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Café littéraire

Le Parfum, histoire d’un meurtrier

                Ce livre, aujourd’hui grand classique de la littérature met en scène ce personnage atypique qu’est Jean-Baptiste Grenouille. Patrick Süskind nous propose une histoire originale, à la fois historique, fantastique et policière dans laquelle Grenouille se retrouve à chaque fois seul, face au monde, dans une incompréhension totale de ce qui l’entoure, excepté pour ce qui est des odeurs. En effet, ce dernier possède le don extraordinaire de percevoir les senteurs de toutes choses.

L’histoire se déroule dans le milieu du XVIIIe siècle en France, à Paris, où les odeurs de l’époque sont des plus intenses. C’est alors que JB Grenouille vient au monde au milieu des immondices d’un marché parisien. Son enfance est des plus difficiles et celui-ci doit se battre pour survivre. Il se trouve seul face à son destin et tente désespérément de trouver un sens à son existence. Cette figure de l’anti-héro est insignifiante aux yeux de tous et fait même parfois peur aux personnes qui croisent sa route, et comme ceux qui auront le malheur d’abandonner Grenouille à son sort se verront subir une fin malheureuse. Cependant, il choisit de forcer le destin grâce à ses capacités olfactives hors du commun afin d’apprendre l’art de la parfumerie pour pouvoir emprisonner les odeurs, absolument toutes sans exception, même celles de femmes dont le parfum lui est irrésistible. Ces dernières assouviront sa soif de parfums exceptionnels et le paieront de leurs vies…

Dans ce roman où la description des odeurs et des lieux nous plonge littéralement dans l’univers de l’ouvrage, on se prend finalement de compassion pour ce personnage tout à fait unique et quasiment « surhomme ». Malgré ses actes d’une barbarie sans nom, son innocence, son parcours de vie ainsi que son don, en font un être remarquable qui poursuit simplement un idéal, sans avoir conscience de ses actes. Ainsi finit-il par prendre connaissance du « pouvoir » qu’il peut avoir sur les Hommes simplement par la manipulation des odeurs.

Cette histoire nous fait finalement voyager dans un monde que nous connaissons peu, celui des odeurs et apporte une dimension presque magique à cette aventure extraordinaire.

Mathieu MONDOLFO


– 127 Heures –

            Cette histoire, racontée par Aron Ralston, est le récit d’un évènement incroyable qui lui arriva lors d’une randonnée dans les gorges de l’Utah. Le 26 Avril 2003, alors que Aron descendait dans le Blue John Canyon, un rocher sur lequel il se trouvait se décroche et l’emmène trois mètres plus bas. Levant le bras pour se protéger la tête, ce dernier reste emprisonné entre la paroi de la gorge et ce rocher. Se rendant compte qu’il était pris au piège, il envisage les solutions qui s’ouvrent à lui. Au cours des 127 heures durant lesquelles il reste piégé, il tente de creuser la roche, de créer un système de poulie afin de lever la roche, mais en vain. Le 5ème jour d’emprisonnement dans cette crevasse, il décide alors de prendre la décision la plus difficile pour lui… l’amputation.

Ce récit racontant un épisode tragique dans la vie du jeune Aron est très captivant. Il raconte son accident, d’heure en heure, et partage avec le lecteur ses réflexions, ses impressions, et ses espoirs sur ses chances d’être secouru. De plus il nous fait part de ses souvenirs avec ses amis lors de différentes randonnées à travers tous les États-Unis, ainsi que de ses hallucinations dues à la déshydratation et au manque de nourriture après son accident. La lecture de son récit est très intéressante car il partage les différents moments de sa vie ainsi que l’accumulation des épisodes où il a frôlé la mort. Sa recherche d’aventures fortes et de montées d’adrénaline m’a également fait penser à l’histoire Into the Wild,  dont Aron parle lui-même dans son livre l’ayant lu quelques jours avant son accident.

Les passages dans lesquelles il raconte ses journées d’emprisonnement,  à cause de ce rocher, m’ont semblé un peu redondants. Il se passe tous les jours les mêmes évènements : le corbeau qui passe au dessus de sa tête, à  huit heures trente, le soleil qu’il ne peut atteindre qu’avec son pied, pendant quinze minutes par jours. Malgré cela, nous réalisons au cours des jours qui passent, l’évolution de son état qui nous permet de vraiment comprendre ce que ressent Aron et de rester concentré sur ce qu’il raconte. L’alternance entre les passages de sa vie chaotique et les détails sur ses journées durant lesquelles il est coincé dans le canyon, nous met dans un état de suspense en attendant le moment où il passera à l’acte.

J’ai été attiré par ce livre après avoir vu l’adaptation au cinéma qui m’avait vraiment touché. La force que déploie ce jeune Aron, en réalisant une descente en rappel après l’acte ‘’chirurgical’’ qu’il s’inflige, ainsi que cinq jours en insuffisance d’eau et de nourriture, est terriblement impressionnante sur le plan humain. Ces histoires d’alpinisme, de randonnées et de voyages, qu’il a vécues auparavant et dont il nous fait part dans le livre, ne paraissent pas dans l’adaptation cinématographique et sont véritablement enrichissantes pour le récit d’Aron Ralston.

Rémi FERNANDEZ 

Flash ou le grand voyage

         Dès le début, tout est dans le titre. Flash c’est le roman autobiographique de Charles Duchaussois. Il nous relate son périple dans les contrées hostiles de l’Orient en passant par l’Inde et en finissant par le Népal.

De toutes les expériences qu’il a vécues, il nous raconte mieux que quiconque le monde de la drogue, et tout ce qui l’entoure : les paysans cultivant le haschisch, les trafiquants d’armes et de drogue, les hippies mais aussi l’émerveillement des paysages, la souffrance, la torture et la sauvagerie de la race humaine.

Dès les premières lignes, nous sommes aspirés par le roman, saisis par le style de l’écriture et par la narration. Le voyage débute dans la préface et fait apparaître le monde violent de la drogue dans une scène vécu par l’auteur, le tout ironisé à la fin en un mot. On perçoit dans ce livre la finesse et la précision des descriptions dans le but de mettre tous nos sens en éveil : de la vue à l’odorat.

Pour moi, ce livre est intemporel, de par le style contemporain de l’auteur, et par le problème énoncé qui est celui de la drogue toujours aussi présente dans notre actualité. La neutralité de l’auteur demeure stupéfiante, contrairement à ce que l’on aurait pu penser après les expériences bonnes et douloureuses provoquées par son addiction à la piqûre.

Cependant, on relève une totale absence de discours de propagande ou anti-drogue, présentant ainsi le livre comme un roman initiatique et non moratoire. Dans mon cas, je suis rentré dans le livre avec un Bac et j’en suis sorti avec un doctorat sur la drogue.

Nelson Costrejean

CRAINS LE PIRE, de Linwood BARCLAY (2009)

J’ai choisi ce roman, car une de mes amies me l’a conseillé. Elle m’a dit que cet ouvrage était peut-être gros mais qu’il se lisait vraiment facilement, ce qui fut le cas pour moi. En lisant ce récit, j’ai passé un grand moment de suspens qui a duré tout le long du livre et j’ai crains le pire pour sa fille…

L’histoire commence tranquillement. Nous sommes aux États-Unis à Milford dans le Connecticut. Tim, le narrateur, est un père divorcé, qui a la garde de sa fille pour l’été. C’est le matin, Tim et sa fille, Sydney, une  adolescente de dix-sept ans, prennent leur petit-déjeuner et se chamaillent pour une bêtise.
Cependant, l’intrigue se met rapidement en place. Dès le soir, Sydney ne rentre pas pour dîner alors qu’elle a toujours la délicatesse de prévenir lorsqu’elle a du retard, même fâchée.

Que s’est-il passé ? Les inévitables questions dans un tel cas : fugue ? Enlèvement ? Vivante ? Morte ? Séquestrée et en souffrance ?

Dans ce livre, les rebondissements s’enchaînent et à chaque fois qu’on croit que Tim va retrouver sa fille, des événements font qu’il s’éloigne encore d’elle.

Aux yeux de Tim, tout le monde est suspect, que ce soit son ex-femme Suzanne ou son nouveau mari Bob, sa meilleure amie Patty, les gens avec qui il travaille à la concession automobile….Bref tout le monde y passe. Dans un premier temps, il pense pouvoir faire confiance à Kip Jenning, une inspectrice de police. Mais suite à une série d’évènements, il devient le suspect numéro un…

J’ai vraiment apprécié prendre la place de Tim et essayer de réfléchir à trouver les solutions pour retrouver Sydney. Par moment, je quittais l’esprit de  Tim et redevenais un simple spectateur, qui ne pouvait plus interagir dans l’histoire. Je me disais alors  « Mais non, ne fais pas ça » ou « Mais pourquoi ne lui dis-tu pas tout, elle pourrait t’aider ».

Enfin, le dénouement qui arrive vraiment dans les toutes dernières pages m’a peu déçu car j’aurais vraiment bien aimé continuer à lire la suite, avoir plus d’explications… La fin est quand même bien aboutie, on comprend mieux pourquoi le coupable a brouillé toutes les pistes dès le début.

  Adrien LEBLANC

Mort sur le Nil

                Mort sur le Nil est un roman policier écrit par Agatha CHRISTIE en 1937. Cette dernière née en 1890 et morte en 1976 est connue pour ses romans narrant les enquêtes du célèbre détective belge Hercule POIROT et de Miss MARPLE détective amatrice. Elle a notamment écrit Le Crime de l’Orient-Express, Les Dix Petits Nègres ainsi que Le Meurtre de Roger ACKROYD qui on été adaptés au cinéma et à la télévision.

Linnet RIDGEWAY, riche héritière anglaise tombe sous le charme de Simon DOYLE, fiancé de sa meilleure amie Jacqueline de BELLEFORT, et l’épouse peu de temps après. Suite à cela les jeunes mariés partent en Egypte pour faire une croisière en guise de voyage de noce. Là-bas, ils y retrouvent de nombreux anglais et américains de classe aisée, ainsi qu’Hercule POIROT en vacances, et Jacqueline de BELLEFORT qui les a suivis rempli de haine à leur égard… La croisière sur le S.S. Karnak se déroulait tranquillement jusqu’au jour où Linnet fut retrouvée assassinée une balle dans la tête. La suspecte la plus probable, Jacqueline, est pourtant une des seules personnes à avoir un alibi irréprochable. Mais les « petites cellules grises » de POIROT vont mettre a mal tous les alibis, et révéler une machination diabolique.

J’ai bien aimé ce livre car Agatha CHRISTIE est très précise quant à la description des personnages, ce qui nous permet de bien rentrer dans l’histoire. D’autre part, le suspens est maintenu jusqu’au bout, sachant que tous ont quelque chose à se reprocher dans cette affaire. Malgré cela, le livre reste parfois compliqué à lire, du fait du langage soutenu et ancien de l’époque utilisé, qui n’est pas le même qu’en 2013.

Rodolphe Grasset

                                              

 

 

Les Ames Vagabondes

 Les Ames Vagabondes (The Host en version originale) est un roman de Science-fiction écrit par Stephenie Meyer et paru en Octobre 2008 aux éditions JC Lattès. C’est le premier roman pour adulte de cette auteure qui vient agrandir l’immense succès de sa trilogie Fascination écrite en 2003 et publiée aux éditions Hachette Jeunesse.

Une adaptation cinématographique de ce livre a été réalisée par Andrew Niccol (écrivain du scénario The Truman Show, réalisateur de Bienvenue à Gattaca (1999), de Simone (2002) et de Time Out (2011)). Sa sortie est prévue le 17 Avril 2013.

Une nouvelle espèce vient d’envahir la terre et plus particulièrement le corps de ces habitants. De l’extérieur, on y trouve toujours des humains vaquant à leur occupation. Cependant, leur esprit est effacé, remplacé par celui des arrivants ; ces âmes à l’ambition foncièrement gentille, n’imposant leur présence que pour le seul but d’éliminer la violence de la terre. Mélanie Stryder faisait partie des derniers humains libres lorsqu’elle fut capturée, puis son corps fut envahi par une âme, nommée Vagabonde. Cette dernière connait les difficultés d’intégrer un corps humain adulte. Les émotions restent fortes, tumultueuses. Cependant Vagabonde ne pensait pas devoir affronter l’esprit de Mélanie, toujours présent et résistant à son intrusion. Sa détermination à survivre est alimentée par le désir de revoir l’homme qu’elle aime, Jared. Au final les sentiments des deux esprits se mélangent et c’est par amour que Vagabonde et Mélanie s’allient pour retrouver Jared et braver tous les obstacles qu’elles trouveront sur leur chemin.

C’est avec une curiosité certaine que l’on ouvre ce livre de Stephenie Meyer grâce à son idée intrigante, originale dans l’attente de trouver, comme à son habitude, une multitude de sentiments intenses. Malgré un rythme trop lent et une attente d’action un peu longue au début, nous ne sommes pas déçus de la suite. Le scénario est habile. Il porte à réflexion sur les différents points de vue, les motivations profondes de certains actes et la réalité des sentiments humains pouvant être noirs, violents, haineux et aimants à la fois.

On retrouve dans son livre des sentiments forts, d’amour pur, d’amour maternel, d’amitié mais aussi d’honneur, de culpabilité et de trahison. Stephenie Meyer écrit et décrit d’une façon juste les évènements, les lieux et les sentiments. Elle nous plonge dans son aventure au côté de personnages divers et variés. Cependant, bien que le scénario du livre se prête à la configuration « inhumaine » du personnage principal, il est courant de retrouver chez l’auteure des protagonistes manquant de réalité, trop sensibles, trop amoureux, presque trop parfaits pour être vrais. Cela peut nuire à l’identification du lecteur à ce personnage et le laisse donc au seul rang de spectateur.

Cependant, ce scénario est composé de deux personnages principaux en un, entrainant une dualité du « Je » assez déroutante, des sentiments contradictoires et forts entre deux entités. On retrouve également une écriture plus mature, moins répétitive que dans sa trilogie Fascination, peut-être due au changement de traducteur ou au public visé par ces livres.

Stephenie Meyer possède de ce fait une façon de décrire et une imagination qui nous emporte à chaque nouveau livre et nous donne l’envie de toujours en ouvrir un autre.

 Caroline CIRET

SEUL DANS LE VENT DES GLACES

Seule dans le vent des glaces (Edition Robert Laffont, année 2000 à Paris) nous raconte la fabuleuse aventure qu’a vécue Laurence de la FERRIERE en traversant l’Antarctique à la marche. Dans ce livre de 220 pages environ, où nous trouvons une carte de sa traversée ainsi que quelques photographies de son périple, Laurence va nous faire voyager à l’autre bout du monde au milieu d’un désert de glace. L. de la FERRIERE est née à Casablanca en 1957, elle à notamment fait l’ascension de l’Himalaya, et établit un record mondial d’altitude sans oxygène à 8700 mètres sur le mont Everest.             Son voyage commence le 23 novembre 1999 à la base américaine d’Amundsen-Scott  pour se terminer le 6 février 2000 à Dumont d’Urville (base française) après avoir marché près de 3000 km derrière elle. Elle a fait une étape intermédiaire à la base franco-italienne de Concordia après avoir parcouru 1664 km depuis son point de départ, 1664 km entièrement inexplorés à l’époque.

Elle a pour équipements une paire de skis et des voiles pour se faire tracter par son plus précieux allié, le vent. Ses seuls liens de communication avec la civilisation sont un téléphone satellite et une balise Argos (système mondial de localisation et de collecte de données GPS par satellite, avec un niveau de précision de 150m). Elle doit faire suivre un traineau de 140 kilos contenant sa tente, ses rations de nourriture ainsi que les réserves de fuel.

Nous suivons jour après jour son voyage hors du commun. Des moments difficiles à se battre contre les éléments et d’autres où elle parcourt plus de 100 km en seulement 10 petites heures dans des conditions difficiles avec des températures pouvant atteindre jusqu’à – 50 °C… N’oublions pas son entraînement physique ni toute la préparation préalable de son expédition. Ainsi connaîtrons nous tout de cette aventure…

Les premières lignes du livre nous mettent directement dans le vif du sujet. Elles nous montrent la souffrance physique mais aussi psychologique que va subir Laurence pendant son expédition : « Cette histoire est impossible. c’est un véritable cauchemar ».

Pour ma part, j’ai vraiment ressenti les émotions, la souffrance ainsi que le bonheur qu’a vécu L. de la FERRIERE pendant sa traversée. On ressent une envie de l’encourager, de lui apporter notre aide même si à l’heure où nous lisons, Laurence est rentrée chez elle, dans sa « bergerie » en compagnie de sa famille.

Bastien FEYDI

 

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