Mar 01 2013

Quand les Tarnosiens forgent leur mémoire

Sculpt.numériquePrès de cinquante ans après la disparition de l’usine des Forges de l’Adour à Tarnos,  seule la cité des Forges, quartier emblématique de cette activité sidérurgique  témoigne d’un passé ouvrier chargé d’histoire. Or à travers une manifestation originale, les Forges revivent leur gloire d’antan…
Un reportage multimedia, réalisé par les élèves de 4D en 2013,  et premier prix du concours régional « Raconte-moi mon Histoire » .
L’article a été publié sur le site du quotidien régional Sud-Ouest. qui souligne dans son édition du 18/03/2013, la qualité de la production.
Près de cinquante ans après la disparition de l’usine des Forges de l’Adour à Tarnos,  seule la cité des Forges, quartier emblématique de cette activité sidérurgique  témoigne d’un passé ouvrier chargé d’histoire.
Or à travers une manifestation originale, les Forges revivent leur gloire d’antan.

La mémoire des Forges numérisée. 

                        Quand le passé revit                                          L’usine des Forges reconstituée

Médiathèque de Tarnos, 11 décembre 2012 .Une structure numérique, interactive, grand cube métallique,  projette des images d’archives numérisées.
L’usine des Forges
, la ville, les ouvriers, surgissent du passé et semblent revivre.
«L’idée était de transmettre aux générations actuelles et à la population une mémoire de la vie quotidienne des ouvriers via un support original et ludique » précise Vincent Delpech, animateur.De nombreux écoliers et collégiens sont présents. Ils ont activement participé à la création des contenus interactifs et Yoan Bizien témoigne aussi : «Les enfants du Centre de Loisirs ont travaillé un an sur la maquette de la grue de la Digue de Tarnos».

« Les corons » de Tarnos  

Nous sommes le 5 juillet 1883, place Saint-Charles à  Tarnos. Trois pistes de danse, séparées par des genêts, attendent respectivement ouvriers, contremaitres et ingénieurs pour le bal champêtre. On inaugure l’usine des Forges de l’Adour».
Jean-Pierre Cazaux, 55 ans, notre guide s’est passionné pour l’histoire du quartier.
« Pour sa création, l’usine a acheté 500 hectares, de l’Adour à l’océan, pour une bouchée de pain. Elle a alors construit tout ce quartier ».
Toujours appelée la cité des Forges, il est le gardien de cette histoire. L’usine a été détruite et seules restent l’église, l’école, la coopérative et la cité avec ses corons, les logements ouvriers nous explique J.P. Cazaux.

Un enfant de la Cité des Forges

Au début des années 1960 Michel Sanchez a quinze ans.
Après avoir fréquenté l’école des Forges, il entre à l’usine des Forges. Apprenti chaudronnier, il y obtient son CAP, avant de devenir tuyauteur. Il évoque avec émotion son arrivée à l’usine que son grand-père, lui, vient de quitter.

« Il faut se prendre en main et ne pas toujours attendre des autres ».
Comme les deux mille autres employés de l’usine, il participa à la lutte pour éviter, en vain, la fermeture du site. La plupart ont obtenu une reconversion dans la zone industrielle naissante.
Les cheminées des Forges de l’Adour ne fument plus. Mais les joueurs de rugby du Boucau Tarnos Stade arborent toujours leur maillot noir… et leur surnom, les Forgerons.

Reportage réalisé par les élèves de 4D.

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