De ton pays

Le soir réduisait à néant
la lumière du printemps et les mains
abandonnaient une ancienne musique
sur les outils fatigués de la campagne.
Quelque dieu tressait le silence
avec l’osier du froid, et la terre
se tait un instant dans la nuit.
La campagne fleurit: la lune allume
la lampe du givre ; la gelée se couche
dans l’attente de l’aube
et brûle dans les prés l’herbe verte.
Quand le soleil reviendra cette année
tous les épis ne seront plus qu’herbes brûlées.

 Antón García

Ce poème a été publié pour la première fois dans le recueil Los díes repetíos (1989).

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