Oct 15

Antoine Chatellard, le toréro de Cassin

La tauromachie. Voilà une passion peu commune qu’Antoine Chatellard, 15 ans, élève de Seconde 10 au lycée, pratique aux arènes de Bayonne.


De la pratique, de la pratique et encore de la pratique.
Pour ce sport ou cet art diront certains, les entraînements sont aléatoires et ne nécessitent aucune préparation physique à son niveau, mais de la pratique. Il nous a expliqué qu’il s’entraînait quand il avait du temps libre, c’est-à-dire entre quatre et cinq heures par semaine. Ses entraînements se déroulent avec des volontaires qui sont là pour pousser des vaches en carton, les bénévoles sont souvent des adeptes de la corrida ! Mais les jeunes toréadors se font rares, car la plupart des personnes préfèrent assister plutôt  que pratiquer. Lors de diverses représentations Antoine se pare de son habit de lumière pour entrer dans l’arène.
Une passion familiale. Ce jeune Torero a fait ses débuts à l’âge de trois ans, alors qu’il savait à peine marcher. Cette idée d’art traverse les générations, dans sa famille son arrière-grand père a initié son grand-père, à son tour, celui-ci emmena son fils voir les taureaux.

Un sport  à risques. Parce que oui, même si Antoine a de l’expérience, la corrida reste un sport dangereux ! Comme nous le rappelle la récente blessure du torero Thomas Joubert le 31 août dernier à Bayonne. D’ailleurs, son père l’encourage à poursuivre dans cette voie, tandis que sa mère est plus inquiète. Il nous a confié qu’avec son jeune âge, il y a des limites pour toréer. Il ne pratique pas avec des taureaux, mais avec de jeunes vachettes âgées d’environ deux ans. Rassurez-vous, quand Thomas n’est pas à l’aise, il peut sortir à tout moment !

Allier étude et cape. Le jeune lycéen a pour ambition l’année prochaine de partir à Salamanque au Nord-Ouest de Madrid en Espagne. Il a choisi cette destination car son coach y a fait ses études pour devenir toréador et entraîneur. Il aura donc plus de temps pour s’entraîner à toréer. Puis, il posera sa cape pour étudier grâce au CNED. Antoine a pour espoir de devenir un grand torero « El Cid ». Pour le moment son objectif est d’atteindre la première catégorie qui est la Novillada, c’est une corrida qui oppose de jeunes vaches à des jeunes toreros.

Nous lui souhaitons dans une grande carrière et de faire rêver les générations futures !

Si le sujet vous intéresse nous vous conseillons le livre Où tu porteras mon deuil de Dominique LAPIERRE qui raconte l’histoire de l’Espagne contemporaine à travers un petit orphelin de la guerre civile devenu un célèbre torero .

Louise DACHARRY, Rose GAILLOURDET

Laisser un commentaire

Votre adresse ne sera pas publiée.


*