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lettre satirique

Mercredi 24octobre 2012,

Grenade-sur-l’Adour

 

Ma chère Maelle,

 

Je t’écris cette lettre car je souhaitais te parler de l’internat ; un sujet qui me tient à cœur. Cet endroit tellement merveilleux pourvu de personnes hypocrites qui rient à tout va . J’entends même leurs délicieuses paroles raisonner dans les couloirs lugubres de cette prison féminine. On prétend également que les murs ont des oreilles et qu’il ne faut faire confiance à personne. Pas plus tard qu’hier, j’ai encore entendu ces commères prétendre des absurdités et à mesure que je m’approchais, elles devenaient muettes comme des carpes.

D’autre part, lorsqu’on sort de la salle d’études après deux bonnes heures de tyrannie, à une heure plutôt tardive, c’est le moment de se décrasser. La bataille commence et le temps est compté !

La plupart d’entre nous se presse jusqu’au dortoir. A cet instant, on découvre avec stupeur que les douches sont déjà maculées de cheveux . Également j’aimerais t’avouer que celles-ci mettent une décennie à chauffer et quand la température devient plutôt convenable, cela ne dure jamais longtemps car aussitôt elle devient ardente. De plus, cet endroit nous supprime le peu de liberté que nous pouvons posséder. Je commence à me demander ce que je fais ici. Une sensation fort désagréable d’abandon m’envahit, comme si le fait d’être autant isolée du monde extérieur me faisait peur. Enfin je te confie que les horaires sont assez stricts et mal répartis et nous fatiguent énormément. J’en viens même à penser qu’une épidémie de fatigue est désormais imminente. Cette semaine, j’ai constaté que la majorité des étudiants manquaient de s ‘endormir pendant les heures de classe. Chercherait-on à épuiser les élèves ?

 Mais ma chère amie, je ne sais répondre à cette question. J’espère que tout va bien, j’attends de tes nouvelles rapidement, à bientôt,

Catalina

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