Le miroir du conte

Il était une fois, une jeune fille, (moi).
Moi, c’est Lola, j’ai 13 ans. Avant, j’aurais pu vous dire que j’étais une fille normale, un peu rebelle, et qui DETESTE les contes (ça fait trop bébé). Mais ça, c’était avant. Avant que je traverse ce fameux miroir…

A la sortie du collège, j’avais tellement faim que je suis allée acheter un goûter. Puis, sur le chemin pour rentrer chez moi, je suis passée devant une vitrine de bijouterie. Et là, moi, oui, moi qui ne porte jamais de bijoux, je suis tombée sous le charme. C’était une bague en or et en rubis. Elle était tellement belle! Mais je n’avais pas d’argent sur moi, et elle était tellement cher!
J’ai couru chez moi, j’ai pris mes économies, et je suis retournée au magasin pour l’acheter. Quand je suis passée à la caisse, j’étais remplie de joie. Et quand il m’a dit qu’elle était à moi, j’étais tellement contente! Et là, il m’a dit un truc trop bizarre:
« Faites attention, elle est très puissante. Et surtout, ne vous regardez pas dans un miroir avec, et ne touchez surtout pas un miroir avec la main à laquelle vous la portez, sinon…»
Mais je suis partie avant la fin de sa phrase. Quand je suis rentrée chez moi, je suis vite allée dans ma chambre pour voir si la bague m’allait et, pour mieux voir, je l’ai approché du miroir, et là… Je suis carrément entrée dans le miroir!

Je me retrouvais dans un champ, sur une route étroite. Je marchais, marchais, marchais….
Maintenant, j’étais à côté d’une rivière. Je marchais dans le sens du courant. J’aperçus alors un moulin et je vis un homme. Je lui demandais où j’étais et il me répondit que je me trouvais au royaume de Céléstia, tout près du château. En effet, un château se dressait au loin. Mais c’était trop loin pour commencer la route dès ce soir. Je lui demanda alors l’hospitalité. Il accepta, me nourrit et me logea comme une reine pendant la nuit.
Le lendemain, il me donna un bon petit déjeuner et, juste avant que je parte, me demanda où j’avais eu cette bague. Je lui racontait mon histoire et il me répondit qu’il fallait que je fasse très attention, car cette bague détenait un pouvoir. Mais il ne voulait pas m’en dire plus. Je pris la route jusqu’au château et, quand j’arrivais au village, tout le monde me regardait bizarrement. En fait, ils regardaient mon style vestimentaire (eux étaient habillés façon 18è siècle), mais surtout ma bague. Je me sentais un peu perdue, mais encore plus quand un garde m’emporta sur son dos comme un sac à patates. Je ne savais pas du tout où ils m’emmenaient, et ça commençait à me faire peur. Puis, tout devint flou, je crois que je m’étais évanouies.

Quand je me réveilla, je me retrouva dans un lit à baldaquin, une jeune fille était assise au bord du lit, me regardait. Elle se présenta. C’était la princesse du château. Elle était habillée dans le style 18è siècle, mais plus bourgeoise que les habitants du village, qui ressemblaient à des paysans. Je me présenta à mon tour. Elle me donna des habits qui devaient sûrement être à elle et partit. Je m’habillais, mais je n’étais pas très à l’aise. Déjà qu’avec des robes normales, je n’étais pas très bien alors avec des robes de princesses, vous n’imaginez pas ce que je vivais…
Je me rappela que mon portable était dans la poche de mon pantalon. Je le pris et appela ma mère. Ça ne captait pas. Il n’y avait pas non plus Internet. Une jeune femme habillée en servante passa et je lui demanda le code d’Internet (pour savoir où je me situais). Elle ne comprit pas. Apparemment, ici, Internet n’existait pas. Et les téléphones non plus (en voyant la tête de la jeune femme quand elle vit le mien, j’ai tout de suite compris). La princesse revint me chercher, et me présenta au roi, son père. Il me posa beaucoup de questions, comme « d’où viens-tu? » où encore « comment se nomme ton royaume? ». Cette question, je ne pouvais pas y répondre…
À la fin du questionnaire, il me demanda où j’avais eu cette bague. J’en avais marre de raconter mon histoire, mais je le fis quand même (c’était le roi, il ne fallait pas l’oublier). Il me dit que cette bague était une légende, et qu’elle avait le pouvoir de rendre celui qui la possédait invisible.
Puis je quittais la pièce, avec son autorisation, pour visiter le château. Mais, tellement qu’il était grand, je me perdis. J’aperçus alors une petite fille, habillée en fée, qui tenait une baguette magique. Je lui demandait de me raccompagner à ma chambre, car je m’étais perdue, mais on sortit du royaume et elle m’emmena dans une forêt. Comme je doutais d’où nous allions, je la remerciais et fis demi-tour. Mais comme je commençais à me tourner, elle me ramena à côté d’elle d’un coup de baguette magique. Je recommençais, elle fit pareil. J’étais impuissante, elle me dominait. Je me résolus donc à la suivre.
Quand elle s’arrêta, nous étions au plein cœur d’une forêt obscure. C’est alors qu’elle me jeta dans une cage (assez grande pour moi) et referma le cadenas qui m’empêchait de sortir.
Elle me laissa, plantée là. C’était la nuit, et j’avais froid et faim. C’est alors que je me souvins de la bague, de sa légende. Le roi m’avait dit que, selon la légende, si on tournait la bague vers nous, on devenait invisible. Le reste de la nuit, j’élaborais un plan pour me sauver.

Quand la fée arriva pour me donner à manger, elle ne vit personne dans la cage. Elle l’ouvrit, et je m’enfuis (j’avais utilisé la bague d’invisibilité, elle ne me voyait donc pas, et, quand elle ouvrit la cage pour me chercher, j’en profitais pour sortir). Je m’enfuis donc, à toutes jambes, sans savoir où j’allais. Je me retrouvais dans une autre forêt, plus claire, plus joyeuse, avec pleins d’animaux. J’aperçus alors une petite cabane, et je frappais à la porte.
Un vieillard en sortit, et me demanda un service. Il était trop vieux pour faire la vaisselle, et me proposa de la faire à sa place. Je n’osa refuser, mais quand je vis les trois énormes piles de vaisselles, je faillis m’étrangler! Je la fis quand même. Deux heures plus tard, j’avais fini. Mais quand je rejoignis le vieillard, je retrouvais à la place, un espèce de magicien.
Il me demanda (car il était vraiment magicien), ce que je voulais en échange. Je lui dit que je voulais rentrer chez moi. Il me répondit qu’il allait réaliser mon souhait, mais que d’abord, il fallait que je réponde à une énigme. Il me la cita et me laissa deux heures pour donner la réponse. L’énigme était :
« Le fils de cet homme est le père de mon fils. Sachant que je ne suis pas une femme, quel est le lien de parenté entre cet homme et moi ? »
Je me creusais les méninges, mais je ne trouvais pas. Au bout de 1h45, je n’avais toujours pas la moindre idée de la réponse. Je me refis le film avec des cailloux posés sur un plan de cuisine ( bizarre…). Et là, tout devint clair. L’homme, c’est le grand-père de son fils, donc, ça peut être son père ! C’est ça, c’est son père !

Je lui dis la réponse à exactement 2h59, et il accepta de me renvoyer dans mon monde. Il fit tourbillonner sa cabane et je me retrouva dans ma chambre, à la même heure que quand j’étais rentrer chez moi, et avec mes vêtements ! Mais je n’avais pas ma paire de chaussures habituelle, j’avais toujours les chaussures que la princesse m’avait donné ! Je les cacha sous mon lit et descendis manger, le plus normalement possible.
J’étais redevenue la fille rebelle, mais, je ne détestais plus les contes !
Je croyais en la magie, aux fées, aux magiciens, et tout ce qui peut se trouver dans un conte.
J’étais la même, mais j’avais évolué, j’étais plus mûre.
J’avais changé sans que personne ne s’en aperçoive.
J’étais la même, sans être totalement la même.
Bref, j’étais moi !

PS ultra secret : ne le dîtes à personne, ne répétez mon histoire sous aucun prétexte.
De toute façon, ils ne vous croirons jamais…

FIN

Imaginé et écrit par Noéllie 6ème A

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