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MORSE

Film: Morse de Tomas Alfredson, 2008.

 «  Lat den räte komma in »

Le Suédois Tomas Alfredson a réalisé le film Morse qui se révèle être bien plus qu’un film d’horreur. Il raconte l’histoire d’un premier amour entre deux adolescents différents, pétrifiés d’ennui dans un univers de neige, glacé, animé par le sang des victimes qui crée une atmosphère poétique .Le réalisateur aborde le thème du vampire d’un œil neuf.

En effet, on est loin du film Twilight , adieu les histoires romantiques, et  « nu-nuche » de Bella et Edward. Les jeunes filles peuvent enfin découvrir ce qu’est un film sanglant et terrifiant, car Tomas Alfredson ne cherche pas d’échappatoire et filme bien les scènes sanglantes.

De plus cette fillette nommée Eli, est mystérieuse, douce, intelligente mais aussi … Vampire. Donc oui, on a peur face au personnage d’Eli, blafarde aux yeux qui gonflent par son insatiable soif… de sang ! !

Ainsi, nous voyons successivement dans le film Morse que le vampire ne se contente plus seulement de faire peur pour le fun. Tous les spectateurs qui sont venus pour frissonner, pour se faire peur, repartiront avec d’autres questions en tête car cette terreur, cette angoisse suscitées par l’atmosphère du film est mise au service d’un questionnement sur les premiers amours, sur les relations père/fille, sur le harcèlement à l’école.

C.

Cette histoire relate le quotidien d’Oskar, le souffre-douleur de sa classe. Il rencontre Eli, une vampire. Très vite, ils vont nouer des liens très forts et vont s’entraider au fil des jours.

J’ai beaucoup aimé ce film.

Tout d’abord, l’histoire d’amour impossible entre les deux protagonistes principaux m’a beaucoup touchée. En effet, Oskar et Eli , malgré leurs différences, et le fait qu’ils ne doivent pas se fréquenter, souhaitent quand même débuter une « relation ». Cela m’a profondément émue.

Ensuite, j’ai beaucoup aimé le côté un peu gore et épouvante du film ; notamment quand les enfants découvrent le cadavre dans l’eau gelée ou quand Oskar se fait agresser à la piscine.

Enfin, le côté « poétique » du film m’a lui aussi plu. C’est un film qui fait réfléchir, qui n’est pas uniquement composé de scènes sanguinolentes. L’image du vampire qui est ici donnée n’est pas celle que l’on a ordinairement. Ainsi, dans Morse, la créature (Eli) n’a pas de crocs, elle n’est pas particulièrement belle, ni laide. Elle n’incarne pas le personnage charismatique auquel nous sommes habitués lorsque l’on évoque le personnage du vampire.

M.

Le film Morse de Thomas Alfredson réinvente le personnage du vampire au cinéma.

En effet, le film repose en grande partie sur la performance d’enfants, comme Eli et Oskar, joués par Lisa Leanderson et Kare Hedebrant qui sont les personnages principaux.

De plus, le rôle de vampire est habituellement joué par un adulte. Dans ce film, le vampire est une enfant qui répond au nom d’Eli contrairement au Dracula de Bram Stocker ; cela nous permet d’avoir une autre approche de ce personnage dans les films de vampires.

Enfin, le vampire ne joue plus le rôle de méchant mais celui de semi-héros en aidant le jeune garçon à se venger des garçons de sa classe, ce qui la rapproche plus du côté humain que du côté surnaturel du vampire. Ce film réinvente, réinterprète le personnage du vampire.   

N.

Morse est une adaptation cinématographique de Laisse-moi entrer (lat den ratte komma in) sortie en 2008 et le roman en 2004. Oskar est un jeune garçon d’une douzaine d’années qui vit dans un quatier tranquille jusqu’à l’arrivée d’Eli : une jeune fille vampire. Ce film montre les aspects terrifiants que le vampire expose face à une proie. De plus, Eli nous fait frisonner à chacune de ses attaques.

Tout d’abord, lorsqu’elle a attaqué pour la première fois sous un pont. Sa première victime a été Joke un homme qui rentrait chez lui après avoir passé la soirée chez des amis. L’attaque fut assez surprenante car elle s’est faite passer pour une victime puis a attaqué Joke.

De plus, ce film nous montre l’aspect terrifiant du vampire, celui qui est prêt à commettre des carnages, pour pouvoir survivre. Le vampire de Morse est la description du vampire de Bram Stocker mais avec quelques arrangements comme le fait que le vampire soit une jeune fille à la place d’un homme adulte.

 En outre, lors des attaques et notamment celle dans sa maison, Eli nous montre toute sa rage et sa détermination. D’abord, ce fut un reflexe de défense puisqu’un homme était venu pour la tuer, mais elle a fini en carnage répugnant qui a permis à Oskar de confirmer qu’Eli était bien un vampire.

 Enfin, Oskar, l’autre personnage principal, ami d’Eli, était victime de harcélements à l’école. Eli lui a dit qu’il devait se défendre et riposter, ce qu’il a fait. Mais, un adolescent est venu venger son frère en lui imposant un jeu qui était dangereux (rester plusieurs minutes sous l’eau). Eli est venue au secours d’Oskar et a tué encore une fois plusieurs garçons. Cette scène a été vraiment « gore » car elle a étripé les agresseurs…

 P-E

 Ce film de Tomas Alfredson, Morse, évoque principalement le personnage d’un vampire pas tout à fait comme les autres et d’un pauvre enfant mal dans sa peau qui est maltraité par ses camarades de classe. Malgré quelques passages qui ne m’ont pas déplu, je reste sur un avis partagé du film.

Tout d’abord, le fait que ce soit des enfants qui jouent les rôles les plus importants, celui du vampire (Eli) et celui de l’enfant, «souffre-douleur» (Oskar) qui se transforme tout au long du film, me donne un avis plutôt favorable. Oskar est un enfant fragile, Eli l’aide contre la violence qu’il subit. Elle lui dit de riposter dès qu’il se sent en danger devant les délinquants de sa classe et de frapper de toutes ses forces. Les enfants arrivent bien à jouer ces rôles là. Je pense que le film n’aurait pas été tourné de la même façon si c’était des adultes qu’ils les avaient joués.

De plus, les musiques, les sons et les images (couleurs, décors…) nous laissent un « avant-goût » de ce qui va se passer. Comme par exemple, lorsque Hakan (le père d’Eli) égorge sa victime. Il se place derrière elle et on entend juste le bruit du sang ce qui nous fait imaginer ce qu’il vient de se passer.

Enfin, bien que les deux arguments précédents soient positifs, les caractéristiques du vampire ne sont pas totalement conservées comparées à celles du vampire de Bram Stocker, Dracula. Dans Dracula, les vampires ne vivent pas dans une habitation, mais dans un cercueil ; ils ne vivent pas auprès des hommes, alors que dans Morse, le vampire vit avec son père qui n’est pas un vampire et en plus, elle crée des liens avec son voisin, qui lui non plus n’en est pas un. Je garde donc un avis partagé, même si le film a été très bien réalisé.

L.

 

 

 

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