Nov 20

Le Russe à Cassin


Pour Aurélia et Pauline, deux élèves de LV3 russe, c’est indispensable parce que…
Aurélia souhaite parler avec des clients étrangers en tant que designer.  Et peut-être aura-t-elle une clientèle dans Biarritz et les environs.
Tandis que Pauline s’appuie sur la richesse de la littérature russe pour devenir éditrice.
La première nous raconte : « Je ne connaissais rien sur ce pays et sa langue donc je voulais bien l’apprendre et je préférais cela au chinois. »
Et Pauline, peut-être après une balade à Biarritz et des discussions à la table familiale sur la politique enchaine : « J’ai entendu parler de Vladimir Poutine. » Cela l’a intriguée suffisamment pour se lancer dans l’apprentissage de sa langue. KGB, retour de la guerre froide ?
Mais à ce sujet, quels sont les premiers clichés qui viennent en tête sur la Russie ?
Aurélia affirme que les premières images évoquent le froid, mais aussi pour elle les poupées russes tandis que Pauline renchérit : « Les Russes portent des chapkas, des manteaux en fourrure. Il y a des mafias. » Pour pénétrer ce climat si particulier nous vous conseillons le très beau film Est-Ouest de Régis Warnier qui raconte l’aventure d’une famille mixte russo-française piégée en URSS dans l’après-guerre lorsque Staline propose d’amnistier tous les Russes qui ont fui et de rentrer au pays. Ils tenteront tout pour échapper à ce régime sous haute surveillance. Mais la première étape est de surmonter les difficultés de cette langue.
Aurélia reprend : « Pour moi le plus difficile est l’alphabet cyrillique et il n’y a rien de très simple. »
Alors que Pauline ajoute : « Pour moi c’est la prononciation. »

 

 

Eglise orthodoxe de Biarritz face à l’hôtel du Palais

Le russe indispensable dans le monde entier… et à Biarritz

Parmi les puissances économiques la Russie se place au 10ème rang mondial et sa langue est la 6ème la plus parlée au monde. Car son influence politique est bien plus forte que son poids économique. D’ailleurs, on murmure que Poutine chercherait à se faire inviter lors du G7 qui devrait se tenir l’été prochain à Biarritz alors même que la guerre menée en Ukraine avec son soutien pousserait les autres puissances à le boycotter… Affaire à suivre !
A Biarritz, cette langue est indispensable pour travailler dans le tourisme tant l’influence russe y est marquée. En 1892 est signé un accord entre la France et la Russie établissant une alliance franco-russe. A partir de cet événement historique, plusieurs écoles russes enseignent le français et inversement. C’est à cette période que l’arrivée des Russes de la haute aristocratie, les proches du tsar, se fait sentir à Biarritz. D’ailleurs on célèbre dans l’église orthodoxe face à l’hôtel du Palais en juillet une messe pour rappeler l’exécution du dernier tsar Nicolas II et de sa famille. C’est ce qu’a confié Alexandre de la Cerda, vice-consul de Russie à Biarritz en 2011 dans Sud-Ouest. Ce fut un des lieux d’accueil des Russes blancs qui fuyaient la révolution bolchévique et la confiscation de leurs biens dès 1917.
Poutine lui même séjourne à Biarritz à une période clé en 1999 lorsqu’il est encore directeur du FSB (services secrets héritiers du KGB) au moment des tractations pour la passation de pouvoir par Eltsine. Et l’on murmure que sa fille Katerina y serait propriétaire d’une villa en bord de mer d’une valeur de 3,7 milliards de dollars.
D’ailleurs, des grands noms de la littérature russe comme Nabokov y sont venus sans doutes chercher l’inspiration. C’est peut-être tout cela qui fait rêver nos Cassinois, élèves de Mme Ricci

Les voyages en Russie pour les Cassinois

Chaque année le lycée René Cassin organise des voyages scolaires en Russie pour les élèves de première et terminale. Pendant deux semaines, les lycéens visitent Moscou puis St Petersbourg l’ancienne capitale des tsars. Depuis 2006, le lycée Cassin mène un échange scolaire avec le Gymnasium linguistique de la ville Pskov où le groupe passe 3 jours à découvrir l’école russe.

Spassiba (merci) les filles de seconde 13 pour votre témoignage et nul doute que leur parcours inspirera celui de nombreux autres Cassinois !
écrit par Arina Rieznik et Elodie Etchart

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