Déc 11

Monstrueusement bien

        L’auteur. Emil Ferris est l’auteur de la bande dessinée Moi ce que j’aime c’est les monstres, en version originale anglaise My favourite thing is monsters. Née en 1962 à Chicago, cette illustratrice se fait piquer par un moustique lors de ses quarante ans. Par la suite, elle perd connaissance pendant trois semaines. Les médecins lui diagnostiquent une méningo-encéphalite : elle est frappée par l’une des formes les plus graves du syndrome du Nil occidental. Son médecin lui déclare alors qu’elle ne pourra plus marcher ni dessiner. Elle arrête donc son travail mais encouragée par son entourage à ne pas abandonner, elle se scotche un stylo à la main et reprend le dessin. Elle met six ans à écrire le premier tome de sa bande dessinée qui comporte 416 pages. Cette œuvre est entièrement dessinée au stylo à billes. Elle envoie le manuscrit à plusieurs maisons jusqu’à ce que l’éditeur Fantagraphics l’accepte. Cette œuvre sort ensuite le 23 août 2018.


       Une histoire originale. Karen Reyes, une petite fille de dix ans, est en admiration devant les monstres et elle se prend elle-même pour un loup-garou. Un jour, sa voisine se suicide d’une balle dans le cœur, mais Karen n’y croit pas et elle décide alors d’enquêter. Elle va par la suite se rendre compte que les monstres sont les gens du quotidien. Emil Ferris montre à travers ce livre du courage et de la détermination. Cette œuvre a été faite pour ceux qui veulent se battre et ne plus se taire et pour exprimer le fait que tout le monde doit être ce qu’il veut. Même si le livre n’est pas autobiographique, tout y est néanmoins vrai.


         Un chef-d’œuvre de la bande dessinée largement récompensé. Ce livre est un chef-d’œuvre de la bande dessinée : « Monstrueusement bien », peut-on lire dans le magazine Lire sous la plume de Batiste Liger. Il est encensé par beaucoup de critiques : « Emil Ferris est l’une des plus grandes artistes de bande dessinée de notre temps », s’enthousiasme Art Spiegelman, l’auteur du génial album Maus : un compliment qui fait chaud au cœur ! Grâce à son coup de crayon prodigieux, Emil Ferris nous entraîne dans son monde peuplé de monstres tout au stylo bille. Beaucoup sont d’accord pour dire que cette œuvre sort du commun grâce à son esthétique : « Un livre unique en son genre, original et imaginatif comme jamais, qui va à coup sûr faire parler de lui », écrit Ronan Lancelot dans le magazine dBD. L’auteur donne à son histoire un côté touchant et humain en montrant les gens comme des monstres, mais des monstres seulement malheureux qui peuvent faire preuve de compassion, de douceur : « les vrais monstres, ce sont les humains » déclare Amandine Schmitt dans le magazine L’Obs. Emil Ferris a reçu beaucoup de prix et de récompenses comme par exemple le prix Eisner de la meilleure auteure 2018. Nous sommes donc nombreux à attendre le tome deux. Il ne faut cependant pas avoir peur des monstres au départ, et qui c’est, peut-être que certains se cachent vraiment parmi nous ?

Esther Manuel et Olivia Ichas

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