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Le hockey

LE HOCKEY  ХОККЕЙ


Le hockey est un sport national en Russie. Ce sport est tellement connu que le président Vladimir Poutine le pratique. Le championnat russe est le meilleur championnat européen aux côtés des scandinaves et des tchèques. Mais il reste très loin derrière le championnat Nord-Américain (NHL). En France le championnat s’appelle la Ligue Magnus.

 

I- Les règles

Le hockey se joue à 4 contre 4 plus le gardien. Il y a deux arrières, un avant et deux ailiers. Le gardien est le plus protégé des joueurs afin d’éviter qu’il se blesse lors d’un arrêt. En effet, le palet (projectile qui doit rentrer dans les buts pour que le point soit compté) est souvent lancé à plus de 150km/h. Le gardien a un casque, une mitaine (pour attraper le palet), un bouclier (pour le repousser), une crosse, des patins, des bottes (pour protéger le bas du corps), une culotte et un plastron. Les joueurs, eux, ont un casque, des gants, des jambières, des coudières, des épaulières, un plastron, des patins, une crosse et un protège-dent.

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Sergueï Bobrovski / Сергей Бобровский
(gardien de l’équipe nationale de Russie)

 

 

 

 

 

Ovechkin Skates in Washington, DC

 

Aleksandr Ovetchkine / Александр Овечкин

(attaquant de l’équipe nationale de Russie)

 

 

 

 

 

Le but du jeu est de marquer le plus de buts avant la fin du temps réglementaire. Contrairement au football, un match de hockey se divise en trois tiers-temps de 20 minutes. Pour contrôler le bon déroulement du match, il y a 3 ou 4 arbitres (dont 1 ou 2 principaux) plus 2 juges de ligne. Les arbitres principaux sont reconnaissables à leur brassard orange.

Les règles du hockey sont assez complexes. En effet, les charges sur adversaire et bagarres sont autorisées. Mais, un joueur ne peut charger un adversaire ou lui donner des coups de crosse que si ce dernier a le palet. L’arbitre peut stopper une bagarre seulement et seulement si un des deux hockeyeurs est tombé par terre. Suite à cette bagarre, les deux hockeyeurs écopent d’une pénalité individuelle de 5 minutes. Lors de n’importe quelle autre faute, le hockeyeur se voit attribuer une pénalité collective de 2 minutes (l’équipe est donc à 4 contre 5). En plus des fautes, il y a d’autres règles dont deux qui sont très connues : le dégagement interdit et le hors-jeu. Ces fautes renvoient directement à un engagement.

La règle du dégagement interdit consiste à interdire aux équipes d’envoyer le palet dans la zone adverse (c’est à dire qu’il ne doit pas dépasser la ligne médiane rouge s’il a été envoyé depuis la zone alliée). Cependant, l’équipe a le droit de le faire si elle est en infériorité numérique. L’arbitre impose un engagement dans la zone de l’équipe qui a commis le dégagement interdit.

La règle du hors-jeu consiste à interdire aux équipes de jouer la « carotte » (c’est à dire attendre devant le gardien adverse et ainsi marquer, car il n’y a aucun défenseur). Il est donc interdit de rentrer dans la zone « bleue » adverse si un coéquipier non porteur du palet est déjà dedans.

Le terrain fait 60m sur 29m en moyenne. Des vitres en plexiglas délimitent le terrain pour éviter que les spectateurs soient touchés par le palet. Elles font 1m60 derrière les cages du gardien et 80cm sur le reste de la patinoire. Les plus grandes patinoires peuvent accueillir plus de 18 000 spectateurs. Nous pensons notamment au Centre Bell, la patinoire des Canadians de Montréal.

II- L’Histoire du hockey russe

Vers 1870, au moment où l’on situe l’apparition du hockey sur glace au Canada, il existe depuis plus d’une décennie sous une forme semblable à Saint-Pétersbourg, capitale de la Russie des Tsars. On joue sur de grandes surfaces gelées avec des crosses et une balle de caoutchouc noir, comme au Canada (le palet naîtra 7ans plus tard). Mais un jour, un noble reçoit une balle dans l’œil et est grièvement blessé. La pratique de ce jeu jugé dangereux est donc interdite : il disparaît pendant plus de 25ans.

À la fin du XIXème siècle, ce sont les clubs de football qui réhabilitent le hockey en temps qu’activité physique complémentaire l’hiver, et ils appliquent des règles venues des îles britanniques, c’est-à-dire celles du bandy. Créé en 1898, le Cercle des Amateurs de Sport, avec son capitaine anglais McCreving, joue sur la Neva gelée et gagne tous les matches à domicile face à la Suède, la Finlande et l’Allemagne. Un certain Moskovin introduit cette forme de hockey en Sibérie, à Blagovechtchensk à la frontière chinoise, par -25°C sur le fleuve Amour.

Les règles du hockey sur glace, codifiées à l’Université McGill de Montréal, sont alors directement dérivées du rugby. Elles incluent notamment l’interdiction de la passe en avant. Il s’agit d’un sport physique, fondé en premier lieu sur le contact.

Le hockey russe a été d’abord le fait de joueurs de football, il s’agit donc d’un jeu de passes, où la finesse gagne sur la puissance. Mais celles-ci tarderont à arriver en Russie, où ce qui est appelé « hockey » est alors, à quelques différences près, ce qui est connu en Scandinavie sous le nom de « bandy », un sport à onze joueurs qui se joue avec une balle et avec une crosse plus courte et incurvée de hockey sur gazon. C’est sur un simple malentendu que la Russie est admise au sein de la Ligue Internationale de Hockey sur Glace (LIHG) lors de son congrès de Berlin les 16 et 17 février 1911. Un homme nommé M. Eckel fait affilier le Sport Klub Sokolniki de Moscou, mais son président n’est même pas au courant et l’admission est annulée dès le congrès suivant, le 15 octobre 1911 à Paris.

En 1946, le hockey sur glace est officiellement introduit en Union Soviétique. Huit ans plus tard, l’URSS est championne du monde. L’URSS est connue pour être la meilleure équipe de tous les temps : 8 médailles d’or aux J. O. et 19 aux championnats du monde. Cependant, en 1980, l’équipe réputée invincible est battue par les USA lors de la finale des J. O. de Lake Placid. Cet évènement est une tragédie pour le peuple russe mais pour les pays occidentaux c’est le plus beau moment de l’histoire du hockey sur glace. Depuis cette année-là, la Russie joue les seconds rôles derrière les USA et le Canada.

A noter, que lors des derniers J. O. de Sotchi (Russie), la Russie s’est fait battre par la Finlande en quart de finale alors qu’elle était la grande favorite. Le tournoi a été remporté par le Canada.

III – Des joueurs russes connus

Même si la Russie n’a plus le même prestige, des joueurs de grande classe éclosent encore. Nous pensons notamment à Ilia Kovaltchouk (Илья  Ковальчук), attaquant de l’équipe nationale de Russie qui a joué pendant des années en NHL (championnat Nord-Américain) avant de revenir en Russie dans le club de Saint-Pétersbourg.  Il y a aussi Ievgueni Malkine (Евгений Малкин) qui joue actuellement à Pittsburgh. Il joue donc avec Sidney Crosby qui est considéré comme le meilleur joueur du monde avec Aleksandr Ovetchkine (Александр Овечкин). Aleksandr Ovetchkine est le capitaine des Washington Capitals et est presque tous les ans le meilleur buteur et pointeur (buts + passes décisives) de la NHL. C’est la star de la Russie. Lors des J. O. de Sotchi il était l’un des seuls russes à avoir bien joué.

Mais avant cette nouvelle génération de joueurs, ceux de l’URSS étaient considérés comme les meilleurs. Ainsi, Vladislav Tretiak (Владисла́в Третья́к) le meilleur gardien de tous les temps d’après la Fédération Internationale. Il fut aussi le dernier relayeur à allumer la flamme des derniers J. O. de Sotchi. Aleksandr Maltsev (Александр Мальцев) est quant à lui le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de Russie. Il a passé toute sa vie dans le club du Dinamo Moscou. En 1999 il rentre dans le « Hall Of Fame » (Temple de la Renommée) de la Fédération Internationale. Et comment ne pas citer Viatcheslav Fetissov (Вячеслав  Фетисов) capitaine de la fameuse équipe qui a participé au J. O. de Lake Placid au coté de Tretiak et Maltsev. Son histoire est racontée dans la film de Gabe Polsky : Red Army. Il a été capitaine de l’une des meilleures équipes de tous les temps puis prisonnier politique puis ministre des sports.

Tant de bons joueurs sont nés en Russie que nous ne pourrions pas tous les citer. Cependant, voici les images des 6 derniers hockeyeurs cités.

  kovaltchoukmalkinOvechkin Skates in Washington, DC                          

 

                   Ilia Kovaltchouk                          Ievgueni Malkine                         Aleksandr  Ovetchkine   

 

            

 

tretiakmaltsevDescription de l'image Viacheslav Fetisov.jpg.

Vladislav Tretiak                          Aleksandr Maltsev                 Viatcheslav Fetissov

 

Eugénie, Victor et Timothé, 2ndes

La place du hockey sur glace en Russie

Les Russes ont tout l’hiver pour pratiquer le hockey (environ 5-6 mois). Les jeunes peuvent improviser une partie sur un lac gelé. Ce sport est comparable au foot en France. Les Russes sont donc très forts au hockey sur glace et l’équipe russe de hockey a d’ailleurs gagné une médaille d’or lors de championnats du monde de 1993, 2008, 2009, 2012. Ainsi qu’une médaille d’argent aux JO en 1998.
Durant le championnat de 1993, l’équipe de Boris Mikhailov a gagné face à l’Allemagne en quart de finale : 3-1 / en demi-finale : victoire contre le Canada : 7-4 / Gagnent la médaille d’or en battant la Suède 3-0
Leur plus large victoire a été de 12-3 contre la Grande-Bretagne 26 avril 1994. Et leur plus large défaite de 7-1 contre la Finlande, 22 avril 1997 et contre la République tchèque 20 décembre 1997
L’équipe de 2008 avec Dmitri Medvedev.

 

Sergei, 1ère

 

 

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