↑ Retour à Littérature

Alexandre Sergueïevitch Pouchkine – Александр Сергеевич Пушкин

Alexandre Sergueïevitch Pouchkine : Biographie

Alexandre Sergueïevitch Pouchkine appelé en russe, Александр Сергеевич 
Пушкин est né à Moscou (Empire de Russie) le 06/06/1799 et décédé à
Saint-Pétersbourg (Empire de Russie) le 10/02/1837 à l'âge de 37 ans. Il est le 
symbole du XIXème siècle, immense artiste, Alexandre Pouchkine est à la fois poète, 
dramaturge et remancier. Depuis tout petit, il est doté d'une exceptionnelle soif de créativité. 
Il commence à écrire des poèmes très jeune et touche aux genres de la poésie avec :
de la tragédie (Le Chevalier avare), des nouvelles (La Dame de pique) et du roman 
(La Fille du capitaine). Il deviendra, l'un des plus grands poètes russes, auteur de 
nombreuses poésies lyriques et épiques avec Rouslan et Ludmila, la Gabriélide et 
la Fontaine des Fleurs.

Pour tout dire, Alexandre Sergueïevitch Pouchkine n'a pas eu une enfance des plus 
heureuse. Il faut savoir que sa mère le rejeta pour son apparence (traits africains).
Pendant l'adolescence, il se réfugie dans la lecture de classiques anglais notamment avec William Shakespeare 
et dans la lecture de classiques français avec Molière et Voltaire. 
De ce fait, il est surnommé de « Frantsouz », (Француз, « Le Français »). 

Après ces études au lycée impérial de Tsarskoïe Selo (ville rebaptisée Pouchkine en 
son honneur, en 1937), il intègre le ministère des Affaires étrangères durant approximativement trois ans.
Il écrit de nombreux poèmes en contradiction avec la politique du tsar, Alexandre 1er. Ces poèmes lui valent un exil 
de six années au Caucase.
Ce ne fut qu'en 1826, qu'il fut pardonné par Nicolas II et nommé historiographe pour ce 
dernier. Pour finir, Pouchkine meurt suite à sa provocation de duel contre Georges d'Anthès du fait qu'il courtisa sa 
femme Natalia. 
Suite au duel, il est grièvement blessé et meurt.
x
Ses poèmes - его стихи

  • Mon portrait :

Vous me demandez mon portrait,
Mais peint d’après nature :
Mon cher, il sera bientôt fait
Quoiqu’en miniature.

Je suis un jeune polisson
Encore dans les classes ;
Point sot, je le dis sans façon
Et sans fades grimaces.

Oui, il ne fut babillard,
Ni docteur en Sorbonne,
Plus ennuyeux et plus braillard
Que moi-même en personne.

Ma taille à celle des plus longs
Las ! n’est point égalée ;
J’ai le teint frais, les cheveux blonds
Et la tête bouclée.

J’aime et le monde et son fracas,
Je hais la solitude ;
J’abhorre et noises et débats
Et tant soit peu l’étude.

Spectacles, bals me plaisent fort,
Et d’après ma pensée
Je dirais ce que j’aime encore
Si je n’étais au Lycée.

Après cela, mon cher ami,
L’on peut me reconnaître ;
Oui, tel que le bon Dieu me fit,
Je veux toujours paraître.

Vrai démon pour l’espièglerie,
Vrai singe pour la mine,
Beaucoup et trop d’étourderie,
Ma foi, voilà Pouchkine.

Alexandre Pouchkine (1814)

Traduction originale en français.

  • Stances :                 

    Avez-vous vu la tendre rose,
    L’aimable fille d’un beau jour,
    Quand au printemps à peine éclose,
    Elle est l’image de l’amour ?

    Telle à nos yeux, plus belle encore,
    Parut Eudoxie aujourd’hui :
    Plus d’un printemps la vit éclore,
    Charmante et jeune comme lui.

    Mais, hélas! Les vents, les tempêtes,
    Ces fougueux enfants de l’hiver,
    Bientôt vont gronder sur nos têtes,
    Enchaîner l’eau, la terre et l’air.

    Et plus de fleurs, et plus de rose,
    L’aimable fille des amours
    Tombe fanée à peine éclose :
    Il a fui, le temps des beaux jours !

    Eudoxie, aimez! Le temps presse;
    Profitez de vos jours heureux !
    Est-ce dans la froide vieillesse
    Que de l’amour on sent les feux ?

Alexandre Pouchkine (1814)

Traduction originale en français.

xCitations – цитата


  • « Heureux celui qui fut jeune en son âge, heureux celui qui sut mûrir à temps. »
    Alexandre Pouchkine
  • « Les paroles d'un poète sont déjà ses actions. »
       Alexandre Pouchkine
  • « L'habitude est l'âme des États. »
       Alexandre Pouchkine
  • « Pourvu que l'on ait une auge, on trouvera les cochons. »
       Alexandre Pouchkine

Pour finir, même après sa mort, en vers comme en prose, 
il perfectionna la langue russe.

                                                                                            Mathias.G ~ Seconde 06