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Juin 08

L’espion russe Alexandre Litvinenko – Литвиненко Александр

кто это?

Alexandre Litvinenko était selon les médias, un espion russe (espion = шпион) .

Né le 4 décembre 1962 à Voronej et mort le 23 novembre 2006 à Londres (soit à 43 ans seulement).

Après sa mort, sa femme a affirmé dans un débat télévisé (Charlie Rose) que son mari n’avait jamais été un espion russe et mieux encore : qu’il travaillait pour les services secrets britanniques. Son avocat, Ben Emmerson, l’aurait aussi affirmé en 2012.

Alexandre Litvinenko a travaillé pour le KGB (Комитет государственной безопасностиComité pour la Sécurité de l’État ) qui est le principal service de renseignement de l’URSS post-stalinienne. Puis, l’espion a travaillé à partir de 1986 pour son successeur (преемника) : le FSB (Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie).

Alexandre était un opposant (opposer = наложить) au président Vladimir Poutine à partir de 2000. C’est d’ailleurs à cette année là qu’il accuse publiquement Poutine de délaisser la lutte contre la corruption.

Alexandre décide alors de quitter son pays pour s’installer dans la capitale de l‘Angleterre ou il crée une amitié (дружбы) entre lui et le représentant des séparatistes tchétchènes Akhmed Zakaïev ainsi qu’avec Boris Berezovsky, un ancien oligarque russe (oligarque = олигарх). Ce dernier l’accueil chez lui et lui donne du travail. Tous les deux sont recherchés par des agents russes qui demande leur transfère.

Deux ans après, Litvinenko publie un livre (livre = книгу) accusant les services secrets russes d’avoir eux-même organiser la vague d’attentats de Russie en 1999 attribuée aux Tchétchènes. Il publie un second livre dans lequel il accuse le FSB d’avoir réanimé le laboratoire de toxicologie n°12 du KGB crée par Lénine( qui est un laboratoire des poisons).

L’espion/écrivain Litvinenko est empoisonné (empoisonner = отравить ) fin 2006 et en meurt (mourir = умереть) , quelques jours après, selon son père, s’être converti à l’islam.

L’empoisonnement :

Sept ans après le décès d’Alexandre Litvinenko, empoisonné par une substance radio-active, sa femme, Marina Litvinenko, attend encore le procès des principaux suspects de l’affaire, que Moscou refuse d’extrader .

L’ancien agent russe devenu opposant est tombé gravement malade et a succombé à un empoisonnement au polonium 210, un métal quatre cents fois plus radioactif que l’uranium, et que seul un réacteur nucléaire peut produire (seule la Russie détient ce produit).

Alexandre avait compris, avant de mourir, qu’il avait été empoisonné au Pine Bar du Millennium Hotel, dans le quartier londonien de Mayfair, par un autre ancien du KGB: Andreï Lougovoï. Cet homme et Alexandre enquêtaient ensemble sur les liens entre le Kremlin de Poutine, le crime organisé et le blanchiment d’argent en Europe. Litvinenko pensait que Lougovoï était sont allié. Mais il s’est rendu compte, malheureusement trop tard, que son acolyte n’avait en fait jamais cessé de travailler pour ceux-là mêmes. Litvinenko était alors sûr que son empoisonnemment avait été manigancer par M. Poutine.

Ses cheveux tombaient par poignées, sa peau jaunissait et se dessèchait, il avait de plus en plus de mal à ouvrir la bouche pour parler et il se maudissait d’avoir baissé la garde en pensant que l’asile et la citoyenneté britanniques garantissaient sa sécurité.

Alexandre Litvinenko a, jusqu’au bout, essayer de gagner la police à sa cause : « Si jamais le sommet de l’administration fait pression pour des raisons politiques, tenez bon… Menez cette enquête à son terme. »

Le juge britannique Sir Robert Owen, enquêtant sur l’affaire estime que l’empoisonnement d’Alexandre Litvinenko avait été «probablement approuvé» par Vladimir Poutine et Nikolaï Patrouchev, l’ex-chef du FSB :  «Je suis sûr que MM. Lougovoï et Kovtoun ont mis le polonium 210 dans la théière le 1er novembre 2006. Je suis sûr qu’ils l’ont fait dans l’intention d’empoisonner M. Litvinenko», a déclaré le juge britannique. Et apparament, une dose plus faible lui aurait été administrée 2 semaines avant, lors d’un entretien avec les двое мужчин (=deux hommes).

Beaucoup d’indices ont pu démontrer que le gouvernement russe était coupable de ce crime. Par exemple, les enquêteurs, munis d’un détecteur de rayonnement alpha et vêtus de combinaisons de protection, ont suivi la piste radioactive à travers Mayfair, à l’aéroport d’Heathrow, et jusque dans l’avion qui avait amené Lougovoï de Moscou. Or seul le centre nucléaire d’Avangard, à Sarov, produit du polonium en quantité suffisante pour cet assassinat.

Cette enquête aura-t-elle une suite?

C’est ce que demande Marina Litvinenko, la veuve de l’opposant. Réagissant au contenu du rapport d’enquête britannique, elle s’est déclarée « heureuse que les paroles de [s]on mari sur son lit de mort accusant M. Poutine aient été officialisées par un tribunal anglais ». Elle réclame « des sanctions économiques et une interdiction de voyager contre les personnes désignées » dans le rapport.

Le chef du parti libéral-démocrate britannique, Tim Farron, réclame lui aussi non seulement des sanctions, mais également le vote d’une loi comparable à la loi américaine dite « Magnitski », qui interdit d’entrée certains officiels russes responsables de la mort en prison du juriste Sergueï Magnitski.

Lehanneur Lilas, 2nde 6

 

 

 

 

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