Jan 29

Le conseil de Mme Narbey

             

         Madame Narbey, professeure de Physique-Chimie dans notre lycée, a accepté de nous faire part d’une œuvre qui lui a beaucoup plu. Il s’agit de La tresse, un livre écrit par Laetitia Colombani en mai 2017, vendu à plus de 340 000 exemplaires en un an. Ce titre provient d’une histoire de cheveux qui relient les personnages dans l’histoire (on n’en dit pas plus !). Par ailleurs, ce livre est le premier publié par cette auteure et ce sont des amis de Mme Narbey qui lui ont conseillé de le lire.

         Une lecture accessible. Tout d’abord, la professeure de Physique-Chimie décrit La tresse comme « un très beau livre, assez court, agréable et facile à lire ». Pour elle, ce livre transmet de nombreux messages. Cet ouvrage nous présente en parallèle les histoires de trois femmes vivant dans trois continents différents. Le livre décrit les trois histoires en alternance à chaque chapitre.

         Trois histoires en un seul livre. En effet, Smita, Giulia et Sarah sont trois femmes vivant respectivement en Inde, en Sicile et au Canada. La tresse raconte les vies périlleuses et malchanceuses de ces femmes dans des contextes et des conditions de vie différentes. Smita vit avec sa fille et fait partie de la classe sociale la plus basse d’Inde, c’est-à-dire celle héritée des Intouchables, la plus basse de l’ancien système social des castes, aujourd’hui officiellement aboli. Cette catégorie est encore réduite aux métiers les plus misérables et difficiles et ses membres n’ont toujours pas vraiment le droit de côtoyer les classes sociales héritées des castes supérieures. Elle travaille dans des conditions misérables tous les jours dans le but de faire rentrer sa fille à l’école, ce qui lui permettrait de sortir de la pauvreté et de s’élever socialement. Giulia travaille dans l’atelier de perruques de son père en Sicile. Un jour, celui-ci est victime d’un accident et c’est à ce moment-qu’elle découvre que l’entreprise est en faillite. Sarah, quant à elle, est une avocate canadienne réputée qui va être promue dans son cabinet. Malheureusement, elle apprend qu’elle est gravement malade.

         Une histoire émouvante. La tresse nous met dans la peau de ces trois femmes vivant une situation tragique, reliées par le destin, qui décident de se battre pour atteindre leurs objectifs qui sont, pour Smita, de faire rentrer sa fille à l’école, pour Giulia, de sauver l’entreprise de son père et enfin, pour Sarah, de vaincre sa grave maladie. Pour conclure, l’histoire qui a le plus ému Mme Narbey est celle de l’indienne Smita car c’est le personnage qu’elle admire le plus en raison de son courage et de sa détermination. La professeure décrit ces histoires comme « tristes et belles à la fois, montrant le courage et le combat des femmes ».                

                                                                                                                                                                                                                                                                                              Max Bru et Hugo Aribit

Jan 29

Le parcours hors du commun de Carmen

          20 ans au lycée Cassin. Carmen Josié travaille au lycée René Cassin depuis 1998. Elle a d’abord exercé au service de l’intendance pendant quinze ans et depuis 2013 elle s’occupe de la cafétéria. Pour en arriver là, elle est d’abord passée par l’école hôtelière des Rocailles à Biarritz au début des années 70 et a ensuite démarré sa carrière à la réception de l’hôtel Arraya de Sare durant six ans. Elle a également passé un examen à l’institut du tourisme et de l’hôtellerie de Tarbes pour devenir contrôleur de gestion. Elle a ensuite exercé durant dix ans le métier de gouvernante. Elle a dabord été au service d’une grande fortune française, la famille Rotschild, qui a fait fortune dans le vin. Elle a été gouvernante chez Philippine de Rostchild à Paris. Elle a exercé la même fonction à l’hôtel La Réserve à Saint-Jean-de-Luz. Elle a ensuite travaillé dans le centre d’hébergement de Cassin durant onze étés pour ensuite être attachée aux services de l’intendance du lycée. Dans sa carrière, un événement l’a particulièrement marquée, lorsqu’ elle travaillait à l’hôtel Arraya de Sare. Lors d’un séminaire de l’entreprise Mercedes-Benz, Carmen faisait visiter tranquillement au groupe l’hôtel et tous devaient descendre ce jour-là des escaliers très très glissants. Alors qu’elle les avait mis en garde de ne surtout pas glisser, Carmen, qui suivait les invités, trébucha tout d’un coup et termina sa chute aux pieds du patron de la prestigieuse marque automobile allemande, pour  se relever en riant à l’unisson avec les personnes qui l’accompagnaient.                                                                                  

          Un prénom qui la prédestinait au chant. En dehors de son travail au sein du lycée Cassin, sa passion est le chant ; en effet, elle fait partie de la chorale Altxa Sokoa elle est soliste soprano. Le répertoire de la chorale rassemble des chants sacrés argentins mais surtout basques. Elle se produit en concert trois à quatre fois par an ou pour des concerts caritatifs.

          Une retraite bien méritée. Carmen cessera son activité professionnelle en juillet 2019. Elle nous a affirmé qu’elle aimerait prendre un peu plus de temps pour chanter et faire quelques randonnées en montagne. Nous la remercions d’avoir servi avec gentillesse et bonne humeur les élèves du lycée. Bon vent à Carmen !

                                                                                           Andoni Castera et Bastien Charlot

Jan 25

Les vacances de Vincent !

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Vincent Bagneres, AED (assistant d’éducation) au lycée Cassin, nous a avoué ne pas souvent aller au cinéma. Le dernier film qu’ il a vu a été visionné sur son téléphone. Il a adoré Men of Honor. Ce film de 2017 a été réalisé par Saul Dibb. Il raconte à travers un groupe de soldats jeunes envoyés dans les tranchées de l’Aisne, les atrocités de la première Guerre Mondiale. Ce film poignant a bouleversé notre surveillant qui le trouve très réaliste.

https://www.youtube.com/watch?v=-nnDnJv72ok

Coté musique, Vincent suit un groupe qui a sorti un album récemment. En effet le groupe punk, Shamevient de sortir Songsof Praise. Sa musique mélange un rock qui paraît ancien avec de la nouveauté : sonorité, clip, instrumental …

https://www.youtube.com/watch?v=ZaYrmvowcts

Vincent nous a également parlé d’un festival de musique auquel il a assisté cet été. Il s’agit du Mad Cool Festivalqui a lieu chaque année à Madrid. Si notre surveillant est allé jusque là bas c’est pour un groupe en particulier : les Arctic Monkeys. Ce groupe de rock britannique est un des préférés de Vincent. Résultat de recherche d'images pour "mad cool festival"https://www.youtube.com/watch?v=bpOSxM0rNPM

Après les oreilles, les yeux avec la basilique baroque Virgen del Pilar situé à Saragosse. Cette basilique est un lieu de pèlerinage si important en Europe que c’est le prénom donné à de nombreuses Espagnoles. La Vierge Marie serait apparue à St Jacques sur une colonne de marbre en lui assurant la foi en Espagne. Alors si vous allez à Saragosse, Vincent vous conseille de passer l’admirer.Résultat de recherche d'images pour "virgen del pilar à saragosse"

Gorka Candelé et Gorka Mahé

Jan 24

Tu peux le faire !

Voici une citation pour t ‘encourager à travailler pour le deuxième trimestre !

« Cela paraît toujours impossible jusqu’à que ce que ce soit fait. » Nelson Mandela

Bonne chance pour la suite de ta scolarité !

Jan 24

Le top 5 des pires cadeaux de Noël… à revendre en janvier 

            Noël étant passé, nous avons demandé aux Cassinois les pires cadeaux qu’ils ont reçus. Il est encore temps de leur trouver une place sur les sites de petites annonces… Avouez-le, on a tous déjà eu un cadeau non désiré et par pure politesse il a fallu faire bonne figure. On a donc préparé le top 5 des pires cadeaux de Noël de nos Cassinois.

              A la cinquième place arrivent les crayons de couleur, offerts par la petite cousine d’une de nos camarades. Notre Cassinoise, vexée et quelque peu rancunière, n’a donc pas donné à sa jeune cousine le présent qu’elle lui destinait, estimant qu’un cadeau se mérite.

      En quatrième place, les boites «russes». Ce cadeau, inattendu et plusieurs fois frustrant, est le fait d’un grand-père pour son petit-fils. Toujours mieux qu’un fruit non ?

 

 

 

        A la troisième place, le fameux sac desigual multicolore! Malheureusement celui-ci n’est pas au goût de tout le monde. Surtout pas celui d’une de nos nouvelles secondes. En effet, son oncle a eu l’idée, pourrait-on aller jusqu’à la qualifier de bonne, de lui en prendre un ! Heureusement les soldes arrivent, elle pourra l’échanger.

     

 

 

      En seconde position se classe très justement le poster Dora l’exploratrice ! La tante de X (nous tairons son nom, Noël a dû être une épreuve suffisante) lui a offert ce magnifique poster. Bien sûr, cette affiche aurait pu faire la joie de plus d’une petite fille de 3 ans, mais pour une lycéenne… 

       Et sur la première marche de notre podium, même s’il semble difficile de détrôner un poster de Dora, on trouve la trottinette à l’effigie de la Reine des Neiges. Notre Cassinoise de 14 ans en est restée bouche bée et n’a pas pu entonner le célèbre refrain de son héroïne : « Libérée, délivrée… »

 

 

Jan 24

Les Animaux Fantastiques : Les Crimes De Grindelwald – Un retour de magie !

          Le deuxième volet de la saga s’offre un come-back dans nos salles moldues. Une suite directe au premier film qui était déjà bien accueilli malgré un certain manque de peps. David Yates, réalisateur des films Harry Potter 5 à 8, est de retour et nous régale en ajoutant ce qui faisait défaut au premier volet : de l’action. Johnny Depp est de la partie en jouant le rôle de l’antagoniste principal, Grindelwald.

       Synopsis – En 1927, quelques mois seulement après son arrestation par le Congrès magique des États-Unis, Gellert Grindelwald s’évade et souhaite rassembler des sorciers de «sang-pur» afin de régner sur l’ensemble de la population non magique. Le fameux Albus Dumbledore (Jude Law), un professeur de l’école de sorcellerie britannique de Poudlard, et ancien ami d’enfance de Grindelwald, semble le seul en mesure de l’arrêter. Dumbledore se dit incapable d’affronter lui-même ce monstre, et conseille discrètement son ancien élève, Norbert Dragonneau, pour retrouver le jeune Croyance Bellebosse en quête de son identité, avant que Grindelwald ne puisse l’influencer. C’est l’occasion pour Norbert de retrouver ses amis Tina, Queenie et Jacob.

        Un paysage familier – Amis français, réjouissez-vous! L’histoire se passe principalement à Paris. Levez vos baguettes, en plus du retour de vos héros, c’est le cadre, l’école de Poudlard qui revient et fait naître en nous un agréable sentiment de nostalgie.

      Nostalgie des classiques… – Le retour magistral de notre Albus préféré nous a fait aussi chaud au cœur qu’une gorgée de whisky Pur-Feu. Ce film signe le retour de plusieurs personnages emblématiques tel que le célèbre Dumbledore et son rival de toujours Grindelwald, mais les personnages de second plan tel que Nicolas Flamel nous ramènent également dans notre enfance, Fumseck montre le bout de ses plumes et le miroir du Risèd nous plonge dans ce que nous désirons, un film plein d’actions et de clins d’œil.

       Notre avis – Nous avons adoré ! Nous attendions beaucoup de cette suite.

Malgré certaines incohérences et un scénario qui tourne parfois autour du pot, ce film nous a plu grâce à ses nombreux clins d’oeil et à ses scènes d’action plus nombreuses qu’au premier. C’est un film assume clairement l’appartenance à l’univers d’Harry Potter (soyons honnêtes, à part Grindelwald le premier film ne ressemblait pas à l’univers cinématographique d’Harry Potter).

Vous verrez la bande annonce en cliquant sur le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=Dnb6eAfSHtw

Jan 23

Coup de chaud en Californie

Photo Noah Berger. AFP

Plus de 60 mille hectares brûlés

Revenons sur les faits, le 8 novembre 2018, dans le sud de la Californie, se sont déclenchés plusieurs incendies qui ont fait 85 victimes et causé la disparition de plus de 1000 personnes. Ces incendies ont été nommés « Camp Fire » et «  Woolsey Fire » et ont brûlé plus de 60 mille hectares notamment sur la ville de Paradise. On parle de la catastrophe naturelle la plus meurtrière de la Californie. La situation a finalement été maîtrisée.

Une grande question se pose 

Comment un incendie a pu faire autant de victimes dans un pays habitué à ce genre de catastrophes (inondations en Louisiane, août 2016, au moins 13 morts) et qui est la première puissance mondiale ?

La principale réponse à cette question est la zone dans laquelle le feu a pris. En effet, l’étalement urbain pousse les populations à construire dans des zones combustibles où les arbres sont nombreux. Dans ces zones, le feu peut partir d’une simple étincelle venue d’un choc entre deux cailloux ou d’un câble électrique, c’est le cas dans cet incendie. Le principal fournisseur d’électricité a reçu une plainte contre lui, il est mis en cause.

Et pourtant les pompiers sont très bien formés et même habitués à ce type de catastrophe. Certaines stars ont payé des privés afin de protéger leur maison à Malibu, la célèbre station balnéaire de cette zone. Pas vrai Kim Kardashian  et Kanye West? Ces derniers qui vivent à Hidden Hills, un quartier de stars ont financé des pompiers privés afin de protéger à coup sûr leur maison, tandis que la foule des anonymes voyait leur maison totalement ravagée par le feu.

La réaction étrange de Trump

Donald Trump a débarqué sur les terres brûlées le samedi 17 novembre. Il y a tenu des propos polémiques dénonçant la mauvaise gestion des forêts par l’État de Californie. Il a malheureusement oublié que la plupart de ces forêts sont sous le contrôle de l’État fédéral donc sous sa politique. Le président a dénoncé une « absence de nettoyage de la zone ». Si cela avait été le cas, il n’y aurait eu aucun incendie. Donald Trump critique donc la mauvaise action dont il est responsable et ne dit aucun mot pour les victimes à l’annonce de cette catastrophe.

On peut finalement souligner que cet incendie a fait beaucoup de dégâts humains et matériels à cause de la zone aride dans laquelle il a commencé et de l’absence d’entretien de cette zone (taille régulière de la végétation) dont le président est le garant et qui, c’est un comble, se permet de critiquer les autorités !

Yohan Pery

Jan 23

Avis aux fans d’Harry Potter !

Harry Potter à Poudlard… Si cette photo provoque une forte sensation de manque, lisez attentivement l’article ci-dessous

Peut-être étiez vous déjà au courant, mais une boutique dans laquelle on retrouve tout l’univers de la saga, a ouvert ses portes le 15 septembre dernier, de quoi enchanter tous les Potterheads! Un « Potterhead », finalement, qu’est-ce que c’est ? Pour certains, c’est avoir vu en film quelques volets de la saga, et connaître les noms du trio principal ; pour d’autres, avoir lu les livres est primordial pour se considérer comme un fan ; enfin, certains pensent qu’un minimum d’objets dérivés HP est un critère…

Cette boutique baptisée Le repaire des sorciers se situe à l’entrée de Magic fête au forum de Bayonne, on y trouve baguettes magiques, balais, vêtements, papeteries, et toutes sortes de gadgets liés au monde des sorciers. On peut également y acheter des Bières au Beurre, bien qu’elles ne viennent pas des Trois Balais. Des sucreries sont aussi proposées comme les dragées surprises de Bertie Crochue saveur cannelle ou cire d’oreille ? Ils sont plus communément appelés « Jelly Belly », et pour couronner le tout, l’ambiance est animée de nombreuses musiques provenant des films de la saga comme Hedwyg’s themequi ouvre chacun des films de la série.

https://www.youtube.com/watch?v=SbNN8dRdxqU

Pour en savoir plus sur cette boutique, nous avons rencontré Pauline DROSSON, la coordinatrice du service de communication de l’entreprise « Tendances déco » à Lahonce en charge du Repaire des sorciersqui nous a raconté les origines de la boutique : « Au mois d’août, les patrons sont allés à Londres avec leur fille, au studio Warner Bros, celle-ci ayant été enchantéepar le lieu, s’est alors demandéepourquoi il n’y avait pas ça chez elle. Après avoir constaté qu’il y avait peu de boutiquesdans le sud-ouest de la France pour un grand nombre de fans, ils décidèrent de contacter les fournisseurs,et c’est ainsi qu’est créée la boutique en septembre. Le but était de rentrer dans l’univers et la magie des films, tout en leur faisant des clins d’œil, comme par exemple le Nimbus 2000, balai de course mythique dans la série, exposé au fond du magasin. Pour voir le Nimbus en action dans un match de quidditch : cliquer sur le lien https://www.youtube.com/watch?v=YOVS9yn2R7c 

Tous les articles sont des répliques identiques à ceux dans les films et dans les livres, on a presque tous les objets collectors, mais aussi des figurines, des peluches (parfois collectors) et des calendriers de l’Avent ». Alors à tous les Potterheads et tous ceux qui ont succombé à la folie Harry Potter en avant !

Magic Fêtes, le Repaire des Sorciers

12 Place André Emlinger, 64100 Bayonne

Pour continuer sur Harry Potter, l’escape game Eventyr ouvert à côté de Bordeaux, 16 Avenue Louis de Broglie, 33600 Pessac

Manon Lalanne et Elodie Etchart

Jan 23

Cazenave, le célèbre chocolatier !

les délices de Cazenave

A l’approche des grands froids et de la neige annoncée peut-être pour cette semaine, rien de tel qu’un bon chocolat chaud pour se réchauffer, replongés dans l’ambiance du 19ème siècle. Nous sommes donc allées dans l’emblématique chocolaterie de Bayonne, au 19 rue Port Neuf. Nous y avons pris un chocolat chaud, servi dans un service de porcelaine de Limoges unique qu’on ne retrouve que dans cette chocolaterie. Il est accompagné d’un petit pot de chantilly maison et d’un supplément de chocolat pour faire durer le plaisir ! On ne pouvait pas aller chez Cazenave, sans goûter l’une de leurs nombreuses bouchées… On en a choisi deux différentes. L’une se nommait la txapela, chapeau en Basque, on vous laisse deviner sa forme ! Il est composé d’éclats de pralinés enrobés de chocolat ! Le second est une bûche fourrée aux pralinés. Deux véritables délices visuels et gustatifs !  

Tout est fait maison, chacune des recettes se transmet, et la famille possède cette fabrique depuis 1854. Cazenave était une ancienne chocolaterie, mais son atelier s’est vite transformé en un magnifique salon de thé orné de boiseries, de miroirs, de vitraux qui l’ornent depuis plus de 100 ans.

Ils sont cinq employés et quatre ouvriers qui travaillent au laboratoire de fabrication qui se situe rue Monjerau à Bayonne. Ils nous ont confié qu’ils travaillent de façon artisanale grâce à des matières premières de qualité. Ils se sont servis de fèves de cacao bio qui proviennent du Pérou, peu utilisées chez les chocolatiers. En juillet dernier, cette grande chocolaterie a obtenu la certification bio pour leurs tablettes et pâte d’amande. Nous vous les conseillons ! Cazenave a ensuite une clientèle fidèle et régulière qui vient depuis très longtemps et transmet cette habitude aux générations suivantes. Certaines célébrités se sont déjà arrêtées pour goûter leurs délicieuses recettes. Fournisseur de l’impératrice Eugénie, la maison Cazenave a pu servir Jean-Paul Gaultier qui a élu résidence une partie de l’année dans notre beau pays !

A vous de trouver votre chocolat et chocolatier préféré, pour nous c’est fait !

Louise Dacharry et Rose Gaillourdet

Déc 18

La féminisation du rugby pourrait-elle faire changer les codes ?

 

            Le rugby, ce sport autrefois uniquement masculin commence à se diversifier dans notre pays, qui commence sérieusement à s’y intéresser. Nous sommes donc allés à la rencontre de Monsieur Perez le responsable de l’académie fédérale de rugby de Bayonne qui remplace désormais le pôle espoir et Charlotte la préparatrice physique. Nous leur avons posé quelques questions pour en savoir plus sur leur opinion concernant la féminisation du rugby.

        Un encadrement désormais mixte. M. Perez est un ancien joueur de rugby à haut niveau, également professeur agrégé d’EPS; il fut également à un moment le plus jeune entraîneur d’une équipe de France de rugby. Durant ses débuts dans les « pôles rugby », il a travaillé à Ussel une petite ville de Corrèze, durant 9 ans. Cela fait maintenant 26 ans qu’il forme les rugbymen du pôle espoir de Cassin, c’est dire s’il en a formé des rugbymen français, des anciennes gloires du rugby français comme Serge Betsen aux actuels internationaux français comme Arthur Iturria ou encore Wenceslas Lauret. Charlotte la préparatrice physique des joueuses et joueurs de l’Académie, s’est donné les moyens pour exaucer son “rêve d’enfant”, elle qui a toujours été bercée par les matchs de rugby. Elle est une ancienne athlète de haut niveau, qui est ensuite passée de “l’autre côté” en commençant à entraîner. Habituée à être entourée d’hommes, elle n’a eu aucune difficulté à s’intégrer avec les garçons, cependant travailler avec des filles est «une nouveauté» nous confie-t-elle.

        Le rugby, un sport pour tous et toutes. Ce sport est pour beaucoup une caractérisation de la virilité, de la combativité, et de la dimension athlétique avec des joueurs toujours plus grands, plus forts, plus rapides les un-e-s que les autres. Néanmoins, il est avant tout un sport “pour le grand, le petit, la rapide, la lente, le gros, le maigre ” comme nous l’explique M. Perez. Selon lui, ce sport a été un moyen pour de nombreuses femmes et hommes, de trouver “un sport dans lequel leur corps n’était plus un handicap mais un avantage”.

        Des françaises exceptionnelles. Comme vous en avez sûrement entendu parler, le rugby féminin français ne cesse d’exceller, nos joueuses ont remporté le tournoi des six Nations en 2018, en restant invaincues et en remportant donc le fameux « Grand chelem ». Cette équipe a aussi réussi à battre dernièrement les All Blacks 30 à 27, contrairement aux hommes qui n’y sont plus parvenus depuis 2006! Parmi les cinq meilleures joueuses du monde quatre sont des françaises: Pauline Bourdon de Bayonne, Gaëlle Hermet de Toulouse, Safi N’Diaye de Montpellier et Jessy Trémonlière de Rennes qui est aussi élue meilleure joueuse du monde, ce qui montre que le « rugby féminin français est en réussite » comme nous l’affirme Monsieur Perez.

Jessy Trémonlière: meilleure joueuse de rugby au monde en 2018(Source: https://www.20minutes.fr/sport)

       Un engouement naissant. M. Perez qualifie de « phénomène sociétal » le fait que les pôles rugby deviennent mixtes en France, le fait également que “les ministères et la République affichent cela comme une décision incontournable et reconnaissent l’égalité des sexes pour pratiquer toutes les activités”; c’est un fait avéré de nos sociétés modernes. Selon lui, c’est “peut-être un besoin de libération de la femme, de permettre à certaines de se retrouver dans une activité plutôt étiquetée masculine”.

       Des rugbywomen à Cassin. Depuis cette rentrée scolaire, les filles ont réussi à intégrer les rangs de l’académie, au grand bonheur des garçons! Cela n’a pas été mis en place plus tôt probablement à cause de la société et de la fédération toujours “un peu en retard”, également parce que ce sport était “peu reconnu”, “pas assez mature”. La fédération a donc décidé de changer de politique, nous explique M. Perez.

      Un entraînement commun. Bien que Charlotte et M. Perez fassent s’entraîner les filles et les garçons dans “le même cadre”, “au même niveau et au même moment”, il y a toujours quelques décalages visibles entre eux. Sur le plan physique les garçons seront plus “explosifs et rapides” et il sera alors difficile pour une fille d’être “aussi précise et agile” sur le plan technique. L’objectif pour les filles pour ce qui est de la musculation est d’être “plus forte plus longtemps” nous explique Charlotte. Mais pour ce qui est du plan du jeu, “les choix à faire, elles les voient et les traitent aussi bien que les garçons». Elles seront par contre davantage “à l’écoute et attentives aux blessures et au repos”. “Le rapport à l’élève est différent avec une fille”, en compagnie “d’individus peut-être plus sensibles et émotifs” nous confie M. Perez. Il est également plus complexe pour un garçon de “changer sa représentation du rugby, de l’affrontement» alors que pour une fille sa façon de jouer sera “à l’image de ce que l’on lui enseigne». Toujours est-il que cette nouveauté est un “enrichissement pour les garçons”, qui sont obligés en jouant avec des filles, d’avoir «davantage de précision et de gestion de l’engagement».Et oui un garçon aussi peut se canaliser!

     Le rugby et la féminité ensemble c’est possible! Selon M. Perez, le rapport à la féminité est “différent pour tous”, et “personnel”. Comme dans tous les sports “d’affrontement” tel que le judo ou la boxe, la féminité est “un peu écorchée, esquintée par ses activités”, cependant ce n’est “aucunement une position sexiste mais davantage une forme d’esthétisme personnel accolé à la féminité”, nous explique M. Perez. Charlotte, nous confie avoir eu des “à priori sur ce sport, avant de travailler avec des filles et avant que le rugby ne se féminise réellement”, elle avait une “image plutôt masculine du rugby». Selon Charlotte, il est “délicat d’avoir un côté féminin au quotidien”, cependant elle affirme que “cela n’empêche pas aux joueuses de rugby de se mettre en robes et de se faire belle en soirée et au restaurant».

                                                                                                                                                      Maywann Lacombe et Jeanne Quaglia