Nov 18

Des anciens élèves toujours accros à leur lycée

             Retour aux sources. Nous avons réalisé une enquête auprès de quelques anciens élèves du lycée René Cassin devenus professeurs dans ce même établissement ; mesdames Narbey, Noguez, Luro, Crespo, Verdugo, Cugno, Darrambide et messieurs Novion, Jaury et Pedemay ont bien voulu nous répondre. La plupart des professeurs interrogés ont étudié au lycée Cassin dans les années 80 et ont passé un bac scientifique ou littéraire.

           Quelles évolutions pour le lycée ? Sur le plan matériel, certains bâtiments ont changé, notamment le réfectoire qui se situait autrefois à la place de l’actuelle salle Lebaillif. Les dortoirs de l’internat accueillaient plus de 40 lits alors qu’aujourd’hui, les chambres sont seulement composées de 3 couchages. Mais de nombreuses salles sont restées à l’identique avec des tableaux à craies. Ils évoquent également d’autres changements. L’une d’entre elles, Mme Luro, souligne qu’avant les professeurs avaient plus de liberté : elle se souvient qu’un des professeurs fumait en classe. La majeure partie des professeurs trouve que le changement le plus marquant est le développement du matériel numérique et informatique, mais l’un d’entre eux, M. Jaury, regrette la disparition du tournoi de foot inter-classes. L’un des enseignants souligne aussi une évolution dans les emplois du temps des élèves qui étaient a priori plus légers. En effet, avant il y avait moins d’options. Un changement très marquant évoqué également semble être l’allègement des programmes qui s’est fait au fil des années. Une évolution capitale abordée par M. Pedemay est qu’à son époque la mixité au sein du lycée était très récente, et que le lycée avait maintenu une blouse comme uniforme pour les jeunes filles alors que les garçons y échappaient (voir photographie) . Les garçons avant de rejoindre les filles à Cassin étaient lycéens dans l’actuel collège Marracq.

            Les souvenirs des professeurs. Ils sont presque tous liés à l’internat pour ceux qui y étaient ! Par exemple, M. Jaury raconte que sa plus grande crainte était que  les sport-études rugby fassent une descente dans son dortoir. Quant à celui de M. Pedemay, c’est celui des obsèques de son professeur de Russe pour qui il avait beaucoup d’affection. M. Jaury se souvient aussi de bons moments passés lors du regretté tournoi de foot inter-classes. Mme Narbey, elle, se rappelle d’une ambiance chaleureuse et agréable avec sa classe de première. M. Novion reste marqué par les grèves de 1986 contre la loi Devaquet, qui voulait instaurer une sélection à l’entrée de l’université.

              Des professeurs épanouis. Mme Narbey apprécie aujourd’hui à Cassin le travail collaboratif avec ses collègues, l’esprit de projets et se plaît à travailler dans un cadre agréable. Cette dernière dit aussi enseigner à des élèves sympathiques, respectueux. Nos professeurs sont unanimes : ils sont tous revenus par plaisir et par choix dans cet établissement après avoir enseigné dans plusieurs autres, jusqu’à 11 établissements pour l’un d’entre eux.

                                                                                                                                                     Hugo Aribit et Andoni Castera

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