Mai 24

L’essor des jeux d’argent chez les jeunes

Les jeux d’argent sont, d’après la loi, interdits avant 18 ans en France. De plus en plus de mineurs enfreignent pourtant cette loi et se permettent de parier sur des événements sportifs ou de jouer à des jeux tels que le poker. D’après Le Figaro, un sondage de plus de 500 jeunes ayant entre 12 et 17 ans révèle que 8% d’entre eux ont déjà parié. Les mineurs d’aujourd’hui parient en effet afin de récolter de l’argent dès leur plus jeune âge. Aujourd’hui, les paris sportifs sont les centres d’intérêts principaux des jeunes bien que l’attractivité du poker et des casinos prend de plus en plus d’ampleur.

Des adultes qui ferment les yeux ? Les mineurs parient ou jouent de différentes manières : certains le font en ligne, d’autres au bureau de tabac voire dans les casinos. Le fait de réussir à parier dans les bureaux de tabac lorsqu’on est mineur remet en cause l’autorité des buralistes ainsi que leur devoir d’appliquer la loi. Une pièce d’identité doit en effet être demandée par les buralistes lorsque la personne qui souhaite parier semble avoir moins de 18 ans. Le fait que les mineurs de nos jours parient davantage peut nous laisser penser que les buralistes sont peut-être un peu trop laxistes sur ce sujet, même s’ils seraient devenus plus stricts récemment. L’envie de parier ou jouer à des jeux d’argent est aussi mise en avant par le biais de la publicité, sans remarque spécifique pour les jeunes… Par ailleurs, carte bancaire et pièce d’identité sont demandées lorsqu’on souhaite parier ou jouer en ligne avec n’importe quelle plateforme, sur n’importe quel site, afin d’y placer une somme d’argent. Or si des jeunes arrivent également à parier en ligne, c’est obligatoirement par le biais d’un adulte, c’est-à-dire avec l’aide des parents ou d’un proche étant majeur.

Témoignages. Un jeune cassinois nous a confié qu’il parie 2 à 3 fois par semaine sur différents matchs de divers sports dans des bureaux de tabac sans en parler à personne. Un autre mineur de notre lycée nous a raconté avoir déjà parié en ligne sans nous préciser par quel moyen. Parier en ligne est pour lui plus addictif qu’en bureau de tabac, car en un simple clic, à n’importe quel moment, nous pouvons perdre ou gagner de l’argent. Ces témoignages semblent confirmer que sans qu’on s’en rende compte, des jeunes parmi nous parient régulièrement alors qu’ils n’ont pas l’âge requis. Un conseil : si vous souhaitez vraiment enfreindre la loi et parier alors que vous êtes mineurs, n’hésitez surtout pas à parier sur la non-qualification du PSG en quarts de finale de Ligue des Champions…

Max Bru et Andoni Castéra

Mai 24

Das Porträt des Monats : Heinz Cadera nous fait son cinéma !

Le 15 janvier dernier, les élèves germanistes du lycée René Cassin ont eu le plaisir d’assister à une conférence cinématographique, organisée par leur professeure d’allemand, Mme Elgart. Ils ont accueilli le réalisateur franco-allemand Heinz Cadera au cours de deux rencontres : une première le matin et une seconde l’après-midi, dans laquelle ils ont été rejoints par leurs condisciples de l’option Audiovisuel. L’occasion, donc, pour les élèves de mettre un pied dans l’univers du Cinéma, grâce au témoignage d’un professionnel reconnu.

Un réalisateur qui a gravi les échelons. „Man wird nicht sofort Regisseur. Man muss nach und nach Erfahrung sammeln, um endlich hinter der Kamera zu filmen“ («On n’accède pas immédiatement au métier de réalisateur. Il faut acquérir progressivement de l’expérience pour espérer passer derrière la caméra.»), nous affirme Heinz Cadera. En effet, avant de travailler pour les plus grandes chaînes, le cinéaste a dû passer par plusieurs étapes. Il nous confie d’abord être tombé par hasard dans le monde cinématographique : „Als ich jung war, wollte ich lieber Business studieren“ («Quand j’étais jeune, j’ai préféré étudier le commerce»). Mais, après avoir mis un pied sur un plateau de tournage – en participant à la peinture du décor, il n’a plus jamais quitté cet univers. C’est ainsi que Heinz Cadera nous explique avoir tourné son premier film en 1988, à London East : „Es fehlte ein Kameraassistent, deshalb versuchte ich mein Glück. Zu diesem Zeitpunkt, fühlte ich, dass das meine Berufung war“. («Il manquait un assistant camera, alors j’ai tenté ma chance. A ce moment-là, jai senti que c’était ma vocation.») Le réalisateur s’appuie également sur deux qualités qu’il juge fondamentales pour s’engager dans cette branche : „Es ist nötig, geduldig zu sein und im Team arbeiten zu können“. (« Il faut être patient et savoir travailler en équipe.») En 30 ans d’expérience dans le monde du Cinéma, le cinéaste comptabilise aujourd’hui une multitude de documentaires et de films réalisés tout au long de sa carrière.

L’envers du décor. Le film documentaire représente quelque chose de très important pour Heinz Cadera. Il nous définit lui-même ce genre cinématographique comme „eine Möglichkeit, in viele Länder zu reisen, Offenheit zu erwerben und im Herzen konkreter Situationen zu sein“ («une possibilité de voyager dans de nombreux pays, de s’ouvrir au monde et d’être au coeur de situations concrètes»). Durant toute sa carrière de réalisateur, il a parcouru le monde pour dévoiler aux spectateurs les secrets de notre planète et notre civilisation. Il nous soutient notamment que : „die Menschen brauchen Bilder“ («les gens ont besoin d’images»). Ainsi, cette grande vérité générale l’a poussé à se dépasser pour offrir au public les images dont il a besoin. Le cinéma et les images ont permis au cinéaste de suivre des histoires touchantes avec des personnages attachants. Il a même été jusqu’à affronter les dangers pour nous fournir les meilleurs documentaires qui soient. Heinz Cadera affirme d’ailleurs „man sieht nur durch die Kamera“ («on ne voit que par la caméra»), lorsqu’il évoque un tournage, dans lequel il se trouvait entouré de bêtes tropicales très dangereuses. Nous avons donc réfléchi à cette manière particulière que possède le réalisateur de nous faire « voir » les choses à travers son appareil.

„Was ist ein guter Film?“ («Qu’est-ce qu’un bon film?»). Tout au long de la conférence, les nombreux films et extraits diffusés par le cinéaste mettaient parfois en scène une personne de son entourage cinématographique. Plus particulièrement, Heinz Cadera a réalisé plusieurs interviews commençant toujours par une même question : „Was ist ein guter Film ?“ («Qu’est-ce qu’un bon film?»), afin de comparer les multiples réponses et nous permettre de développer notre propre jugement. Ainsi, son rédacteur en chef dans l’émission Invitation au Voyage et ancien élève de notre lycée, Pacôme Perret, a répondu qu’un film « doit raconter une histoire ». Selon d’autres proches, c’est l’assemblage parfait entre l’image et le son, et notamment de la musique qui – si elle est bien choisie – retranscrit parfaitement les émotions. D’autres encore sont restés indécis. Mais pour ce qui est du réalisateur lui-même, il nous a personnellement glissé à l’oreille que „ein guter Film soll mit Leidenschaft gedreht werden“ («un bon film devrait être fait avec passion»).

Le clap de fin. La conférence avec Heinz Cadera s’est avérée très intéressante, et enrichissante à tous points de vue. À la fin de l’intervention, les élèves ont même eu l’opportunité de prendre des photos avec lui et d’échanger, autour d’un temps consacré aux questions.

Séléna ETCHEGARAY

Mai 21

Les meilleures activités à faire durant l’été

Quelles sont les occupations des lycéens durant les grandes vacances d’été ? Grâce à un sondage réalisé au sein de la rédaction du Marcassin, nous allons vous dévoiler les passe-temps favoris des élèves de Cassin durant l’été.

TOP 5 : Profiter de sa famille. L’été est la saison idéale pour profiter de sa famille, de l’oncle René qu’on ne voit pas souvent ou de tatie Jackie qui vit loin. Votre famille peut également lors de ces retrouvailles profiter du cadre idyllique du Pays Basque entre mer et montagnes.

TOP 4 : Faire du sport. Les nombreuses heures de temps libre de l’été sont aussi l’occasion pour les plus courageux de faire du sport. Du footing au rugby ou encore le football et la pétanque, nombreuses sont les différentes pratiques sportives exercées durant l’été, que ce soit pour s’entretenir ou pour prendre du bon temps entre amis.

TOP 3 : Faire les fêtes. Les fêtes de village sont une spécialité du Sud-Ouest de la France. En discutant ou en dansant avec ses amis, les fêtes de villages sont un excellent moyen de passer du bon temps les soirs de mai à septembre dans les villes et villages du Pays-basque et les dates de ces festivités sont nombreuses : à Tarnos, à Bidart, à Bayonne,…

TOP 2 : Aller à la plage. La côte basco-landaise compte parmi les plus beaux littoraux de France et propose un large panel de plages différentes. Les mythiques spots de surf d’Hossegor et de Biarritz, les plages très fréquentées d’Anglet ou encore les baies de Saint-Jean-de-Luz et d’Ilbaritz offrent un large choix de lieux de baignade et attirent chaque année de nombreux touristes. Les jeunes locaux ont conscience de leur chance et n’hésitent pas à passer l’été à bronzer et à se retrouver entre le sable chaud et l’eau fraîche de l’océan atlantique.

TOP 1 : Travailler. Beaucoup d’entre nous se moquent de faire du sport, bronzer ou sortir avec leurs amis. Que ce soit en lisant les chefs-d’œuvre de la littérature ou en s’attaquant à des équations difficiles de mathématiques, les jeunes préfèrent préparer la suite de leur scolarité plutôt que de gaspiller du temps dehors à s’exhiber à la plage. Les lycéens n’ont pas tous les mêmes centres d’intérêts, mais se retrouvent autour de ces 5 activités qui sont le plus ressorties lors de notre sondage. Maintenant, un petit jeu les amis : lequel de ces tops est une invention de notre part ?!

Bastien Charlot et Maywan Lacombe

Mai 21

Les arts à l’honneur à Cassin

Carte Blanche. Tel est le titre du spectacle qui s’est déroulé jeudi 4 avril en salle Lebaillif et qui présentait les différentes prestations artistiques du lycée, mêlant Arts plastiques, Musique et Cinéma-Audiovisuel, puisque notre lycée a la chance de proposer à ses élèves à la fois tous ces enseignements. C’était la première fois qu’un événement de ce genre, multiculturel, se produisait au sein du lycée. De 18h à 19h, la soirée était réservée aux internes, puis à 19h arrivaient les parents ; professeurs et élèves étaient également conviés et présents. En premier lieu, deux élèves de l’option cinéma, Nina et Victor, ont présenté cet enseignement et ont montré trois productions de l’année passée. Ces trois films étaient faits par les trois niveaux différents (Terminale, Première et Seconde), encadrés par leurs professeurs, Madame Boin et Monsieur Arozena. L’option musique a ensuite présenté quelques morceaux sous le regard à la fois bienveillant et exigeant de Madame Labadie. Les élèves ont interprété plusieurs morceaux de styles différents, comme « SOS d’un terrien en détresse » de Daniel Balavoine ou « Smell like teen spirit » de Nirvana. Ces prestations étaient assurées au chant comme à l’instrument : guitare, batterie, violon ou flûte traversière. Le public a ensuite été incité à aller voir les œuvres d’Arts plastiques qui avaient été affichées dans l’après-midi par les élèves et leur professeur Madame Terry. Le concert a ensuite repris et s’est terminé par deux morceaux joués par l’ensemble de l’option Musique, « Creep » de Radiohead, ainsi que « Hey Jude » des Beatles.

Impressions sur le spectacle. Le public a émis un avis enthousiaste sur l’ensemble de la soirée et un article assez élogieux dans le Sud-Ouest est paru peu après. Les élèves des options se sont tous fortement impliqués dans cet événement et nous avons ainsi pu découvrir de jeunes talents. Un sourire s’affichait sur beaucoup de visages à la fin du concert. Les élèves quant à eux étaient plutôt satisfaits, mais une petite déception s’est fait sentir chez les élèves d’Arts plastiques, qui ont regretté que leurs œuvres soient exposées dans le couloir derrière la salle et qu’aucune présentation sur cet enseignement n’ait été faite.

Un public nombreux. Un large public était présent ce soir-là, que ce soit les élèves, les professeurs ou les parents. Mais il y avait tout de même plus de monde lors de la deuxième partie car les internes étaient peu nombreux. Mais certains sont tout de mêmes venus soutenir leurs camarades et les encourager. Félicitations à tous !

Esther MANUEL et Fulbert PIEPLU

Mai 15

Edito: mois de mai, fais ce qu’il te plaît ?

L’été approche à grands pas, notamment les grandes vacances ! Mais attendez encore un peu, ne sortez pas encore vos maillots et vos parasols ! Encore un petit effort… Dernière ligne droite avant la liberté ! Bonne chance à tous les élèves de Cassin qui passeront leur bac le mois prochain en espérant que cela sera une réussite !

Mois de mai, mois léger. Merci les Américains ! Grâce à eux, nous avons bien profité de ces deux derniers mercredis fériés pour faire « ce qu’il nous plaît » ! Mais rappelons pourquoi nous bénéficions de ces jours de repos grâce à eux. Mercredi 1er mai, nous avons célébré la fête du travail. Cette journée commémore la journée du 1er mai 1886 où des centaines de milliers de manifestants aux Etats-Unis ont fait grève et ont défilé pour la limitation de la journée de travail à huit heures. C’est seulement en 1947 que le 1er mai a été officiellement déclaré comme jour férié en France. Espérons que vous n’avez pas oublié d’offrir du muguet à tous vos proches en espérant qu’il leur portera chance ! D’où vient cette tradition ? Il faut revenir à l’époque de la Renaissance lorsque le roi de France, Charles IX, reçoit en cadeau un brin de muguet le 1er mai 1560. Dès le 1er mai suivant, le roi se met alors à distribuer des brins de muguet aux dames de la cour en leur disant : « Qu’il en soit fait ainsi chaque année » . Depuis ce jour, cette gentille attention est devenue une coutume. Le mercredi 8 mai était célébrée la victoire des Alliés et en particulier des Américains sur l’Allemagne nazie qui capitule le 8 mai 1945. Il reste encore un dernier jour de repos… ou plutôt deux ! En effet, le jeudi 30 mai, nous fêtons l’Ascension, une fête religieuse et chrétienne. Malgré la laïcité de notre République, nous gardons cette coutume chaque année. Cette fête religieuse célèbre la montée au ciel du Christ. De plus, le vendredi 31 mai, nous faisons le pont, un week-end de quatre jours s’annonce !

Mois de mai, mois pour voter. En effet ce mois-ci, les élections européennes débuteront le jeudi 23 mai et finiront le dimanche 26. En France nous votons traditionnellement le dimanche, mais certains états votent en semaine comme les Pays-Bas, un héritage du temps où le vote y était obligatoire. Retournons aux sources de l’Union Européenne ou plutôt de la CEE (Communauté Économique Européenne) lors de sa création en 1957. Cette union était composée au départ de six états : France, Allemagne, Italie, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas. Elle avait pour but d’éviter de nouveaux conflits et de maintenir la paix entre ces différents pays qui se faisaient encore la guerre 12 ans plus tôt en 1945. Aujourd’hui, on parle désormais d’Union Européenne, instaurée par le traité de Maastricht, entré en vigueur le 1er novembre 1993. Ses institutions siègent dans quatre villes différentes : Bruxelles, Luxembourg, Francfort et Strasbourg. C’est précisément à Strasbourg que siégera le Parlement nouvellement élu. 74 % des 18-24 ans français affirment qu’ils ne voteront pas selon LesEchos.fr. Nous ne le savons peut-être pas mais l’Union Européenne nous aide dans notre quotidien. Par exemple, elle offre des bourses aux étudiants souhaitant poursuivre leurs études à l’étranger dans le cadre du programme Erasmus+, plate forme que tous les étudiants connaissent ! C’est en effet le Parlement européen qui vote le budget de l’Union européenne et donc qui finance nos futures études en dehors de France. Une bonne raison pour aller voter ! Mais pour qui ? Le choix ne manque pas… pas moins de 34 listes se présentent en France dont trois menées par des gilets jaunes souhaitant se présenter à ces élections pour se faire entendre !

Le printemps se termine, et place à la saison des « bronzettes » pour avoir de belles pommettes ! Le compte à rebours des deux mois de vacances est lancé ! Pour terminer, voici le mot de la fin : en mai fais ce qu’il te plaît avant que le mois de juin ne te prenne la main !

Manon Carrion, Olivia Ichas, Agathe Pradier

Mai 15

Coup de cœur, coup de griffe: « Grâce à Dieu », un film qui fait trembler l’Église.

En ce mois de mai, nous allons vous présenter le film de François Ozon, Grâce à Dieu. Ce film est la première œuvre de ce réalisateur portant sur un sujet aussi grave qu’est le viol sur mineurs. Grâce à dieu est un film inspiré de faits réels , ceux de Bernard Preynat sur ses victimes.

Un prêtre pédophile. Le père Preynat est prêtre depuis 1971 dans le diocèse de Lyon. Il est le prêtre de la paroisse et des scouts de Saint-Luc de 1971 à 1991. C’est dans les camps de scoutisme, mouvement de jeunesse catholique, composé majoritairement de garçons, à l’écart des parents, que le père Preynat sévissait sur les jeunes enfants. Néanmoins ces actes pédophiles se sont également prolongés dans la paroisse du Père Preynat.

Une association de victimes. Alexandre Dussault et Pierre-Emmanuel Germain-Thill, deux victimes du père Preynat ont fondé une association ciation en 2014, « La Parole Libérée ». Cette association possède également un site internet qui recueille plus de quatre cents témoignages de victimes d’agressions sexuelles dont soixante-dix sont des proies du père Preynat.

Un long combat. Ce film aborde tout d’abord la pédophilie du père Preynat et le combat que mènent les victimes contre ce prédateur sexuel qui a une grande emprise sur ses victimes. Il met en scène Alexandre, François et Pierre-Emmanuel qui se battent pour libérer leurs paroles. Ils ont comme objectif de retirer au père Preynat toute activité au contact des enfants. Néanmoins cette lutte sera longue et complexe du fait qu’ils s’attaquent à une institution, l’Église.

Un jugement encore en cours. Le père Preynat est en attente du verdict de son procès pour pédophilie sur mineurs. Il est donc actuellement présumé innocent ; le prêtre a demandé en vain à la justice que le film ne sorte pas avant son jugement définitif. Le Cardinal Barbarin, supérieur écclésiastique du Père Preynat a été jugé coupable en 1ère instance de complicité et de non dénonciation d’agression sexuelle sur mineurs ; cependant il a décidé de faire appel. Le pape François s’est opposé à la démission du Cardinal Barbarin tant que la procédure civile n’était pas achevée. Quant à Bernard Preynat, son procès canonique n’ayant toujours pas eu lieu, il est toujours prêtre, mais pour autant n’a plus aucune activité au sein du diocèse.

Un film qui fait réagir. Le Vatican, représenté par le Pape François a organisé lors de la semaine de la sortie du film un sommet. Ce dernier s’est déroulé sur plusieurs jours et a abordé le sujet des abus sexuels sur mineurs dans l’Eglise catholique. Suite à la sortie de ce film, Régine Maire, la psychologue du diocèse de Lyon, également représentée dans ce film, s’est opposée à sa sortie. Elle juge son rôle trop ambigu dans l’affaire et veut protéger sa vie privée. Les critiques sont par ailleurs unanimes et notent très bien ce film. Le magazine La Croix, pourtant un quotidien ouvertement catholique le qualifie de film bien construit et engagé ; quant au Figaro et à Cinéséries, ils apprécient le traitement rigoureux du sujet de la pédophilie dans l’Eglise.

L’avis de la rédaction. Après avoir vu ce film, nous pouvons affirmer que le réalisateur a réussi avec brio a montré ce qu’il se passe réellement au sein de l’Église, en mettant en scène des personnages caractéristiques et touchants. Ce film est un coup de cœur, montrant le pouvoir de l’Église dans notre société actuelle et ses secrets, ainsi que le combat acharné des victimes fragilisées qui se battent pour libérer leur parole.

Hugo Aribit et Jeanne Quaglia-Wermelinger

Mai 15

Ils l’ont fait ! Le don du sang des Cassinois

Le camion de l’EFS à Cassin

Cassin donne son sang.Le mardi 3 avril, l’EFS, l’Etablissement Français du Sang, à ne pas confondre avec l’ESF, l’Ecole du Ski Français, s’est installé dans la salle Lebaillif afin de récolter le sang des Cassinois ; cela a été l’occasion de faire un pas pour la santé en aidant différents patients ! Seuls les élèves majeurs ainsi que le personnel du lycée ont pu faire un don ; ils ont été 61 ce jour-là à prendre leur courage à 2 mains ou plutôt à tendre leur bras à une des infirmières de l’EFS, mais finalement 53 ont pu être prélevés dont 22 primo-donneurs, qui ont donc donné leur sang pour la première fois. Certains n’ont pas pu donner leur sang à cause de leur état de fatigue ou en raison d’un tatouage fait il y a moins de 4 mois.

Ça va saigner !Le personnel de l’EFS a été présent toute la matinée pour accueillir les donneurs et procéder aux prélèvements. Tout d’abord, les volontaires sont pris en charge par le personnel administratif. Ils remplissent un dossier de santé afin de voir s’ils peuvent donner leur sang puis, par la suite, le personnel de l’EFS leur crée un dossier avec les informations nécessaires pour les recontacter en cas de besoin. Chaque donneur se voit attribuer un numéro unique. Ils sont ensuite orientés vers un médecin qui procède à un examen clinique et les informe sur le don du sang et son déroulement, qui dure environ 10 minutes pendant lesquelles environ 450 ml de sang sont prélevés. Les tubes sont identifiés avec le numéro du donneur et un échantillon de sang est envoyé dans un laboratoire à Bordeaux afin d’être sûr qu’il soit sain et non contaminé par différentes maladies comme le sida par exemple.

La nécessité des dons. En France, il y a 6 millions de donneurs, et 10 000 dons par jour sont nécessaires afin de répondre aux besoins. Presque la moitié des dons, soit 46%, sont utilisés pour soigner les patients atteints de maladies comme les cancers. 1 million de personnes sont soignées grâce aux dons de sang chaque année, comme Léa, une petite fille de 8 ans touchée par une leucémie en 2016 et sauvée par les 24 transfusions sanguines dont elle a bénéficié grâce à de nombreux dons de sang. Dans une interview de Sud-ouest, le père de la fillette dit avoir, à travers cette épreuve, réalisé l’importance de donner son sang . Léa remercie tous les donneurs qui lui ont permis de guérir.

Des élèves volontaires. Nous avons rencontré Camille, une élève de première parmi d’autres qui s’est portée volontaire. Elle nous a confié que c’était son premier don du sang et qu’elle était un peu angoissée parce qu’elle n’aime pas les prises de sang ; cependant, elle l’a fait car cela permet de soigner des personnes, ou même de sauver des vies. Alors si vous êtes courageux et altruiste, tentez de donner votre sang lors de la prochaine collecte de l’EFS et si vous avez des craintes, ne pensez pas au demi-litre de sang que vous perdrez mais plutôt à la petite collation qui vous sera offerte, pour vous aider à le reconstituer. Quoi de mieux pour vous motiver ?

Amélie Ghoulem, Pauline Silva, Flora Yèche

Avr 01

Les préoccupations des Cassinois-es.

             Quelles sont les 5 plus importantes préoccupations des jeunes ? Cette année, après de nombreux mouvements sociaux en France, notamment chez les jeunes, certaines préoccupations sont apparues clairement. Après avoir fait un débat au sein de la rédaction du Marcassin, nous avons retenu celles concernant la scolarité, les problèmes financiers après le lycée, la place des femmes dans la société, la tolérance et l’environnement.

         Un questionnement sur notre rythme scolaire. En cinquième position arrive l’éducation. Beaucoup de jeunes se questionnent sur la suite de leurs études notamment ceux concernés par la réforme du bac 2021. De plus, il faut admettre que les horaires imposés par l’Éducation Nationale sont très chargés sachant que les journées de cours durent environ huit heures et qu’il faut ensuite enchaîner avec les devoirs et les activités extrascolaires, alors que dans certains pays comme l’Espagne, l’Allemagne ou encore la Finlande, les élèves n’ont cours que la matinée, cependant ils ont des vacances bien moins longues que dans notre pays ! Cela mérite réflexion ! C’est, bien après le téléphone, une des raisons de la fatigue chez les jeunes.

         Le début de la galère. A l’heure actuelle, nous dépensons sans compter l’argent de nos premiers «jobs d’été» sans se rendre compte de sa valeur. Mais on peut constater que nous dépensons librement nos «sous» gagnés et surtout que l’on ne peut pas résister à l’envie d’acheter. D’après le site 20 minutes, l’argent est dépensé beaucoup plus précocement aujourd’hui qu’auparavant. En 2015, 37% des étudiants avaient un travail à côté de leurs études, contre 40% aujourd’hui. Mais pourquoi ? Tout simplement parce que la vie étudiante est de plus en plus chère. Etre obligé de travailler pour poursuivre des études apparaît ainsi comme une de nos principales préoccupations, arrivée en 4ème position.

         L’égalité entre les sexes. Arrive en troisième position, la place des femmes dans notre société actuelle. Il faut avouer que venant de Françaises, se «permettre» de critiquer la place des femmes peut être cocasse, quand dans certains pays de notre monde, les femmes viennent il y a seulement quelques années d’obtenir le droit de vote, comme en Arabie Saoudite, où ce droit est en place seulement depuis 2011. Il faut également savoir qu’en Arabie Saoudite également, les femmes n’ont le droit de conduire que depuis seulement deux ans. Néanmoins dans notre pays, quelques points concernant l’égalité hommes-femmes peuvent être nettement améliorés, notamment les différences salariales toujours présentes dans les entreprises privées ; un homme à travail et qualification identiques gagne 22,8 % de plus qu’une femme ! Peu glorieux dans un pays dont la devise républicaine est «Liberté, EGALITE, Fraternité».

         L’acceptation de tous. La tolérance est une chose très importante dans la vie courante, qui préoccupe énormément les jeunes de nos jours qui la placent au second rang de leurs préoccupations. Il se trouve que l’orientation sexuelle, le genre, la couleur de peau, la religion sont source d’intolérance de certains. Le racisme et l’antisémitisme restent encore trop élevés et inquiètent beaucoup. Récemment, le philosophe Alain Finkielkraut a été victime d’insultes antisémites. Dans les rues de Paris, des boîtes aux lettres où Simone Veil y était dessinée ont été recouvertes de croix gammées nazies. Quant à l’homophobie, elle reste présente même si elle a beaucoup diminué. Il faut tout de même retenir que de plus en plus de jeunes acceptent et assument leur homosexualité qui a été longtemps tabou. Quelques élèves au lycée Cassin ne veulent pas garder le genre qu’ils ont depuis la naissance ; la grande majorité de ces personnes sont des filles, les garçons ont eux plus de mal à s’assumer. Bilal Hassani, qui représentera la France à l’Eurovision, a décidé de s’habiller de manière efféminée en se maquillant et en portant des perruques; il fait donc désormais face à l’intolérance et à des attaques violentes notamment sur les réseaux sociaux. Le sexe et le genre sont deux choses différentes, le sexe est quelque chose de biologique, que l’on a à la naissance, mais le genre fait référence aux différences sociales entre homme et femme. C’est pour cette raison que des garçons peuvent se sentir femmes et des femmes hommes .

         Tous à l’eau! Arrive en tête du classement l’environnement. De nombreux lycéens se préoccupent de ce sujet de société. Nous avons pu le voir avec les manifestations à but environnemental lancées par la jeune suédoise Greta Thunberg âgée seulement de 15 ans. C’est d’ailleurs la principale revendication de la manifestation du 15 mars qui s’est déroulée dans de nombreuses villes de France et du monde. Cette manifestation a rassemblé plus d’un million de jeunes dans le monde, dans 125 pays différents. Un des facteurs de la colère générale est la pollution et les gaz à effet de serre qui entraînent le phénomène que nous connaissons tous, le réchauffement climatique. Il génère de nombreux problèmes dont la fonte des glaces. L’Antarctique est notamment très menacé; en effet, les glaciers de ce continent fondent six fois plus vite qu’il y a quarante ans. De ce fait, des territoires entiers notamment des archipels sont menacés par la montée des océans. Et c’est à cause de la fonte des glaciers que de nombreuses espèces sont en voie d’extinction comme l’ours polaire dont le territoire se voit réduit d’année en année. La pollution et les déchets plastiques empoisonnent également les eaux tuant ainsi des espèces comme la tortue ou la baleine. La barrière de corail en Australie, grand patrimoine mondial, est elle aussi menacée de destruction par le réchauffement de la planète.

                                                                          Jeanne Quaglia-Wermelinger, Esther Manuel, Olivia Ichas

Avr 01

Le retour des beaux jours !

      Ah ! Le mois de Mars ! Tous en terrasse, pour déguster vos premières glaces ! C’est déjà le printemps, le retour des beaux jours, la saison des amours. Et si votre cœur est libre ou en déséquilibre, et que vous ne vous êtes pas trop endetté pour la fête du 14 février, alors il est temps d’aller acheter votre maillot de bain pour l’été ! Finies les raclettes et les tartiflettes, enfilez plutôt vos baskets, pour avoir une silhouette d’athlète, et faire votre starlette sur les plages d’Anglet ! Malheureusement, tous vos plans ont été chamboulés en raison de la fête du beignet. En effet, Mardi Gras est passé et vous avez fait trop d’excès, poussé par San Pançar, vous avez laissé le «costard» ! Profitez maintenant du beau temps, mais ne vous réjouissez pas tant, la pollution dérègle nos saisons, et nos classes dirigeantes devraient être plus inquiètes pour notre chère planète !!!

            Ces temps-ci, l’actualité est exhaustive : les dernières nouvelles de la réforme du bac, le retour des djihadistes en France où la situation est déjà tendue avec la montée de l’antisémitisme et ses violences. Enfin, nous vous dévoilerons tout sur cette fête emblématique de Carnaval.

          La forme de la réforme…Vous avez tous évidemment entendu parler de la nouvelle réforme du baccalauréat à laquelle les élèves de Seconde de cette année scolaire n’échapperont pas ! Il n’y aura donc plus de filières comme avant ; un socle commun et des disciplines de spécialités sont ajoutées, mais nous ne vous apprenons rien ! Le chef de l’État, Emmanuel Macron, a enchaîné les débats et s’est attardé plus de 4h30 en Bourgogne, avec près d’un millier de jeunes s’interrogeant sur leur futur et la thématique de la nouvelle réforme du Bac a été abordée. Si la réforme est lancée, de nombreuses interrogations subsistent sur les choix de spécialités à faire, sur les nouveaux programmes, les nouvelles épreuves et ce dès l’an prochain pour l’épreuve anticipée de Français… Nous attendons donc avec impatience des précisions sur ce nouveau bac qui attend les premiers cobayes de cet inédit changement.

          Un retour incertain. Un sujet qui fait débat en ce moment est le retour sur le territoire de djihadistes français, hommes, femmes et leurs enfants. Il serait intéressant de s’attarder sur le destin de ces enfants « de guerre ». Mais était-ce réellement leur choix ? Ces fils et filles de soldats de l’État Islamique ont-ils des responsabilités dans cette guerre ? Effectivement, le sort de ces enfants est encore indécis, étant donné que l’exécutif français n’a pas encore pris parti de les rapatrier ou non en France. C’est ainsi, qu’à l’heure actuelle, ils sont retenus dans des camps en Syrie où leur vie est en danger du fait des conditions difficiles dans lesquelles ils se trouvent. La requête d’une grand-mère de trois de ces enfants dont la demande est de les accueillir en France est encore en cours de jugement. En effet, cette dernière révèle sur France Info : « J’espère, en tant que grand-mère, les serrer dans mes bras et leur donner tout l’amour que je n’ai pas pu leur donner jusqu’à présent. »

         La bête antisémite en pleine résurrection. La flamme haineuse du passé s’est ravivée à travers la montée de l’antisémitisme. Des croix gammées ont été taguées et ont profané les tombes d’un cimetière juif près de Lyon. Elles ont également recouvert à Paris les portraits de Simone Veil, rescapée des camps de la mort nazis. Ces portraits avaient été réalisés par l’artiste Christian Guémy dans le cadre de la «panthéonisation» de cette grande Dame ( le transfert de son cercueil au Panthéon). Le Président Emmanuel Macron a fermement condamné ces actes antisémites. A quand la fin de ces abominations ?

          Une fête gourmande aux significations religieuses. Terminons sur une note un peu plus gaie : le Carnaval. Cette fête popularisée à travers ceux de Rio ou de Nice marque le début du Carême. Le Carême ? Laissez-nous vous expliquer en quoi cela consiste. Mis à part que nous le connaissons pour ses défilés et déguisements extravagants, le Carnaval a une signification religieuse et chrétienne. Tout d’abord, Carnaval vient du latin « carnelevare» qui signifie enlever (levare) la viande (carne). Cette fête voit les chrétiens manger en quantité et SURTOUT GRAS, avant d’entamer la phase du Carême qui dure quarante jours jusqu’à Pâques pendant laquelle les chrétiens mangent plus «maigre», «en enlevant la viande» dans un esprit de jeûne et d’abstinence. Voilà ! Vous savez pourquoi il est de tradition de faire quelques excès pour Mardi Gras et de se défouler pour Carnaval !

               Et maintenant si vous avez terminé cet Édito, n’oubliez pas d’aller faire un petit tour vers les nouveaux articles des différentes rubriques !!! Par la suite, pensez à sortir et jouir du temps assez clément en ce moment, d’en profiter mais également de s’en inquiéter.

                                                                                         Emma Lechardoy, Camille Leclerq et Pauline Silva

Avr 01

De « la guerre des boutons » au darknet

      Dark net, dark web, deep web… L’internet obscur et profond, identifié sous le nom de darknet, est une face cachée d’Internet qui est connue de nombreuses personnes, mais peu d’entre elles s’y sont aventurées. Le darknet est inquiétant et mystérieux. Il possède une mauvaise réputation en raison des trafics de produits illicites et des activités sulfureuses qui s’y répandent, mais parfois, son aspect mystérieux attire les adolescents les plus curieux.

                                                                                             https://blog.nordnet.com/loeil-sur-le-web

       Des produits illicites. Le darknet est un Internet classique, on peut y trouver des sites, blogs,… et même certains réseaux sociaux comme facebook. Mais on y trouve aussi certains sites aux activités illégales telles que la diffusion d’images pédophiles, la vente de produits stupéfiants, d’armes, d’organes, de produits de contrefaçon ( faux médicaments, faux papiers).

       L’accès au deep web. Plusieurs réseaux cryptés forment cet univers qu’est le darknet. Cet internet parallèle assure à ses utilisateurs l’anonymat. Le bitcoin qui est une cryptomonnaie y remplace les monnaies officielles. L’accès à cet espace se fait par le téléchargement d’un logiciel spécifique permettant à son utilisateur de naviguer dans cet espace dangereux et obscur.

Un réseau qui attire les adolescents. En effet, parmi les activités proposées par ces sites garantissant l’anonymat, la vente de produits stupéfiants attire les adolescents. Des activités comme le recrutement de l’Etat islamique ou la diffusion de l’idéologie nazie prolifèrent sur ces sites et embrigadent donc certains jeunes en perte de repère dans notre société. L’adolescent, étant dans une période durant laquelle il est dans une situation plus fragile, peut donc se retrouver dans une situation dangereuse et illégale.

     Un marché noir sous surveillance des autorités. Des agents de police spécialisés, notamment ceux du FBI américain (Fédéral Bureau of Investigation) ou du C3N français (centre de lutte contre la criminalité numérique), parcourent quotidiennement le darknet et traquent les erreurs d’anonymat pour remonter jusqu’aux trafiquants et utilisateurs du darknet.

       Des risques réels. En effet, le darknet présente des risques pour ses utilisateurs qui pourraient les marquer à vie en visionnant des vidéos ou des contenus d’une grande violence. De plus, il les expose bien sûr aussi à des poursuites pénales lorsqu’ ils s’y livrent à des activités illégales.

                                                                                                                                Maywan Lacombe et Hugo Aribit