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SERGUEI MIKAILOVITCH EISENTEIN- Сергей Михайлович Эйзенштейн

SERGUEI MIKAILOVITCH EISENTEIN- Сергей Михайлович Эйзенштейн

 

affiche

Né à Riga le 10 janvier 1898 de Mikhail Ossiponovitch Eisenstein, un juif d’origine allemande (Михайл Осипович Эйзенштейн), et de Youlia Ivanova Konetskaia, bourgeoise Russe orthodoxe (Юлия Иванова), Serguei Eisenstein était un grand cinéaste russe ayant révolutionné l’art du montage et du montage d’attraction. Il grandit à Riga même si sa mère déménage à Paris, suite au divorce avec son père, lorsqu’il a 12ans. C’estun chrétien orthodoxe.affiche
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Mikhail-einsenstein-0713-01.jpgLa famille Eisenstein (Mikhail, Youlia et Serguei)

En 1915 il part étudier à Petrograd (Петроград), à l’institut des ingénieurs qu’il quitte en 1917 pour s’engager en tant qu’ingénieur dans l’armée rouge dont il sera démobilisé en 1920. Dans l’armée, il découvre le théâtre qui le conduit à se consacrer au cinéma vers 1923 ; Il produit un premier film burlesque, « Le Journal de Gloumov ».
Ses films sont des outils de propagande communiste, il y représente à ses débuts cinématographiques les idéaux de ce parti. Il est à l’époque très populaire et ses films ont du succès. La plupart sont muets (premier film parlant en 1938) et en noir et blanc.
L’URSS, interdisant l’homosexualité, refuse d’admettre que le jeune cinéaste qu’est Eisenstein est homosexuel. L’homosexualité du cinéaste apparaît pourtant dans certains films, par exemple par la présence de marins torses nus dans le « Cuirassé de Potemkin ». Il épouse cependant quelques années plus tard sa secrétaire, Pera Atasheva, avec qui il a un fils.
Accompagné de son opérateur Edouard Tissé et de son assistant Gregori Alexandrov (Григорий Василевич Александров), il parcourt l’Europe enchaînant les congrès de cinéaste ( Suisse, la Sorbonne…) et s’intéresse au cinéma sonore.
En 1930, à Hollywood, il signe un contrat avec Paramount Pictures à 100 000 dollars pour l’adaptation au cinéma de « La Tragédie américaine » de Dreiser. Il ne finit pas le projet car il est en désaccord avec le thème et le discours du film.
Charlie Chaplin l’amène à Mexico, accompagné de son assistant et de son opérateur, pour réaliser un film sur le Mexique, « Que Viva Mexico», qui n’aboutira pas car Staline (Иосиф Виссарионович Джугашвили) ordonne à Eisenstein de rentrer en URSS.
Staline, suspicieux à l’égard des voyages en Occident d’Eisenstein, annule deux de ses projets et envoie un superviseur sur le tournage du film  « Alexandre Nevski ». Ce film plait à Staline qui lui décerne « l’Ordre de Lénine » en 1939.
Pour la première partie d’ « Yvan le Terrible », Einsenstein obtient le prix « Staline » en 1945. La deuxième partie de ce film réalisée plus tard est vue comme une critique de la dictature de Staline et du culte de la personnalité. Staline l’interdit et la diffusion de ce film ne sera autorisée qu’en 1958.
Ce film (1942-1944) met fin à la carrière cinématographique d’Eisenstein. Il meurt quelques années plus tard, le 11 février 1948, à cinquante ans, d’une hémorragie, ayant pour seule compagnie sa femme. Il est enterré au cimetière Novodevitchi.
– Eisenstein marque l’histoire du montage cinématographique avec le  « cinéma poing », qui consiste en un enchainement rythmique d’images et en un choix particulier de couleurs.
– Il a réalisé neuf films : La Grève (Стачка), Le Cuirassé Potemkin (Броненосец «Потёмкин»), Octobre : dix jours qui secouèrent le monde(Октябрь Десять дней, которые потрясли мир), Alexandre Nevski (Александр Невский), Yvan le Terrible partie 1 puis 2 (Иван Грозный), La Ligne générale (Генеральная линия), Le Pré de Béjine (Бежин луг), Que viva Mexico ! (Да здравствует Мексика!), et trois court-métrages (Le Jounal de Gloumov, Romance sentimentale, Death Day).
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affiche du film « Le Cuirassé Potemkin »
festival-cannes.fr

Lou-Anne.P, 2nde 10