Nov 26

Rihanna bouscule les codes de la mode avec son défilé de lingerie !

En effet, le mercredi 12 septembre à Brooklyn, la star de la pop a clotûré la fashion week de New York avec le défilé de sa ligne de lingerie ( «Savage x fenty »). Elle surprend le monde de la mode pour notre plus grand plaisir !

Une mise en scène originale

Tout d’abord d’un point de vue scénographique, la plupart des défilés, même s’ils peuvent être accompagnés d’un décor plus ou moins extravagant, se contentent de montrer une série de mannequins aux visages indifférents, défilant sur un podium. Ce choix est dû au fait que les créateurs veulent mettre en avant les pièces de mode plutôt que les mannequins dont ils se servent un peu comme d’un porte-manteau.

Avec le défilé de Rihanna, des danseuses professionnelles effectuent une chorégraphie très moderne et expressive (imaginée par Paris Goeble) qui risque de vous surprendre et d’impressionner ! Tout cela dans un décor de jungle, composé d’arbres, de plantes tropicales, contrastant avec les structures sphériques ou rectangulaires. Une jungle quelques peu futuriste et colorée, en somme.

Les mannequins, mêlés aux danseuses, posent pendant plusieurs minutes avant de défiler.

Des mannequins aux corps très différents. Mais plus que la scénographie, c’est le choix des modèles qui a étonné la presse et le grand public. Là encore, la chanteuse a voulu bousculer les normes du mannequinat .

On peut voir des femmes de toutes les couleurs, de la peau la plus claire à la plus foncée, des plus grandes aux plus petites, aux morphologies très diverses.

Ce jour là, pas d’habituel taille 34 et 1,80 minimum obligatoire sur le podium pour tous les modèles. Ces fameuses mensurations sont dans l’immense majorité indispensables pour défiler. Sur le site de la marque, on trouve 90 pièces incluant 36 tailles allant du XS au XXXL. En plus de cela, la star a tenu à faire défiler deux femmes enceintes, elle explique : «Aucune femme ne devrait être mise de côté, et certainement pas parce qu’elles s’apprêtent à donner la vie.»Toutes ces femmes aux morphologies et couleurs de peau diverses sont une première dans la mode, surtout dans la lingerie.

Rihanna, devenue « business woman » dans le milieu de la mode et de la beauté.

Il y a tout juste un an, la busisness woman sort sa ligne de cosmétiques (fonds de teints, rouge àlèvres, crèmes anti-cernes, highlighters…) du nom de « Fenty beauty », et c’est un carton international (un mois après le lancement, elle était déjà estiméà 72 millions de dollars selon le journal «Le Parisien »). La marque est un succès immédiat du fait de sa diversité de teintes. Làencore, elle choisit des femmes avec des couleurs de peau très diverses pour la représenter. En effet, la palette de carnation de peau s’étend à 40 teintes. Que ce soit pour les baskets, les vêtements, le maquillage et surtout la lingerie, Rihanna a su mettre en avant les revendications nombreuses actuelles des femmes de ne plus servir seulement d’objet mais que leur image reflète davantage la réalité. En cela elle fait écho à l’affaire Weinstein, du nom de ce producteur de cinéma pivot de Hollywood accusé en ce moment de multiples harcèlements sexuels en échange d’ un rôle pour des actrices. Ayant produit des films très célèbres comme The Artist, il a été fait chevalier de la Légion d’Honneur sous le Président Sarkozy. Ce mouvement a été prolongé par #me too et # balance ton porc en France

Alors Cassinois et Cassinoises, n’hésitez pas àvous affirmer par votre style vestimentaire quelque soit votre corps, car comme disait Yves Saint Laurent ; «La mode passe, le style reste »!

Adela Klanac

Pour aller plus loin :

site de la ligne de lingerie : savagex.com

d’autres articles sur le sujet : parismatch.com« Rihanna a fait le show à New-York pour son défilé Savage Fenty »par Mathilde Hélie du 12/09/2018

slate.fr« les mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc s’exportent dans le monde entier » Léa Marie le 19/10/2017

lefigaro.fr« Harvey Weinstein, le nabab qui faisait trembler tout Hollywood » par Lucas Latil le 18/10/2017

Nov 23

Romain Sein

C’est un ancien élève de Cassin, né le 26 décembre 1981 à Bayonne. Il nous raconte son parcours dans l’art, du lycée jusqu’à aujourd’hui. Romain Sein expose désormais ses œuvres sur le continent Américain. 

 

En tant que lycéen, Romain étudie à l’école d’Art de Bayonne après avoir passé la journée au lycée avec les sportifs du pôle rugby.

Il nous a raconté ses péripéties lors de ses cours de sport avec son oncle Jean Marie Sein. Elève très sérieux malgré tout, il arrivait à se retrouver dans des situations assez comiques qu’il préfère taire.

Après avoir passé le bac ES, il s’engage dans une prépa en école d’art à Bayonne puis « monte » faire 5 ans d’études à Angoulême aux Beaux Arts.

Comment se passe sa vie d’artiste ?

Il alterne aujourd’hui entre vie parisienne et vie bayonnaise. Deux fois par semaine, il descend sur Bayonne pour donner des cours à l’école d’art. Pour lui, l’idéal serait une ville qui mélange style parisien et style bayonnais pour y vivre au quotidien.

Chaque heure, chaque minute, chaque seconde sont optimisées pour réussir un bon équilibre. Avec de nombreuses expositions, en Californie, au Mexique en 2015 et en Argentine en 2017, bien évidemment à Paris (notamment il participe à au palais de Tokyo en 2013 où il fait partie des trois finalistes du concours Push your Art en imaginant un scénario autour d’ un bloc de grés de 14 m en Allemagne où un grimpeur se lance dans une ascension utopique. Son ouvre s’appelle « la table du diable ». Bien sûr Romain Sein expose aussi dans le Pays Basque. Avec tout cela, il arrive à pratiquer plusieurs sports à côté. Romain est le style de personne « cool » de la côte Basque, qui fait du foot, du body-board, du skate et qui trouve encore le temps de jouer à la console. Un vrai jeune du haut de ses 37 ans.

Lorsqu’on lui a demandé d’où venait son inspiration au quotidien, il nous a répondu ;

« C’est la télévision. Quand j’étais enfant, avec mon frère, on passait la majorité de notre temps à regarder plusieurs fois Les dents de la mer etles Simpson.C’est très créatif, et nous étions fascinés, au point d’avoir des images partout dans notre chambre. On lisait aussi beaucoupSpirouet plus tard Fluide Glacial. Finalement, mon frère est devenu cinéaste, comme ça on forme la bonne paire. »

Vidéo Via lactea visible sur Vimeo

Romain a toujours aimé dessiner, il ressent comme un besoin essentiel de s’installer pour exprimer des choses qu’il observe et ressent. Il s’intéresse à la carte mentale que l’on se construit pour déployer notre imagination.

Et la vie d’un professeur d’art ?

Puisque Romain est actuellement professeur à l’école d’art supérieure du Pays Basque, à la Cité des Arts.

Il y est devenu professeur en 2009, même s’il pensait ne le devenir pas avant 40 ans. A 28 ans on le lui a proposé, et tout naturellement il a accepté.

Son métier consiste à donner des cours de dessin pour préparer ses élèves aux études d’art. De surcroît il fait des cours de multimédia pour des enfants et adolescents afin d’apprendre à utiliser un ordinateur.

Ses activités lui prennent beaucoup de temps, mais lui permettent de se développer et de se poser d’autres questions. Etre au contact des élèves le stimule dans son travail personnel.

Finalement,  le parcours de Romain Sein nous montre qu’en sortant du lycée Cassin, on peut devenir un artiste reconnu, et vivre de sa passion.

Nov 22

La rentrée mouvementée de l’écologie en France

Il y a eu du changement ces derniers temps pour l’écologie en France. A commencer par la démission soudaine du ministre de l’écologie Nicolas Hulot. Il a fait sa déclaration sur France Inter le mardi 28 Août 2018. « Je prends la décision de quitter le gouvernement » a-t-il affirmé, ajoutant « Je ne veux plus me mentir ».Il a d’ailleurs assuré n’avoir prévenu ni le président Emmanuel MACRON ni le premier ministre Edouard PHILIPPE. Cette annonce inattendue, avait pour but, et a réussi à attirer l’attention sur l’avenir de notre planète (seulement temporairement).Il a abordé plusieurs thèmes comme l’extraction de l’or en Guyane. Des pétitions ont d’ailleurs été lancées récemment pour lutter contre cette exploitation. La multinationale russe Nordgol a eu l’autorisation de commencer ce projet. Emmanuel Macron a lancé une campagne de communication afin de rassurer les Guyanais, mettant en avant la création d’emplois, une extraction respectueuse de l’environnement et le recul du pillage illégal. Ces mots laissent perplexes les locaux et les ONG comme WWF et Sauvons la forêt qui ont lancé des pétitions. Ils démentent les arguments du président de la République en disant que ces emplois ne sont que temporaires (12 ans , le temps du projet) et que l’empreinte écologique serait terrible . «Le projet porté par la compagnie prévoit un déboisement total de 1 513 hectares » affirme l’ONG WWF , elle ajoute sur son blog : « Selon l’opérateur, pour extraire tout l‘or, 57 milles tonnes d’explosifs, 46 milles tonnes de cyanures et 195 milliards de litres de fuels seront nécessaires ».Ils insistent aussi dans leur communiqué sur le fait que ce projet soit situé entre deux réserves naturelles.

D’autres initiatives sont prises en France comme l’incroyable projet de Thomas Lesage, âgé de 14 ans. En effet, il est parti en cette rentrée scolaire 2018, pour un tour du monde de 4 mois sur un bateau à voile. Il va faire plusieurs escales à Amsterdam (Pays-Bas), Porto, Madère (Portugal) , Valence (Espagne), Essaouira (Maroc) et Dakar (Senegal) afin d’embarquer des écoliers avec lui dans cette traversée. Il compte saisir l’occasion pour aborder le respect des océans et les sensibiliser aux bons gestes.

Il faut noter aussi que le Marcassin n’est plus un journal mais bien un blog ! Peut être que ce changement chagrinera les amoureux de la presse papier mais il faut bien avouer que cela permettra d’économiser de nombreuses feuilles. Voilà un petit geste de fait!

Tous ces changements et péripéties laissent perplexe face à l’avenir de la planète, malgré de belles initiatives qui sont entreprises, et qui demandent de l’engagement de la part de chacun d’entre nous. En tant qu’adolescents ce sujet nous paraît primordial à aborder, iI met en question toute notre manière de vivre et de consommer même si ces décisions politiques nous paraissent « lointaines » et parfois inatteignables.

Selma PERIN, Charles VUELTA SIMON.

Sources :

Nicolas Hulot : « Je prends la décision de quitter le gouvernement » Le Grand Entretien du 28/08/2018 sur France Inter par Nicolas Demorand.

Le projet mine d’or : Max bird- La montagne d’or, WWF.fr , Sauvonslaforêt.org

Pétitions :https://www.stopmontagnedor.com/(WWF) https://www.sauvonslaforet.org/petitions/1084/president-macron-non-a-la-mine-dor-industrielle-en-guyane(Sauvons la foêt)

Thomas Lesagne : Le Parisien du 24/07/2018 « A 14 ans, un tour du monde à la voile pour la protection des océans » Ne pas hésiter à s’informer sur son association « Children for oceans »

Nov 21

La tête dans les étoiles !

Pour ce numéro, nous allons vous présenter un métier qui va vous mettre des étoiles plein les yeux. Pour cela, nous avons rencontré Maïna RIVIERE, une élève de Seconde 2, qui rêve de devenir astro-physicienne et qui a accepté de nous parler de son projet.

On vous éclaire ! Peut-être que le métier d’astronome vous parle davantage que celui « d’astro-physicien » ? Ce terme désigne un scientifique travaillant dans la recherche fondamentale. Il étudie la nature et le mouvement des étoiles ainsi que des planètes à l’aide de télescopes pour comprendre le fonctionnement de l’Univers.

Une idée lumineuse. C’est il y a trois ans qu’a eu lieu l’illumination. « Au départ, je ne savais pas trop quoi faire comme métier, nous fait part Maïna. Puis j’ai vu que la plupart des gens qui étaient heureux dans leur métier, l’étaient parce que c’était lié à une passion. Du coup, je me suis dit que ce que j’avais vraiment envie de faire, ce qui me passionnait vraiment, ce serait quelque chose dans les étoiles ». Et nous la comprenons totalement ! Avec ces belles nébuleuses, ces voies lactées… Il y a de quoi rêver !

 

Mieux vaut garder les pieds sur Terre. Pour exercer ce métier, il faut de la détermination, de la rigueur ! « Bien qu’il y ait plusieurs parcours vers lesquels on puisse s’orienter, nous confie la Cassinoise, c’est quand même très très long et il y a beaucoup d’années d’étude. De plus, la rédaction d’une thèse est primordiale en fin d’études.  Parmi les possibles chemins à suivre, on peut s’orienter vers l’université pour y suivre un doctorat (8 années d’étude) ou bien faire directement une prépa intégrée, ce qui est assez dur », nous explique Maïna. Elle nous préconise également l’université de Toulouse, très réputée en Europe et celle de Cayenne en Guyane, connue pour le lancement de la fusée Ariane à proximité à Kourou ou de la facilité à observer les étoiles là-bas, à cause de sa situation proche de l’équateur.

Lancez-vous ! Comme nous l’a si bien dit Maïna, le métier d’astro-physicien est éprouvant et demande de longues études, mais tant que l’on est motivé, tout est possible et qui sait… peut-être pourriez vous décrocher la lune ?

Manon Lalanne et Elodie Reina

Nov 20

Devinette

Le lycée est en pleine rénovation et il était temps ! La preuve, ces deux photographies, dont une prise dans le hall de notre lycée dans les années 70. Hall qui avait déjà ce beau carrelage, ces baies, ce faux-plafond. Mais saurez-vous reconnaître qui est le professeur actuel de Cassin présent sur les photos ci-dessous en tant qu’élève de seconde puis de terminale ?

Nov 20

Le Russe à Cassin


Pour Aurélia et Pauline, deux élèves de LV3 russe, c’est indispensable parce que…
Aurélia souhaite parler avec des clients étrangers en tant que designer.  Et peut-être aura-t-elle une clientèle dans Biarritz et les environs.
Tandis que Pauline s’appuie sur la richesse de la littérature russe pour devenir éditrice.
La première nous raconte : « Je ne connaissais rien sur ce pays et sa langue donc je voulais bien l’apprendre et je préférais cela au chinois. »
Et Pauline, peut-être après une balade à Biarritz et des discussions à la table familiale sur la politique enchaine : « J’ai entendu parler de Vladimir Poutine. » Cela l’a intriguée suffisamment pour se lancer dans l’apprentissage de sa langue. KGB, retour de la guerre froide ?
Mais à ce sujet, quels sont les premiers clichés qui viennent en tête sur la Russie ?
Aurélia affirme que les premières images évoquent le froid, mais aussi pour elle les poupées russes tandis que Pauline renchérit : « Les Russes portent des chapkas, des manteaux en fourrure. Il y a des mafias. » Pour pénétrer ce climat si particulier nous vous conseillons le très beau film Est-Ouest de Régis Warnier qui raconte l’aventure d’une famille mixte russo-française piégée en URSS dans l’après-guerre lorsque Staline propose d’amnistier tous les Russes qui ont fui et de rentrer au pays. Ils tenteront tout pour échapper à ce régime sous haute surveillance. Mais la première étape est de surmonter les difficultés de cette langue.
Aurélia reprend : « Pour moi le plus difficile est l’alphabet cyrillique et il n’y a rien de très simple. »
Alors que Pauline ajoute : « Pour moi c’est la prononciation. »

 

 

Eglise orthodoxe de Biarritz face à l’hôtel du Palais

Le russe indispensable dans le monde entier… et à Biarritz

Parmi les puissances économiques la Russie se place au 10ème rang mondial et sa langue est la 6ème la plus parlée au monde. Car son influence politique est bien plus forte que son poids économique. D’ailleurs, on murmure que Poutine chercherait à se faire inviter lors du G7 qui devrait se tenir l’été prochain à Biarritz alors même que la guerre menée en Ukraine avec son soutien pousserait les autres puissances à le boycotter… Affaire à suivre !
A Biarritz, cette langue est indispensable pour travailler dans le tourisme tant l’influence russe y est marquée. En 1892 est signé un accord entre la France et la Russie établissant une alliance franco-russe. A partir de cet événement historique, plusieurs écoles russes enseignent le français et inversement. C’est à cette période que l’arrivée des Russes de la haute aristocratie, les proches du tsar, se fait sentir à Biarritz. D’ailleurs on célèbre dans l’église orthodoxe face à l’hôtel du Palais en juillet une messe pour rappeler l’exécution du dernier tsar Nicolas II et de sa famille. C’est ce qu’a confié Alexandre de la Cerda, vice-consul de Russie à Biarritz en 2011 dans Sud-Ouest. Ce fut un des lieux d’accueil des Russes blancs qui fuyaient la révolution bolchévique et la confiscation de leurs biens dès 1917.
Poutine lui même séjourne à Biarritz à une période clé en 1999 lorsqu’il est encore directeur du FSB (services secrets héritiers du KGB) au moment des tractations pour la passation de pouvoir par Eltsine. Et l’on murmure que sa fille Katerina y serait propriétaire d’une villa en bord de mer d’une valeur de 3,7 milliards de dollars.
D’ailleurs, des grands noms de la littérature russe comme Nabokov y sont venus sans doutes chercher l’inspiration. C’est peut-être tout cela qui fait rêver nos Cassinois, élèves de Mme Ricci

Les voyages en Russie pour les Cassinois

Chaque année le lycée René Cassin organise des voyages scolaires en Russie pour les élèves de première et terminale. Pendant deux semaines, les lycéens visitent Moscou puis St Petersbourg l’ancienne capitale des tsars. Depuis 2006, le lycée Cassin mène un échange scolaire avec le Gymnasium linguistique de la ville Pskov où le groupe passe 3 jours à découvrir l’école russe.

Spassiba (merci) les filles de seconde 13 pour votre témoignage et nul doute que leur parcours inspirera celui de nombreux autres Cassinois !
écrit par Arina Rieznik et Elodie Etchart

Nov 19

Que reste-t-il des valeurs de René Cassin ?

           A l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme, vous avez certainement déjà vu les affiches des diverses expositions concernant René Cassin dans le hall du lycée, mais connaissez-vous vraiment le combat qu’il a mené ?

source: wikipedia

         Ses valeurs. C’est une personne célèbre dans notre pays, notamment pour sa participation à la rédaction en 1948 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, aux côtés d’Eleanor Roosevelt, l’ancienne première dame des Etats-Unis et présidente du comité de rédaction. Son engagement dans la Résistance aux côtés du Général de Gaulle lui permet d’écrire quelques-uns des articles principaux de ce texte fondateur, notamment les articles 1, 5 et 14.1 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, réaffirmant les valeurs de liberté, d’égalité en droits, de fraternité, sévèrement remises en cause durant la Seconde guerre mondiale. Il condamne également la torture et les traitements inhumains. Par ailleurs, il met en évidence aussi le droit d’asile pour les personnes victimes de persécution.

         Un engagement en faveur des Droits de l’homme. Au-delà de sa participation à la rédaction de ce texte universel, il devient en 1965 président de la Cour européenne des droits de l’homme, une institution qui a pour but de faire respecter leur engagement aux pays signataires de la Convention européenne des droits de l’homme. C’est donc pour cela que c’est une personnalité majeure de la paix en Europe et dans le monde et qu’en 1968 il reçoit le prix Nobel de la Paix.

        Et aujourd’hui ? René Cassin a certes œuvré toute sa vie pour les Droits de l’homme en France, en Europe et dans le monde, mais aujourd’hui, soixante-dix ans après la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme, ses valeurs sont encore bafouées par l’actuel Président des États-Unis Donald Trump qui a pour projet de poursuivre la construction d’un mur entre le Mexique et les Etats-Unis. Plus près de nous, « l’Aquarius », navire recueillant des migrants naufragés en Méditerranée, n’a pas eu le droit d’accoster dans plusieurs pays d’Europe tels que l’Italie, l’Espagne, et même la France, la patrie de René Cassin. Le combat de René Cassin reste toujours d’actualité.

                                                                                                                              Fulbert Piéplu et Jeanne Quaglia- Wermelinge

Nov 19

Girl, une leçon de tolérance

               Le premier film du réalisateur Belge Lukas Dhont, qui a beaucoup ému les spectateurs du dernier festival de Cannes, est enfin sur les écrans.

                L’histoire d’une jeune fille. Lara a 15 ans, elle rêve de devenir danseuse étoile. Pour cela, elle intègre une prestigieuse école de danse qui les oblige elle, son père et son petit-frère dont elle s’occupe maternellement, à déménager. C’est au moment où elle se lance dans cette quête absolue qu’elle se rend compte que son corps ne se plie pas si facilement aux exigences de cette discipline, car Lara est née garçon.

                Un sujet sensible. Girl est un film puissant qui nous plonge dans le quotidien d’une adolescente transgenre, très bien interprétée par Victor Polster, lui-même danseur, qui essaye d’être en phase avec elle-même dans une période compliquée de sa vie. En effet, pour Lara, les souffrances dépassent les cours de danse et s’étalent, car elle est en pleine transition sexuelle et en attente de son opération qui approche. À travers cela, le réalisateur nous laisse nous attacher aux personnages, notamment avec la relation qui lie le père et la fille, faite de tendresse réconfortante et d’inquiétude bienveillante.

                Un film touchant au message universel. « Lara est de tous les plans. Elle porte le film, dévore l’écran par son énergie, sa ténacité, mais aussi par sa grâce », nous fait remarquer Médiapart. Le metteur en scène cherche ainsi sans doute à montrer les émotions de la jeune fille face à tous les obstacles qu’elle rencontre, et son impatience typique de l’adolescence, dont elle est l’incarnation universelle au-delà de l’histoire de l’identité sexuelle. En effet, l’histoire de Lara reflète une aventure humaine avec les réactions d’une adolescente en quête d’identité remplies de ses joies et tristesses, qui font qu’on s’y identifie. Ce film nous parvient comme une belle leçon de tolérance et nous donne envie de soutenir Lara dans ce combat qui est le sien, mais aussi celui d’autres jeunes autour de nous.

                                                                                                                                                          Noa Fayolle et Pauline Silva

Nov 18

Les notes, un bienfait ou un méfait ?

               Nous sommes déjà mi-Novembre, le 1er trimestre est bien entamé et les premières notes sont tombées depuis un bon moment. C’est une réalité banale pour les élèves comme pour les professeurs dans un lycée. Et si on prenait le temps d’y réfléchir un peu ? Sont-elles bénéfiques pour notre réussite scolaire, ou bien au contraire un frein ? Quel est l’avis des élèves ? Et celui des professeurs ? Que se passe-t-il dans les établissements où il n’y a pas de notes ?

                Des avis partagés. Nous avons mené notre enquête et sonder systématiquement plusieurs classes du lycée : il s’avère qu’environ 44% des élèves interrogés pensent que les notes motivent, contre 40% qui pensent qu’elles ont un effet négatif ; 16% d’élèves sont sans avis, ce qui est assez important et confirme que le sujet divise ou ne se tranche pas facilement. Pour certains élèves, la notation est donc stimulante, tandis que pour d’autres cela paraît un facteur de découragement et de stress. Quant aux professeurs, leurs avis sont également nuancés. Une professeure de mathématiques d’un collège voisin nous a confirmé notre rapport complexe aux notes : « Ce n’est pas la note qui est importante, mais ce que l’on en fait, la place qu’on lui donne. Une note peut être un très bon outil pour savoir où l’on se situe dans l’apprentissage d’une notion. Le problème est quand on regarde une note seule, sans comprendre, sans explication. La note doit aider à évoluer et doit pouvoir évoluer. Elle représente les acquis à un instant T, sans prendre en compte le fait que certains élèves ont besoin d’un peu plus de temps. Elle est malheureusement souvent vue comme une sanction. »

                D’autres modes possibles d’évaluation ? Une des questions également posée aux élèves était de savoir si la notation est à leurs yeux un bon système d’évaluation : plus de la majorité des réponses est négative. La principale raison est sans doute que la notation est plus souvent un indicateur de réussite au travail donné et non des efforts et des progrès fournis par l’élève. C’est pourquoi dans certains établissements, des alternatives à la notation ont été mises en place. Diverses solutions ont été citées par nos lycéens : les lettres, les couleurs, ou les compétences (qui sont déjà employées dans de plus en plus d’écoles et de collèges).

                Un indicateur social. Les conditions de travail des élèves sont différentes d’un foyer à l’autre et c’est là que les inégalités sociales émergent. Les études que nous avons pu lire sur le sujet montrent que les notes reflètent généralement ces inégalités que l’on peut trouver entre chaque élève. Certaines familles multiplient en effet les sorties dans des lieux culturels (cinéma, théâtre, musées, concerts,..), ce qui élargit le cercle des connaissances de chacun et aide à l’école. Les activités extrascolaires sont également capables de développer la culture générale de l’enfant, comme par exemple le fait de jouer d’un instrument, de lire : eh oui, si tu n’aimes pas lire, c’est plus difficile d’avoir de bonnes notes ! En outre, le fait de posséder une bibliothèque plutôt qu’une PS4 est un avantage pour l’élève.

                Conclusion ? Les notes sont souvent mal vécues, mais elles ne sont qu’un thermomètre : supprimer les notes, cela revient à casser le thermomètre, mais cela ne guérit pas de la maladie. Que ce soit des notes, des couleurs ou des lettres, il faut bien un indicateur de la réussite et de l’évolution des élèves. Mieux vaut peut-être travailler sur la manière et les moyens de mieux faire réussir chacun d’entre nous que supprimer l’évaluation de notre travail et de nos progrès…

                         Camille Leclerq et Emma Lechardoy

Nov 18

Le top 5 des musiques de film

          Elles soulignent le rythme du film, elles accentuent ou suscitent les émotions des spectateurs. Nous avons tous des musiques de films qui nous restent en tête bien après la fin du film. Mais certaines marquent les esprits plus que d’autres. Quelles sont les musiques de films préférées par les rédacteurs du Marcassin ? Nous avons tous voté et voici les résultats !

            TOP 5 : le morceau « He’s a pirat », composé par Hans Zimmer et Klaus Baldet, est l’un des plus célèbres de la B.O. du film Pirate des Caraïbes. Cette musique symphonique très enlevée emporte les spectateurs et souligne le caractère très dynamique du film. Une véritable sensation d’énergie nous envahit, on ne peut pas l’oublier !

         TOP 4 : le morceau « Fly », écrit par Ludovico Einaudi, est le plus célèbre de la comédie Intouchable. La musique surprend avec cet air mélancolique joué au piano. Le film parle d’une rencontre inattendue entre un homme riche devenu tétraplégique suite à un accident et son nouvel auxiliaire de vie d’origine sénégalaise : un choc social et culturel que cette musique contribue à rendre non seulement drôle, mais aussi émouvante.

            TOP 3 : Star Wars comporte plusieurs thèmes musicaux adorés par les fans de la saga intersidérale. Parmi les morceaux composés par John Williams, en dehors bien sûr de la musique du générique, une des plus connues est « La marche impériale ». Elle se trouve dans l’épisode V : on l’entend au moment où Dark Vador descend de son vaisseau. Cette musique martiale accentue le suspense et suscite la crainte quand le chef des forces du mal entre en scène.

            TOP 2 : la musique d’Harry Potter n’est pas pour rien dans le succès de l’histoire du jeune apprenti sorcier. Elle est elle aussi signée par John Williams, décidément l’un des plus grands compositeurs contemporains de musiques de films (également auteur de la musique de E.T., Indiana Jones ou de La liste de Schindler) ! La musique du prologue, reprise dans le fameux « Thème d’Hedwige », commence d’abord au célesta, instrument qui apporte d’emblée au film un côté magique, puis prend peu à peu de l’ampleur et monte en puissance pour devenir un classique indémodable.

            TOP 1 : la première marche de notre classement revient à la musique du célèbre et mythique film Titanic de James Cameron. Cette musique composée par James Horner (également le compositeur de la musique de Braveheart) est à la fois romantique et dramatique, tantôt dynamique, tantôt triste et nostalgique, et la chanson du générique de fin, chantée par Céline Dion, nous donnerait presque envie de verser une larme. Une bande originale qui nous fait frissonner !

                                                                                                                                                        Amélie Ghoulem et Flora Yèche