Nov 19

Girl, une leçon de tolérance

               Le premier film du réalisateur Belge Lukas Dhont, qui a beaucoup ému les spectateurs du dernier festival de Cannes, est enfin sur les écrans.

                L’histoire d’une jeune fille. Lara a 15 ans, elle rêve de devenir danseuse étoile. Pour cela, elle intègre une prestigieuse école de danse qui les oblige elle, son père et son petit-frère dont elle s’occupe maternellement, à déménager. C’est au moment où elle se lance dans cette quête absolue qu’elle se rend compte que son corps ne se plie pas si facilement aux exigences de cette discipline, car Lara est née garçon.

                Un sujet sensible. Girl est un film puissant qui nous plonge dans le quotidien d’une adolescente transgenre, très bien interprétée par Victor Polster, lui-même danseur, qui essaye d’être en phase avec elle-même dans une période compliquée de sa vie. En effet, pour Lara, les souffrances dépassent les cours de danse et s’étalent, car elle est en pleine transition sexuelle et en attente de son opération qui approche. À travers cela, le réalisateur nous laisse nous attacher aux personnages, notamment avec la relation qui lie le père et la fille, faite de tendresse réconfortante et d’inquiétude bienveillante.

                Un film touchant au message universel. « Lara est de tous les plans. Elle porte le film, dévore l’écran par son énergie, sa ténacité, mais aussi par sa grâce », nous fait remarquer Médiapart. Le metteur en scène cherche ainsi sans doute à montrer les émotions de la jeune fille face à tous les obstacles qu’elle rencontre, et son impatience typique de l’adolescence, dont elle est l’incarnation universelle au-delà de l’histoire de l’identité sexuelle. En effet, l’histoire de Lara reflète une aventure humaine avec les réactions d’une adolescente en quête d’identité remplies de ses joies et tristesses, qui font qu’on s’y identifie. Ce film nous parvient comme une belle leçon de tolérance et nous donne envie de soutenir Lara dans ce combat qui est le sien, mais aussi celui d’autres jeunes autour de nous.

                                                                                                                                                          Noa Fayolle et Pauline Silva

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