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Critique « Slumdog millionaire »

L’ Inde fait partie des pays émergents. Très peuplé, le pays connaît des différences financières très importantes dans la population. Danny Boyle a réussi à faire un mélange entre deux mondes opposés, celui des riches et celui des pauvres.

D’abord, si on regarde les décors, les images, les actions, Boyle montre le côté triste du pays. En effet, les bidonvilles sont sans cesse marqués par la violence, le désarroi, la misère. De plus, la traduction du titre du film Slumdog Millionnaire (« chien des bidonvilles ») donne une image péjorative des Indiens vivant dans ces taudis et ces derniers qualifient ce titre d’insulte.

D’un autre côté, le fait de choisir comme acteur principal un jeune homme des bidonvilles laisse penser que quelque soit la personne, riche ou pauvre, la vie est faite de chance. C’est-à-dire, si on prend l’exemple du jeu télévisé, le candidat, Jamal, n’ayant connu qu’une vie misérable, réussit à répondre à toutes les questions jusqu’à sa victoire et tout cela grâce aux événements qu’il a vécu au cours de sa vie (qui étaient en rapport avec les réponses). (Même si cette situation est voulue par le réalisateur)

Mais l’Inde, pays pauvre, est représenté ainsi dans la vie réelle, avec ses différences de ressources entre la population des bidonvilles et la population issue du monde du « business ». Même si le pays possède (des régions) des bâtiments et des paysages exceptionnels et où le tourisme participe à son développement, la vie reste quand même très pauvre et triste. Ce pays présente plusieurs religions (Hindous, Musulmans…) ce qui provoque des conflits entre les pratiquants, comme on peut l’apercevoir dans le film.

Enfin, je vois l’ Inde comme un pays appauvri par le manque de ressources et dont un grand nombre de la population vit dans la misère des bidonvilles ou des cultures. On peut se rendre compte que grâce au film Slumdog Millionnaire, vivre sous le seuil de pauvreté ne facilite pas l’insertion dans la vie quotidienne, notamment avec les personnes fortunées, comme dans le film, quand Jamal se fait interroger suite à sa série de réponses justes, quelques heures avant de gagner la question à 20 millions de roupies. On peut remarquer aussi que pour s’en sortir, beaucoup de personnes ont recours à la délinquance et au marché des trafics (comme Salim) pour pouvoir se démarquer de ce mode de vie et gagner de l’argent « comme s’il en pleuvait ».

 

L.

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