaccine ou la variole humaine (déclarée éradiquée en 1980 par l’OMS après une large campagne vaccinale). Ce virus est répandu parmi une vingtaine d’espèces animales, dont certains primates et rongeurs, et se transmet épisodiquement aux humains depuis 1970.

La maladie est appelée « variole du singe » parce qu’elle a été découverte en 1958 au Danemark chez des macaques crabiers de Singapour et que sa symptomatologie est très proche de la variole humaine. Elle est néanmoins beaucoup moins virulente, contagieuse et mortelle que celle-ci.

Le Monde

Les scientifiques sont pris dans une course contre la montre pour tenter de comprendre les récents cas de variole du singe, de l’origine des flambées épidémiques aux moyens de les contenir.

Pour la Science

Juin 15

Ma thèse en 180 secondes » : Alphanie Midelet représentera la France en finale internationale à Montréal

Alphanie Midelet de l’Université Grenoble Alpes, Oscar Cosserat de La Rochelle Université et Maxime Robic de l’Université de Rennes 1 ont remporté respectivement les 1er, 2e et 3e prix du jury hier soir lors de la finale nationale 2022 du concours « Ma thèse en 180 secondes », organisée par le CNRS et France Universités avec l’Université de Lyon. Anaïs Perrichet (Université Bourgogne Franche-Comté) a reçu le prix du public et Pierre-Damien Fougou (Université de Bordeaux) celui des lycéens. Alphanie Midelet aura l’honneur de représenter la France lors de la finale internationale, le 6 octobre prochain à Montréal.

CNRS

Juin 15

Les émissions de gaz à effet de serre de la France ont augmenté de 6,4 % en 2021 par rapport à 2020

Les émissions de gaz à effet de serre de la France ont rebondi en 2021 de 6,4 % par rapport à 2020, en raison de la reprise de l’économie post-Covid, mais elles ont diminué de 9,6 % depuis 2017, selon les chiffres officiels provisoires du Citepa, diffusés mardi 14 juin. Selon les chiffres mis en ligne par cet organisme mandaté pour réaliser l’inventaire français des émissions, la France a émis en 2021 quelque 418 millions de tonnes équivalent CO2.

Le Monde

Mai 17

Impacts des produits phytosanitaires : résultats de l’étude de l’INRAE et de l’IFREMER

Dans le cadre du programme Ecophyto II+, les ministères en charge de la transition écologique, de l’agriculture et de la recherche ont confié en 2020 à INRAE et l’Ifremer le pilotage d’une expertise scientifique collective sur les impacts de ces produits sur la biodiversité et les services écosystémiques, depuis leurs zones d’épandage jusqu’au milieu marin, en France métropolitaine et en Outre-Mer. Les conclusions de cette expertise, présentées ce 5 mai lors d’un colloque public, confirment que l’ensemble des milieux terrestres, aquatiques et marins – notamment côtiers – sont contaminés par les produits phytopharmaceutiques. Des impacts directs et indirects de ces substances sont également avérés sur les écosystèmes et les populations d’organismes terrestres, aquatiques et marins. La contamination tend néanmoins à diminuer pour les substances interdites depuis plusieurs années.
Ces travaux mettent aussi en avant des besoins de recherche complémentaires pour mieux quantifier l’impact de ces produits sur l’environnement. Ils soulignent par ailleurs l’existence de plusieurs leviers, liés à la réglementation, aux pratiques d’utilisation des produits et à la structure des paysages agricoles, efficaces pour limiter cette contamination et ses impacts, tout en garantissant la protection des récoltes, alors même que les systèmes de production agricole ne recourant pas aux produits phytopharmaceutiques sont encore trop limités.

INRAE

Mai 17

Hunga Tonga : une éruption exceptionnelle analysée du sol au plafond

L’éruption explosive du volcan sous-marin Hunga, aux Tonga, le 15 janvier dernier a engendré plusieurs phénomènes atmosphériques et géophysiques exceptionnels. C’est en particulier ce que révèle une étude internationale menée par une équipe de 76 scientifiques de 17 pays. Les travaux compilés dans un laps de temps très court, détaillent l’ampleur des ondes provenant de l’éruption, qui, selon les auteurs, sont comparables à celles du Krakatoa (Indonésie), survenue en 1883, il y a plus d’un siècle. Les données fournissent une résolution et une couverture du champ d’ondes en évolution sans commune mesure par rapport à ce qui était disponible à l’époque. L’article, publié dans la revue Science, est le premier compte rendu complet des ondes atmosphériques générées par l’éruption.

CNRS Journal

Mai 17

Les océans disparus

Les fonds océaniques participent en permanence au grand recyclage de la matière terrestre à l’œuvre dans notre planète. C’est ce que nous explique Yves Lagabrielle, spécialiste de la lithosphère, dans ce billet du blog « Un océan de découvertes ».

CNRS Journal

Mai 03

Décès de Marthe Gautier, découvreuse de la trisomie 21

Il y a juste soixante ans, une équipe française découvrait l’anomalie génétique à l’origine de la trisomie 21. Une avancée réalisée grâce aux travaux d’une jeune médecin étrangement oubliée : Marthe Gautier. Elle vient de disparaître, le samedi 30 avril, à l’âge de 96 ans. Pour le magazine La Recherche, elle avait livré en 2009 son témoignage de cette aventure hors du commun. La Recherche

Cette aventure est une parfaite illustration de l’Effet Matilda, phénomène qui veut que les femmes de science ne bénéficient que très peu des retombées de leurs découvertes, et ce au profit des hommes. Marthe Gautier aura ses mots «  je suis consciente de ce qui se dessine sournoisement, mais n’ai pas assez l’expérience ni d’autorité dans ce milieu médical dont je n’ai pas encore compris les mécanismes pour savoir comment m’y confronter. Trop jeune, je ne connais pas les règles du jeu. Tenue à l’écart, je ne sais pourquoi l’on ne publie pas tout de suite. Je n’ai compris que plus tard que J.L., inquiet et n’ayant pas l’expérience des cultures, craignait un artéfact qui aurait brisé sa carrière – jusque-là assez peu brillante – mais qui, si les résultats étaient avérés, s’annonçait soudain géniale« .

France Culture

Médecine Sciences

Avr 25

On a soif d’idéal, pas de commercial : la sobriété comme mode de vie

La sobriété n’a pas bonne presse, car trop associée à l’idée de contraintes, d’austérité, de décroissance… Pourtant pour respecter les objectifs de l’Accord de Paris et du Pacte vert, les pays européens doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 55 % d’ici à 2030 par rapport à 1990. Devant cette urgence, il y a bien sûr la promesse des technologies pour maintenir le mode de vie occidental présenté comme un idéal non négociable. La reprise du nucléaire en France, la course à l’exploitation des fonds marins, voire l’opposition des lobbies de l’agrochimie au plan Farm to Fork de l’Union européenne en témoignent. Mais cela reste loin du compte.

Ainsi, le Giec propose des scénarios où l’efficacité énergétique, les énergies alternatives et les puits de carbone ne sont plus les seules solutions pour réduire les émissions. Un autre outil s’impose : la maîtrise de la demande. Plutôt que de l’associer à la sobriété, on parle alors plus volontiers de « modes de vie » dont l’évolution et la diversité deviennent un levier pour agir en faveur du climat.

Pour la Science

Avr 25

Des fourmis pour détecter les cancers

Vous avez peut-être entendu parler des chiens capables de détecter des cancers grâce à leur odorat. Mais ils ne sont pas les seuls à avoir du flair. Baptiste Piqueret, du Laboratoire d’éthologie expérimentale et comparée, à Paris, et ses collègues ont entraîné un autre animal pour repérer des tumeurs : les fourmis ! « Les fourmis ont un grand intérêt : elles apprennent très rapidement et efficacement. Et elles ont un odorat très sensible, elles s’en servent dans toutes les tâches quotidiennes comme chercher de la nourriture, ou se reproduire » indique Baptiste Piqueret.

Les scientifiques ont utilisé les fourmis fourrageuses, celles qui vont chercher à manger pour la colonie, de l’espèce Formica fusca. Ils les ont tout d’abord conditionnées à aller vers des cellules issues d’un cancer ovarien. Pour cela, les fourmis étaient mises en présence de deux échantillons : un vide, donc n’émettant pas d’odeur, et un contenant les cellules cancéreuses. En allant vers l’échantillon contenant ces cellules, les fourmis étaient récompensées avec un liquide sucré.

Pour la Science

Avr 25

Pour s’éviter un bide – C’est quoi le syndrome métabolique ?

Au-delà de considérations esthétiques toujours discutables, prendre du ventre peut devenir un vrai problème : un tour de taille trop élevé, surtout lorsqu’il s’accompagne d’anomalies des taux de sucre et de lipides dans le sang ou d’une hypertension artérielle, augmente le risque de développer diverses maladies que l’on ne souhaite à personne.

Le syndrome métabolique — on parle aussi parfois du « syndrome de la bedaine » — correspond à l’association de plusieurs troubles liés à la présence d’un excès de graisse à l’intérieur du ventre. Les personnes concernées présentent un tour de taille important (supérieur à 94 cm pour les hommes et à 80 cm pour les femmes) et au moins deux autres anomalies parmi les suivantes : une hyperglycémie (excès de sucre dans le sang), un taux de triglycérides élevé, un faible taux de « bon » cholestérol HDL, une tension artérielle trop haute. La survenue du syndrome étant favorisée par le manque d’activité physique, la sédentarité et une mauvaise alimentation, autant dire que le nombre de cas est en constante augmentation. En France, près d’une personne sur cinq serait touchée. Et aux États-Unis, le syndrome affecterait plus de 40 % des plus de 50 ans !

INSERM