Déc 18

En hommage à Patrick Perrier

      

       Patrick Perrier était un sportif local de classe internationale. Joueur polyvalent de l’Aviron Bayonnais, il occupait le poste de demi de mêlée mais jouait surtout trois-quart centre. Il a foulé les terrains aux côtés notamment de Laurent Pardo et Christian Beslascain, ses partenaires bayonnais.

       La finale de 1982. Ces joueurs ont aussi partagé une expérience unique, celle d’avoir joué la finale du championnat de France en 1982. Celle-ci s’est déroulée au Parc des Princes à Paris. L’équipe adverse n’était autre que celle du S.U. Agen, contre laquelle ils se sont inclinés sur le score de 18 à 9. Dans les rangs d’Agen, évoluait un certain Philippe Sella, qui totalisa 111 sélections en équipe de France.

       Un international bayonnais. International français en 1982, il a participé aux quatre matchs du Tournoi des 5 nations, logiquement rebaptisé Tournoi des 6 nations depuis 2000, l’Italie ayant rejoint cette compétition aux côtés de la France, l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Irlande et l’Ecosse. Il a partagé cette aventure internationale avec ses deux compères du Club de l’Aviron Bayonnais, Laurent Pardo et Christian Bélascain.

       Professeur d’EPS. Après sa carrière rugbystique, il s’est tourné vers l’enseignement et a exercé le métier de professeur d’éducation physique et sportive, notamment au lycée Cantau d’Anglet. Le 21 juillet 2015, Patrick Perrier décède à l’âge de 58 ans, après une chute mortelle lors d’une randonnée en montagne. C’était un homme apprécié de tous, doté d’un réel charisme et de beaucoup d’humour. De plus, éternel optimiste, il avait un caractère qui lui permettait de positiver, de relativiser chaque situation comme nous le rapporte Pascal Lauginie, professeur égalemernt d’EPS au lycée Cassin.


         Lui rendre hommage. Depuis 2015, en souvenir de Patrick Perrier, a lieu chaque année à l’automne, un tournoi de rugby à sept pour lui rendre hommage. Cet événement baptisé « Trophée Perrier » se tient au stade de Girouette à Anglet et est ouvert à tous les lycées du secteur : Cantau d’Anglet, Cassin, Louis de Foix et Paul Bert de Bayonne et Malraux de Biarritz. Le lycée Cassin s’est distingué cette année en remportant la première place du trophée, les cadets ayant fini premiers, les juniors seconds et les filles 3èmes. Toutes nos félicitations à toutes les équipes ayant participé à ce tournoi en honorant la mémoire de Patrick Perrier.

                                                                                                                                               Hugo Aribit et Andoni Castéra

Déc 18

Le conseil de Mme Clariana

                C’est le grand retour de votre rubrique préférée ! Nous sommes ici pour vous faire partager les préférences culturelles de nos professeurs. C’est au tour de Madame Clariana, professeure d’EPS au lycée de nous faire découvrir l’œuvre qu’elle a particulièrement appréciée : En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut.

              Un homme persévérant. Écrivain contemporain français, Olivier Bourdeaut a eu un parcours tumultueux. En effet, il connaît des débuts difficiles au niveau scolaire lorsqu’il échoue au brevet des collèges, mais ses premières difficultés ne l’empêchent pas de publier en 2016 son premier roman, En attendant Bojangles, après avoir durement travaillé pendant plusieurs années.

             Une famille déjantée. L’histoire de ce livre est attractive et parle d’une famille pas tout à fait ordinaire. Entre des parents cinglés, une mère déséquilibrée mentalement, qui veut changer de prénom tous les jours et un fils plus mature qu’eux, ce livre nous plonge dans une histoire déconnectée de la réalité. L’enfant représente ici le principal narrateur et donne un point de vue différent sur l’amour virevoltant de ses parents.

          Une œuvre touchante. Notre professeure nous confie que malgré des personnalités différentes, elle n’a aucune préférence parmi les personnages : « Chacun occupe un rôle important, ils ont leur propre personnalité et originalité, animent à leur façon cette histoire, et font que cette alchimie qui les unit existe. » En outre, d’après elle, ce livre est riche en émotions : « frais, drôle, cocasse, tendre, triste, émouvant et tragique ». Attendez-vous à verser votre petite larme ! Ce livre nous fait changer d’humeur d’une ligne à l’autre, ce qui lui donne ce charme. Entre autres, elle nous révèle que « le fil conducteur qui nous fait traverser toutes ses émotions est l’amour et la folie. Les deux sont traités sur le versant positif et négatif. Dans ce livre, on a l’impression qu’amour et folie ne peuvent exister l’un sans l’autre. »

             Un morceau récurrent. De plus, le titre de ce livre n’est pas anodin.  «Mister Bojangle s» qui est étonnement représenté comme un personnage à part entière du roman est le morceau musical préféré sur lequel les parents consacrent leur temps libre à chanter et à danser. Finalement, c’est une lecture assez simple qui peut plaire à toutes et à tous, et comme le dit Madame Clariana, vous fera passer « un bon moment ».

            Et maintenant, si cette œuvre vous intéresse, nous vous la conseillons comme cadeau de Noël et nous n’avons plus qu’à vous souhaiter une Bonne Lecture !

Emma Lechardoy et Camille Leclerq

Déc 18

Un film brûlant d’émotions

           Un réalisateur imaginatif et un acteur déterminé. Nous vous proposons pour ce mois de décembre de vous présenter notre coup de coeur, le film Sauver ou Périr réalisé par Frédéric Tellier. Ce talentueux réalisateur, dont le dernier film L’affaire Sk1 datait de 2013, réapparaît dans le monde du cinéma avec un film illustrant le terrible accident d’un pompier de Paris, joué par Pierre Niney, qui a débuté sa carrière avec Nos 18 ans de Frédéric Berthe sorti en 2007 alors qu’il n’avait que vingt et un an. Le dernier film dans lequel il a joué avant Sauver ou Périr est La Promesse de L’Aube, roman autobiographique de Romain Gary adapté au cinéma par Eric Barbier en 2017. L’histoire débute au sein de la caserne où le pompier vit la vie dont il a toujours rêvé, être gardien du feu. L’accident de ce pompier chamboule sa vie à jamais, ainsi que celle de ses proches. L’idée du réalisateur part d’une envie de montrer le combat de ces hommes et de ces femmes qui doivent se reconstruire après un malheur soudain qui bouleverse leur vie, comme il l’explique sur le plateau de l’émission C’est au programme : « Mon idée n’était pas de montrer l’univers des pompiers mais d’incarner la nécessité de se réinventer après une épreuve de la vie ». En effet, l’idée de faire passer son message à travers le quotidien et l’accident soudain d’un pompier lui est venue plus tard. Quant à l’acteur principal, sa préparation a été rude : il a effectué 4 mois d’entraînement avec de vrais pompiers afin d’être prêt pour ce rôle hors du commun. Il s’est entraîné par exemple à l’exercice de la planche, qui consiste à se hisser à l’aide de ses bras sur une planche qui est à deux mètres cinquante du sol ; pour cela l’acteur a dû faire beaucoup de musculation et il a pris 10 kg de muscles. Récemment, un autre film, Les Hommes du feu sorti en 2017 et réalisé par Pierre Jolivet, nous dévoilait déjà l’univers d’une caserne de pompiers, montrant une femme pompier au coeur d’un univers masculin.

         Une histoire touchante. Dans ce film, nous découvrons le quotidien de Franck, jeune sapeur-pompier de Paris, vivant dans la caserne avec sa femme, Cécile et ses deux filles. Le réalisateur nous présente un homme courageux, optimiste et accroché à la vie, aimant sa famille, son métier, la vie qu’il mène. Son accident bouleverse son quotidien et la personne qu’il était. Nous voyons toutes les phases qu’il traverse afin de se reconstruire. L’accident nous plonge dans un scénario bouleversant qui met les spectateurs dans un sentiment d’angoisse. Pierre Niney incarne le rôle d’un homme voulant s’accrocher à la vie alors qu’elle-même semble lui échapper. Anaïs Demoustier, qui a joué dans Au Poste ! sorti en 2018, incarne dans Sauver ou Périr le rôle de la douce Cécile au quotidien douloureux d’une femme confrontée trop jeune à des difficultés qu’elle tente avec une volonté d’acier de surmonter, poussée par l’amour qu’elle porte à son mari et père de ses enfants.

         Des hommes pleins de courage. A travers ce film, Frédéric Tellier nous montre les dangers du métier de sapeur-pompier mais également les valeurs et principes de ces hommes et femmes qui risquent leur vie pour celle des autres. En effet, certaines séquences montrent que Franck est autant accroché à sa vie qu’à celle des autres et donne tout ce qu’il a en lui afin de sauver les personnes en danger. Cet homme rempli de courage et d’optimisme reflète à merveille l’esprit de nos sauveurs. A travers son accident bouleversant, nous voyons que même en étant en dehors du terrain, le pompier sait se montrer courageux et Franck, qui meurt d’envie de retrouver ses filles qu’il ne peut plus voir, redouble de courage afin de surmonter cette épreuve qui est sans aucun doute l’épreuve de sa vie. Être pompier n’est pas un simple métier mais un véritable engagement, celui de risquer sa vie pour les autres, de sauver mais de prendre un jour ou l’autre, le risque de périr.

Amélie Ghoulem et Pauline Silva

Déc 13

L’année prochaine…

          Max, 15 ans, en classe de Seconde au lycée René Cassin.  Plus tard, j’envisage de travailler dans le milieu du sport, dans le cadre d’un club de préférence, sans savoir encore dans quelle profession précise. Les sports que j’affectionne le plus sont le rugby et le football, avec une préférence pour le ballon ovale. Je ne sais pas encore si je dois effectuer des études pour parvenir à un métier particulier ou si je dois faire des études dans le but de me couvrir en cas d’échec dans le sport.

            L’année prochaine, je souhaiterais quand même réaliser des études en lien avec les sciences ou l’économie (filières S et ES d’auparavant,) sans connaître précisément mes choix et mes envies. Pour l’instant, j’envisage de m’orienter vers les enseignements de spécialité de « Mathématiques » ainsi que d ’« Histoire géographie, géopolitique et sciences politiques ». Je n’ai pas encore d’idée pour le troisième enseignement.

             Manon, 15 ans, en classe de Seconde au lycée Cassin. Plus tard, j’envisage de travailler dans les langues, de devenir peut-être traductrice pour des grandes conférences, ou bien d’être hôtesse de l’air : ces métiers permettent de parler plusieurs langues et de voyager à travers le monde.

            L’année prochaine, je pense donc que je dois me diriger vers le domaine littéraire pour pouvoir exercer les différentes langues nécessaires pour ces métiers. Il faudrait par conséquent que je choisisse les trois enseignements de spécialités suivants : d’abord « Langues, littératures et cultures étrangères », ensuite « Humanités, littérature et philosophie », et pour le troisième, je ne sais pas puisque aucune autre spécialité ne comprend des langues. Je ne sais pas quoi faire…

            Olivia, 15 ans, en classe de Seconde au lycée Cassin. Plus tard, j’envisage de faire un métier non scientifique car j’éprouve quelques difficultés dans les sciences. Pour le nouveau baccalauréat, je suis un peu perdue car les informations que le ministère nous envoie sont un peu floues à mon goût. De plus, je fais de la musique au Conservatoire de Bayonne et même si je ne sais pas ce que je veux faire plus tard, je m’orienterai plutôt vers le domaine de la musique. Je pense d’ailleurs que c’est un avantage car je peux choisir entre mes études à l’école ou celles dans la musique. En ce moment, je suis plus concentrée sur mes études et par conséquent la musique est une option.

            L’année prochaine, les enseignements de spécialité que je pense choisir sont d’abord « Langues, littératures et cultures étrangères », puis « Sciences économiques et sociales », et pour finir « Arts ».

             Agathe, 14 ans, en classe de Seconde au lycée René Cassin. Plus tard, j’envisage de poursuivre mes études dans le domaine scientifique : une de mes premières idées est en effet le métier d’architecte. Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours aimé construire, mesurer, dessiner, faire des plans… Cela m’a beaucoup plu. De plus, depuis très jeune, grâce à une personne de ma famille qui m’a donné le goût de la musique, j’ai continuellement dans un coin de ma tête l’idée d’être professeur de flûte traversière dans un Conservatoire, ou encore mieux, de devenir chef d’un grand orchestre connu dans un pays étranger. Un autre métier également en rapport avec la musique qui m’intéressait serait aussi ingénieur du son.

            L’année prochaine, je pense donc que je dois me diriger vers les matières scientifiques si je veux exercer le métier d’architecte ou celui d’ingénieur du son. Mais cela reste un peu flou pour moi. Pour l’instant, les enseignements de spécialité que je pense choisir sont la « Physique-chimie », les « Mathématiques » et les « Langues, littératures et cultures étrangères. »

            Flora, 15 ans, en classe de Seconde au lycée Cassin. Plus tard, je n’ai pas d’idée précise de métier. Toutefois le métier de kinésithérapeute m’intéresse car il est en lien avec le sport.

            L’année prochaine, j’envisage de prendre au moins une spécialité scientifique comme la « Physique chimie », ou plus si mes résultats me le permettent, ainsi que « Sciences économiques et sociales » parce que cette matière me plaît. Cependant je ne sais pas à quelles études mènent les différents enseignements de spécialité. Cela reste assez flou pour moi…

Max Bru, Manon Carrion, Olivia Ichas, Agathe Pradier et Flora Yèche

Déc 13

Oyez, oyez braves gens !

           Mme Labadie, précédemment professeur aux collèges Endarra à Anglet et Henri Barbusse à Boucau, est arrivée en tant que professeur de musique au lycée en ce début d’année scolaire, tout en restant en partie professeur au collège de Boucau. Ses deux passions sont le sport et la musique. Même si elle est aussi pianiste, son instrument favori est la voix : c’est celui qu’elle décrit comme offrant le plus de possibilités. Elle l’exerce notamment au sein du Chœur des Dames, bien connue sur la Côte basque, et par conséquent dans le reste de l’univers. Mme Labadie aime beaucoup l’atmosphère du lycée Cassin, qu’elle qualifie d’active et d’organisée.

          Elle participe activement à l’organisation du concert du 20 décembre, initié par le CVL (Conseil de la Vie Lycéenne). Le concert dont le thème des musiques de films a été choisi pour instaurer un fil conducteur s’articulera autour d’un programme de danses et de musiques. Cela promet ! Pour l’instant il y a une vingtaine de participants inscrits. Les deux représentations auront lieu le jeudi 20 Décembre de 12h à 14h en salle Lebaillif : une représentation de 12h à 13h et une deuxième de 13h à 14h au cas où certains auraient raté la première. Avant ou après le repas de Noël, venez nombreux pour découvrir et applaudir les artistes !

                                        Bastien Charlot et Fulbert Piéplu

Déc 11

Retour sur près de 45 ans de vie au lycée !

             Madame Lafourcade vient de prendre sa retraite après 44 ans passés au lycée Cassin. C’est l’occasion pour nous de revenir avec elle sur toute une vie au lycée et sur l’évolution de notre établissement pendant toutes ces décennies.

                Presque cinq décennies au lycée Cassin. Dany Lafourcade, ancienne secrétaire au service financier du lycée Cassin, où elle est arrivée en 1981, a passé au total 44 ans au lycée : 7 ans en tant qu’élève et 37 à son service. Elle est arrivée pour la première fois à Cassin en 1965 en tant que collégienne en classe de sixième, puis y a été lycéenne et elle y est ensuite revenue en tant que membre de l’administration et plus précisément comme secrétaire comptable. Lors de son arrivée en classe de sixième, son premier contact avec l’établissement a été un de ses pires souvenirs : « C’était horrible, il y avait des uniformes », nous a confié Mme Lafourcade. En revanche, les avancées technologiques et la construction de nouveaux bâtiments ont été pour elle des étapes importantes : « Je trouvais que la mise en place des ordinateurs à mon travail était géniale, plus besoin d’utiliser le papier ! ». Quant aux bâtiments, elle nous a expliqué que « l’intérieur des bâtiments était différent, mais que les façades ont toujours été les mêmes » et elle se réjouit des travaux de rénovation du lycée.

                Un métier qui lui tenait à cœur. Secrétaire à l’agence comptable, Mme Lafourcade gérait les opérations de comptabilité du lycée Cassin et des collèges de Bidache, Hasparren et Marracq. Elle s’occupait aussi du Pôle rugby, des taxes d’apprentissage du B.T.S. et, sans doute le plus parlant pour nous élèves, elle contribuait à l’organisation financière des voyages scolaires ainsi que des projets culturels et des sections artistiques. À notre plus grande surprise, surtout pour ceux qui sont allergiques aux mathématiques, Dany Lafourcade adorait les chiffres : dès le lycée, elle s’intéressait beaucoup aux sciences et plus particulièrement à la comptabilité : « J’adore les chiffres ; au moins eux, ils n’ont pas d’état d’âme ! ». Il faut savoir également qu’une partie de la famille de Mme Lafourcade est dans le domaine de l’enseignement, c’est-à-dire institutrice, directrice d’école ou encore professeur. Mais elle, elle n’a jamais voulu travailler dans ce domaine !

                Une collègue rigoureuse avec un fort caractère. Ses collègues ont témoigné que Dany Lafourcade était une femme très compétente, qui avait la capacité de faire plusieurs choses en même temps et qu’elle aidait beaucoup ses collègues : « Son expérience nous a énormément apporté » nous a appris l’une d’entre elles, « on se complétait beaucoup, dans une bonne ambiance de travail ». Comme elle nous l’a elle-même confié avec humour, ses collègues nous ont aussi dit qu’elle n’était pas toujours très diplomate, qu’elle avait un fort caractère et préférait être sincère et directe. On nous a dit aussi que c’était une personne avec le coeur sur la main et qui ne laissait pas tomber ses collègues.

                Une nouvelle vie bien remplie. Maintenant que Mme Lafourcade est à la retraite, elle ne manque pas d’activités : « C’est vrai que je suis pas mal occupée, j’ai des petits enfants et je pars très souvent en voyage car j’entends profiter au maximum de ma retraite ». Elle se réjouit de pouvoir se lever tranquillement et de gérer enfin son temps comme elle le souhaite : « Mon plaisir au quotidien, c’est de ne pas avoir le réveil qui vous ordonne d’aller au travail. » Et d’ajouter d’un ton taquin : « C’est un peu méchant, mais j’adore voir les autres aller travailler. Moi je n’ai pas d’heures précises, je vais au cinéma quand je le souhaite, je marche le matin… » Contente de retourner au lycée pour répondre à nos questions ? Sa visite ne l’a pas émue, mais ne lui a pas été désagréable non plus : « Venir revoir mes collègues, cela me fait très plaisir, mais revenir ici pour le travail, non ! Cela fait seulement deux mois que je suis partie à la retraire et j’ai juste l’impression d’être en vacances ! » Bonnes et longues vacances bien méritées Mme Lafourcade et merci pour toute votre énergie au service des élèves !

                Manon Carrion et Agathe Pradier

Déc 11

Bigflo et Oli, leur nouvel album fera-t-il rêver ?

             Les deux frères originaires de Toulouse, après avoir sorti leur premier album en 2015, La Cour Des Grands, l’avoir vendu à plus de 400 000 exemplaires, avoir remporté les victoires de la musique 2018 pour la chanson « Dommage » et avoir tourné dans la France entière durant plusieurs années, ont décidé de renouveler l‘expérience. Ils ont publié leur nouveau disque le 23 novembre dernier, qui s’intitule La vie de rêve. Ce troisième album fait le bilan de leur carrière en en exposant les points positifs et négatifs. Le duo affirme que cet album est une suite de leur tout premier et qu’ils veulent « rendre hommage à l’enfant qui vit encore en eux », comme on peut le lire dans le livre-CD qui accompagne l’album.


          La vie de rêve a des rythmes variés, les chansons sont plus ou moins douces ou dynamiques. La plupart des textes, écrits en vers, abordent des sujets sensibles et importants pour la société, comme dans le morceau « Rentrez chez vous », qui parle de l’immigration. Dans cette chanson, les deux artistes se mettent dans la peau des immigrés et font croire à leurs auditeurs que la France est en guerre et que les Français souhaitent quitter le pays par tous les moyens possibles, mais qu’aucun ne veut les accueillir pour faire sentir la détresse de n’être pas recueillis. De plus, les mélodies sont généralement tristes, ce qui nous procure un sentiment de mélancolie. Certaines chansons ont cependant des paroles plus légères, qui restent dans la tête et nous entraînent. Parfois les textes sont creux et quelques chansons traitent de sujets plus banals et déjà abordés précédemment, tels que leur relation familiale (« Maman », « Il est où ton frère ? ») et leur enfance (« Châteaux de sables », « Florian »).

          Le rap de Bigflo et Oli n’est en aucun cas vulgaire ou irrespectueux comme celui de certains rappeurs et si plusieurs morceaux sont peu originaux, cet album se laisse tout de même écouter de manière agréable.

Max Bru et Flora Yèche

Déc 11

Monstrueusement bien

        L’auteur. Emil Ferris est l’auteur de la bande dessinée Moi ce que j’aime c’est les monstres, en version originale anglaise My favourite thing is monsters. Née en 1962 à Chicago, cette illustratrice se fait piquer par un moustique lors de ses quarante ans. Par la suite, elle perd connaissance pendant trois semaines. Les médecins lui diagnostiquent une méningo-encéphalite : elle est frappée par l’une des formes les plus graves du syndrome du Nil occidental. Son médecin lui déclare alors qu’elle ne pourra plus marcher ni dessiner. Elle arrête donc son travail mais encouragée par son entourage à ne pas abandonner, elle se scotche un stylo à la main et reprend le dessin. Elle met six ans à écrire le premier tome de sa bande dessinée qui comporte 416 pages. Cette œuvre est entièrement dessinée au stylo à billes. Elle envoie le manuscrit à plusieurs maisons jusqu’à ce que l’éditeur Fantagraphics l’accepte. Cette œuvre sort ensuite le 23 août 2018.


       Une histoire originale. Karen Reyes, une petite fille de dix ans, est en admiration devant les monstres et elle se prend elle-même pour un loup-garou. Un jour, sa voisine se suicide d’une balle dans le cœur, mais Karen n’y croit pas et elle décide alors d’enquêter. Elle va par la suite se rendre compte que les monstres sont les gens du quotidien. Emil Ferris montre à travers ce livre du courage et de la détermination. Cette œuvre a été faite pour ceux qui veulent se battre et ne plus se taire et pour exprimer le fait que tout le monde doit être ce qu’il veut. Même si le livre n’est pas autobiographique, tout y est néanmoins vrai.


         Un chef-d’œuvre de la bande dessinée largement récompensé. Ce livre est un chef-d’œuvre de la bande dessinée : « Monstrueusement bien », peut-on lire dans le magazine Lire sous la plume de Batiste Liger. Il est encensé par beaucoup de critiques : « Emil Ferris est l’une des plus grandes artistes de bande dessinée de notre temps », s’enthousiasme Art Spiegelman, l’auteur du génial album Maus : un compliment qui fait chaud au cœur ! Grâce à son coup de crayon prodigieux, Emil Ferris nous entraîne dans son monde peuplé de monstres tout au stylo bille. Beaucoup sont d’accord pour dire que cette œuvre sort du commun grâce à son esthétique : « Un livre unique en son genre, original et imaginatif comme jamais, qui va à coup sûr faire parler de lui », écrit Ronan Lancelot dans le magazine dBD. L’auteur donne à son histoire un côté touchant et humain en montrant les gens comme des monstres, mais des monstres seulement malheureux qui peuvent faire preuve de compassion, de douceur : « les vrais monstres, ce sont les humains » déclare Amandine Schmitt dans le magazine L’Obs. Emil Ferris a reçu beaucoup de prix et de récompenses comme par exemple le prix Eisner de la meilleure auteure 2018. Nous sommes donc nombreux à attendre le tome deux. Il ne faut cependant pas avoir peur des monstres au départ, et qui c’est, peut-être que certains se cachent vraiment parmi nous ?

Esther Manuel et Olivia Ichas

Nov 29

Les Frères Sisters, le western du moment !

Le réalisateur français Jacques Audiard nous a livré pour cette rentrée 2018, un western moderne.

Ce film sorti le 21 septembre 2018, est l’adaptation cinématographique du roman éponyme de Patrick de Witt sortie en 2011. La durée est de 121 minutes, il est projeté dans la majorité des cinémas. Un film saisissant. Cette aventure se déroule en 1851. C’est l’histoire des Frères Sisters, tueur à gage, réputés pour semer la terreur en Oregon. L’aîné, Eli Sisters songe à arrêter sa vie de cow-boy pour vivre une vie plus banale. Tandis que son frère Charly dit « avoir ça dans les veines ».

Malgré les propos d’Eli, les frères doivent quand même se serrer les coudes pour accomplir la dure mission donné par le « Commodor », leur patron. Ils doivent tuer Hermann Kermit Warm, un chimiste qui a trouvé une solution pour l’or dans l’eau et le trouver plus facilement.

Au cours de leur mission, il leur arrive toutes sortes de péripéties, entre un frère alcoolique et un qui ne pense qu’à la fin de cette longue et dure aventure. Mais ce n’est pas tout, car nous sommes dans le far-Ouest et ils veulent tous s’entre-tuer. Charly et Eli devront alors affronter toutes sortes d’obstacles inattendus…

Un western au goût du jour. Ce film de cow-boy moderne change de nos habitudes entre film d’action, science fiction, dramatique ou encore humoristique, cette production surprend grâce aux effets spéciaux à l’action et aux bagarres, nous ne pouvons pas décrocher nos yeux de l’écran.

Rose GAILLOURDET et Louise DACHARRY

Nov 27

Léa Pouyau, une lyonnaise à Bayonne

 

Une femme enjouée et positive… Léa Pouyau professeur stagiaire en histoire géographie. Agée de 25 ans, elle est originaire de Lyon en Rhône-Alpes, ville à laquelle elle est attachée du fait de la présence de toute sa famille. Elle y apprécie également le cadre de vie agréable (allez goûter les quenelles sauce écrevisse, son plat préféré) et la proximité de la montagne.On peut skier à Arèches Beaufort avec la championne paralympique Marie Bochet. Elle est arrivée au lycée cette année et y travaille le lundi, le mardi et le mercredi. Le jeudi et le vendredi sont occupés par des heures de formation où différents interlocuteurs interviennent auprès des stagiaires afin de leur donner les bagages nécessaires à leur future vie professionnelle en tant que professeur.

L’envie d’enseigner… Bonne élève, elle obtient un bac S puis poursuit ses études pendant 7 ans à travers une prépa littéraire puis une fac d’histoire. Par la suite, elle passe le CAPES (certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré) qui lui permet aujourd’hui de faire sa formation de professeur. Pour ceux qui souhaitent le passer, voilà un conseil de sa part : « il faut beaucoup de courage car c’est difficile mais il ne faut pas baisser les bras car ça vaut le coup ». Elle déclare aimer être stagiaire en histoire géographie car cela lui permet d’échanger avec les élèves, elle peut leur enseigner des choses et apprendre en retour de ces derniers. Elle trouve ses élèves motivés surtout en histoire, intéressés par les notions travaillées.

Une nouvelle arrivante… Arrivée récemment dans la région, elle pratique sur le peu de temps libre qui lui reste la natation en dehors des cours. Léa Pouyau est une amoureuse de la montagne. Cela l’a amenée dernièrement à sillonner les chemins du pays de Beaufort en Savoie dans les Alpes. Elle ne devrait pas tarder à apprécier et profiter des différents massifs et paysages qu’offre notre région. On lui conseille de grimper sur le Mondarrain pour admirer la vue magnifique. Elle a été bien accueillie par ses collègues qui l’ont aidé et qui ont facilité son intégration. Elle trouve que Cassin est un très bon cadre pour travailler et débuter une carrière.

Je voudrais remercier Léa Pouyau pour sa disponibilité et sa gentillesse. Je lui souhaite de continuer à s’épanouir dans son nouveau métier et que les élèves puissent continuer à bénéficier de ses connaissances et compétences en histoire géographie pendant de très nombreuses années.

Mathis Landart