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Juin 08

Le dopage en Russie – Допинг в России

Il y a dopage (допинг) à partir du moment où un sportif utilise des substances ou méthodes interdites pour améliorer ses résultats à l’entraînement et en compétition.

En 1980 aucun athlète ne fut contrôlé positif lors des jeux olympiques de Moscou (москва) bien que des athlètes aient commencé à utiliser de la testostérone et d’autres substances dopantes pour lesquelles les test pour les détectées étaient inconnus. Un rapport de 1989 du comité du sénat australien a qualifié ces jeux de Jeux Olympiques des toxicos en affirmant : « Il n’y a guère de médaillés d’argents aux Jeux de Moscou et certainement pas un médaillé d’or, qui ne soient pas sous une sorte de substance ou une autre: généralement plusieurs. Les JO de Moscou auraient pu être appelés les Jeux des pharmaciens »

En 2008, des athlètes russe ont été suspendus avant les JO d’été 2008 pour avoir modifié des échantillons d’urine. Le comité international olympique (CIO) a retesté des échantillons des Jeux de Pékin en 2008.
Le CIO entendait « empêcher tous les dopés de participer aux Jeux de Rio ». Sur des échantillons prélevés entre 2001 et 2009 un rapport a révélé que le nombre de contrôles positifs provenant d’un pays dépassait celui d’autres pays. Il s’est avéré que ce pays était la Russie.

C’est en 2014 que les médias s’intéressent de plus près au cas de la Russie en matière de dopage. Des accusations de dopage systématique sont envoyés à l’agence mondial antidopage (AMA) par un employé de l’agence russe anti dopage et par Darya Pishchalnikova une ancienne athlète russe. L’ARD diffuse en décembre 2014 un documentaire : Geheimsache Dopage: Wie Russland seine Sieger macht (Le dopage secret : comment la Russie crée des champions). Ce reportage contient des témoignages de sportifs, une description péjorative de l’athlétisme russe, présentée comme « gangrené par un dopage et une corruption massifs ». Ce système rappellerait le  « style Est-allemand ». Nous apprenons seulement l’an dernier que 28 Russes des Jo de Sotchi sont la cible du CIO après avoir été impliqués dans des manipulations et des modifications d’échantillons d’urine.

En 2015, en réponse au documentaire de l’ARD, le commission indépendante de l’AMA écrit un rapport selon lequel « il y aurait un dopage généralisé et à grande échelle couvert par les autorités russes ». Il recommande également à l’AMA de déclarer non conformes le laboratoire accrédité par l’AMA à Moscou et l’Agence antidopage de Russie (RUSADA). Cette recommandation a aussi été formulée contre la Fédération russe d’athlétisme (ARAF), mais l’AMA en fiera dans ce cas à l’Association internationale des Fédérations d’athlétisme (IAAF) pour que des mesures adaptées soient prises contre l’ARAF. Il propose enfin au CIO de ne pas autoriser la présence des athlètes russes lors des JO d’été 2016 jusqu’à sa mise en conformité.

En janvier 2016, deux hauts responsables de l’athlétisme russes ont été bannis à vie par l’IAAF pour avoir caché un contrôle positif d’une athlète russe et pour l’avoir fait chanter. En mars l’ARD diffuse un autre documentaire, selon lequel les athletes seraient prévenus avant les contrôles et que l’ARAF et la RUSADA lors fourniraient des substances dopantes. Selon un rapport de mai, une collaboration aurait eu lieu, entre des experts du dopage et les services secrets russes,  mettant en place des échanges d’échantillons d’urines. Plusieurs médaillés olympiques de 2014 sont concernés. En juin 2016, l’ARD implique dans l’un de ses reportages le ministre des sports russe qui aurait couvert en matière de dopage un footballeur; au même moment le secrétaire général adjoint de l’IAAF est suspendu pour les mêmes raisons.L’été dernier la Russie devait présenter 389 sportifs pour les JO de Rio, seul 278 ont été validés par le CIO.

 

Certaines personnes voient ces accusations comme un « complot anti russe », d’autres disent que la Russie a « juste fait ce que le reste du monde fait ». Le président Vladimir Poutine nie toutes possibilités d’un quelconque soutien de l’État russe :  » il n’y a pas et il ne peut y avoir aucun soutien de l’Etat, spécialement en ce qui concerne le dopage »Dufour Nicolas, 2nde6

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