Avr 01

Les préoccupations des Cassinois-es.

             Quelles sont les 5 plus importantes préoccupations des jeunes ? Cette année, après de nombreux mouvements sociaux en France, notamment chez les jeunes, certaines préoccupations sont apparues clairement. Après avoir fait un débat au sein de la rédaction du Marcassin, nous avons retenu celles concernant la scolarité, les problèmes financiers après le lycée, la place des femmes dans la société, la tolérance et l’environnement.

         Un questionnement sur notre rythme scolaire. En cinquième position arrive l’éducation. Beaucoup de jeunes se questionnent sur la suite de leurs études notamment ceux concernés par la réforme du bac 2021. De plus, il faut admettre que les horaires imposés par l’Éducation Nationale sont très chargés sachant que les journées de cours durent environ huit heures et qu’il faut ensuite enchaîner avec les devoirs et les activités extrascolaires, alors que dans certains pays comme l’Espagne, l’Allemagne ou encore la Finlande, les élèves n’ont cours que la matinée, cependant ils ont des vacances bien moins longues que dans notre pays ! Cela mérite réflexion ! C’est, bien après le téléphone, une des raisons de la fatigue chez les jeunes.

         Le début de la galère. A l’heure actuelle, nous dépensons sans compter l’argent de nos premiers «jobs d’été» sans se rendre compte de sa valeur. Mais on peut constater que nous dépensons librement nos «sous» gagnés et surtout que l’on ne peut pas résister à l’envie d’acheter. D’après le site 20 minutes, l’argent est dépensé beaucoup plus précocement aujourd’hui qu’auparavant. En 2015, 37% des étudiants avaient un travail à côté de leurs études, contre 40% aujourd’hui. Mais pourquoi ? Tout simplement parce que la vie étudiante est de plus en plus chère. Etre obligé de travailler pour poursuivre des études apparaît ainsi comme une de nos principales préoccupations, arrivée en 4ème position.

         L’égalité entre les sexes. Arrive en troisième position, la place des femmes dans notre société actuelle. Il faut avouer que venant de Françaises, se «permettre» de critiquer la place des femmes peut être cocasse, quand dans certains pays de notre monde, les femmes viennent il y a seulement quelques années d’obtenir le droit de vote, comme en Arabie Saoudite, où ce droit est en place seulement depuis 2011. Il faut également savoir qu’en Arabie Saoudite également, les femmes n’ont le droit de conduire que depuis seulement deux ans. Néanmoins dans notre pays, quelques points concernant l’égalité hommes-femmes peuvent être nettement améliorés, notamment les différences salariales toujours présentes dans les entreprises privées ; un homme à travail et qualification identiques gagne 22,8 % de plus qu’une femme ! Peu glorieux dans un pays dont la devise républicaine est «Liberté, EGALITE, Fraternité».

         L’acceptation de tous. La tolérance est une chose très importante dans la vie courante, qui préoccupe énormément les jeunes de nos jours qui la placent au second rang de leurs préoccupations. Il se trouve que l’orientation sexuelle, le genre, la couleur de peau, la religion sont source d’intolérance de certains. Le racisme et l’antisémitisme restent encore trop élevés et inquiètent beaucoup. Récemment, le philosophe Alain Finkielkraut a été victime d’insultes antisémites. Dans les rues de Paris, des boîtes aux lettres où Simone Veil y était dessinée ont été recouvertes de croix gammées nazies. Quant à l’homophobie, elle reste présente même si elle a beaucoup diminué. Il faut tout de même retenir que de plus en plus de jeunes acceptent et assument leur homosexualité qui a été longtemps tabou. Quelques élèves au lycée Cassin ne veulent pas garder le genre qu’ils ont depuis la naissance ; la grande majorité de ces personnes sont des filles, les garçons ont eux plus de mal à s’assumer. Bilal Hassani, qui représentera la France à l’Eurovision, a décidé de s’habiller de manière efféminée en se maquillant et en portant des perruques; il fait donc désormais face à l’intolérance et à des attaques violentes notamment sur les réseaux sociaux. Le sexe et le genre sont deux choses différentes, le sexe est quelque chose de biologique, que l’on a à la naissance, mais le genre fait référence aux différences sociales entre homme et femme. C’est pour cette raison que des garçons peuvent se sentir femmes et des femmes hommes .

         Tous à l’eau! Arrive en tête du classement l’environnement. De nombreux lycéens se préoccupent de ce sujet de société. Nous avons pu le voir avec les manifestations à but environnemental lancées par la jeune suédoise Greta Thunberg âgée seulement de 15 ans. C’est d’ailleurs la principale revendication de la manifestation du 15 mars qui s’est déroulée dans de nombreuses villes de France et du monde. Cette manifestation a rassemblé plus d’un million de jeunes dans le monde, dans 125 pays différents. Un des facteurs de la colère générale est la pollution et les gaz à effet de serre qui entraînent le phénomène que nous connaissons tous, le réchauffement climatique. Il génère de nombreux problèmes dont la fonte des glaces. L’Antarctique est notamment très menacé; en effet, les glaciers de ce continent fondent six fois plus vite qu’il y a quarante ans. De ce fait, des territoires entiers notamment des archipels sont menacés par la montée des océans. Et c’est à cause de la fonte des glaciers que de nombreuses espèces sont en voie d’extinction comme l’ours polaire dont le territoire se voit réduit d’année en année. La pollution et les déchets plastiques empoisonnent également les eaux tuant ainsi des espèces comme la tortue ou la baleine. La barrière de corail en Australie, grand patrimoine mondial, est elle aussi menacée de destruction par le réchauffement de la planète.

                                                                          Jeanne Quaglia-Wermelinger, Esther Manuel, Olivia Ichas

Avr 01

Le retour des beaux jours !

      Ah ! Le mois de Mars ! Tous en terrasse, pour déguster vos premières glaces ! C’est déjà le printemps, le retour des beaux jours, la saison des amours. Et si votre cœur est libre ou en déséquilibre, et que vous ne vous êtes pas trop endetté pour la fête du 14 février, alors il est temps d’aller acheter votre maillot de bain pour l’été ! Finies les raclettes et les tartiflettes, enfilez plutôt vos baskets, pour avoir une silhouette d’athlète, et faire votre starlette sur les plages d’Anglet ! Malheureusement, tous vos plans ont été chamboulés en raison de la fête du beignet. En effet, Mardi Gras est passé et vous avez fait trop d’excès, poussé par San Pançar, vous avez laissé le «costard» ! Profitez maintenant du beau temps, mais ne vous réjouissez pas tant, la pollution dérègle nos saisons, et nos classes dirigeantes devraient être plus inquiètes pour notre chère planète !!!

            Ces temps-ci, l’actualité est exhaustive : les dernières nouvelles de la réforme du bac, le retour des djihadistes en France où la situation est déjà tendue avec la montée de l’antisémitisme et ses violences. Enfin, nous vous dévoilerons tout sur cette fête emblématique de Carnaval.

          La forme de la réforme…Vous avez tous évidemment entendu parler de la nouvelle réforme du baccalauréat à laquelle les élèves de Seconde de cette année scolaire n’échapperont pas ! Il n’y aura donc plus de filières comme avant ; un socle commun et des disciplines de spécialités sont ajoutées, mais nous ne vous apprenons rien ! Le chef de l’État, Emmanuel Macron, a enchaîné les débats et s’est attardé plus de 4h30 en Bourgogne, avec près d’un millier de jeunes s’interrogeant sur leur futur et la thématique de la nouvelle réforme du Bac a été abordée. Si la réforme est lancée, de nombreuses interrogations subsistent sur les choix de spécialités à faire, sur les nouveaux programmes, les nouvelles épreuves et ce dès l’an prochain pour l’épreuve anticipée de Français… Nous attendons donc avec impatience des précisions sur ce nouveau bac qui attend les premiers cobayes de cet inédit changement.

          Un retour incertain. Un sujet qui fait débat en ce moment est le retour sur le territoire de djihadistes français, hommes, femmes et leurs enfants. Il serait intéressant de s’attarder sur le destin de ces enfants « de guerre ». Mais était-ce réellement leur choix ? Ces fils et filles de soldats de l’État Islamique ont-ils des responsabilités dans cette guerre ? Effectivement, le sort de ces enfants est encore indécis, étant donné que l’exécutif français n’a pas encore pris parti de les rapatrier ou non en France. C’est ainsi, qu’à l’heure actuelle, ils sont retenus dans des camps en Syrie où leur vie est en danger du fait des conditions difficiles dans lesquelles ils se trouvent. La requête d’une grand-mère de trois de ces enfants dont la demande est de les accueillir en France est encore en cours de jugement. En effet, cette dernière révèle sur France Info : « J’espère, en tant que grand-mère, les serrer dans mes bras et leur donner tout l’amour que je n’ai pas pu leur donner jusqu’à présent. »

         La bête antisémite en pleine résurrection. La flamme haineuse du passé s’est ravivée à travers la montée de l’antisémitisme. Des croix gammées ont été taguées et ont profané les tombes d’un cimetière juif près de Lyon. Elles ont également recouvert à Paris les portraits de Simone Veil, rescapée des camps de la mort nazis. Ces portraits avaient été réalisés par l’artiste Christian Guémy dans le cadre de la «panthéonisation» de cette grande Dame ( le transfert de son cercueil au Panthéon). Le Président Emmanuel Macron a fermement condamné ces actes antisémites. A quand la fin de ces abominations ?

          Une fête gourmande aux significations religieuses. Terminons sur une note un peu plus gaie : le Carnaval. Cette fête popularisée à travers ceux de Rio ou de Nice marque le début du Carême. Le Carême ? Laissez-nous vous expliquer en quoi cela consiste. Mis à part que nous le connaissons pour ses défilés et déguisements extravagants, le Carnaval a une signification religieuse et chrétienne. Tout d’abord, Carnaval vient du latin « carnelevare» qui signifie enlever (levare) la viande (carne). Cette fête voit les chrétiens manger en quantité et SURTOUT GRAS, avant d’entamer la phase du Carême qui dure quarante jours jusqu’à Pâques pendant laquelle les chrétiens mangent plus «maigre», «en enlevant la viande» dans un esprit de jeûne et d’abstinence. Voilà ! Vous savez pourquoi il est de tradition de faire quelques excès pour Mardi Gras et de se défouler pour Carnaval !

               Et maintenant si vous avez terminé cet Édito, n’oubliez pas d’aller faire un petit tour vers les nouveaux articles des différentes rubriques !!! Par la suite, pensez à sortir et jouir du temps assez clément en ce moment, d’en profiter mais également de s’en inquiéter.

                                                                                         Emma Lechardoy, Camille Leclerq et Pauline Silva

Avr 01

De « la guerre des boutons » au darknet

      Dark net, dark web, deep web… L’internet obscur et profond, identifié sous le nom de darknet, est une face cachée d’Internet qui est connue de nombreuses personnes, mais peu d’entre elles s’y sont aventurées. Le darknet est inquiétant et mystérieux. Il possède une mauvaise réputation en raison des trafics de produits illicites et des activités sulfureuses qui s’y répandent, mais parfois, son aspect mystérieux attire les adolescents les plus curieux.

                                                                                             https://blog.nordnet.com/loeil-sur-le-web

       Des produits illicites. Le darknet est un Internet classique, on peut y trouver des sites, blogs,… et même certains réseaux sociaux comme facebook. Mais on y trouve aussi certains sites aux activités illégales telles que la diffusion d’images pédophiles, la vente de produits stupéfiants, d’armes, d’organes, de produits de contrefaçon ( faux médicaments, faux papiers).

       L’accès au deep web. Plusieurs réseaux cryptés forment cet univers qu’est le darknet. Cet internet parallèle assure à ses utilisateurs l’anonymat. Le bitcoin qui est une cryptomonnaie y remplace les monnaies officielles. L’accès à cet espace se fait par le téléchargement d’un logiciel spécifique permettant à son utilisateur de naviguer dans cet espace dangereux et obscur.

Un réseau qui attire les adolescents. En effet, parmi les activités proposées par ces sites garantissant l’anonymat, la vente de produits stupéfiants attire les adolescents. Des activités comme le recrutement de l’Etat islamique ou la diffusion de l’idéologie nazie prolifèrent sur ces sites et embrigadent donc certains jeunes en perte de repère dans notre société. L’adolescent, étant dans une période durant laquelle il est dans une situation plus fragile, peut donc se retrouver dans une situation dangereuse et illégale.

     Un marché noir sous surveillance des autorités. Des agents de police spécialisés, notamment ceux du FBI américain (Fédéral Bureau of Investigation) ou du C3N français (centre de lutte contre la criminalité numérique), parcourent quotidiennement le darknet et traquent les erreurs d’anonymat pour remonter jusqu’aux trafiquants et utilisateurs du darknet.

       Des risques réels. En effet, le darknet présente des risques pour ses utilisateurs qui pourraient les marquer à vie en visionnant des vidéos ou des contenus d’une grande violence. De plus, il les expose bien sûr aussi à des poursuites pénales lorsqu’ ils s’y livrent à des activités illégales.

                                                                                                                                Maywan Lacombe et Hugo Aribit

Mar 24

Classe / pas classe

Classe : se rendre chez le coiffeur la veille de la photo de classe. Pas classe : avoir un énorme bouton sur le front le lendemain.

Classe : se préparer pendant des mois pour une compétition. Pas classe : se blesser la veille.

Classe : présenter son diaporama de TPE. Pas classe : ne pas réussir à l’ouvrir au bon format.

Classe : s’inscrire à un voyage scolaire à l’étranger au lycée. Pas classe : s’apercevoir la veille du départ que sa carte d’identité est périmée.

Classe : flasher sur une fille. Pas classe : la découvrir au bras de son meilleur pote.

Classe : manifester son désaccord avec une réforme en bloquant son lycée. Pas classe : être rentré chez soi à 10 heures.

Classe : manifester sa volonté de changer le climat. Pas classe : en restant dans son lit.

Classe : acheter une montre pour les devoirs sur table. Pas classe : l’oublier sur son bureau.

Classe : faire le Père-Cent le jeudi. Pas classe : avoir DST le vendredi.

Classe : être présent au DST le vendredi. Pas classe : ne pas arriver à lire les consignes.

Classe : protester contre le harcèlement. Pas classe : tenir des propos homophobes deux secondes plus tard.

Classe : sortir ses plus belles chaussures pour venir au lycée. Pas classe : marcher dans une… déjection canine juste avant d’arriver au lycée.

Classe : acheter tous les meilleurs joueurs de football de la planète. Pas classe : se faire éliminer tous les ans en huitièmes de finale d’une simple coupe d’Europe des clubs.

Max Bru et Andoni Castéra

Mar 24

Le Mexique arrive en France…!

       Une passion pour le voyage. Isis Lara Alcaraz, notre assistante d’espagnol, est ici en France depuis septembre. Avant de s’installer à Bayonne, elle a découvert différentes villes de France, comme Paris, Lyon, Toulouse ou encore Grenoble, avec plusieurs de ses camarades étudiantes. Isis est née à Mexico et a vécu avec sa famille à Colima, au bord du Pacifique. Elle a choisi la France comme lieu de destination car elle aime voyager dans d’autres pays, découvrir d’autres cultures et se détacher de ses habitudes. La culture française lui plaît d’abord car les personnes qu’elle rencontre sont gentilles et polies. Elle apprécie également la nourriture : « J’aime beaucoup le pain, le fromage… » Selon elle, la langue française est riche mais dure à apprendre.

                Pero, como convertirse en asistente ? Alors qu’elle était en licence de langues, Isis a dû passer un concours pour obtenir une certification en français : sur 400 personnes, il n’y en a que 130 qui sont retenues. Elle a réussi ¡felicitación! Elle a ensuite déposé sa demande de candidature en ligne auprès du ministère de l’Éducation nationale en France, puis elle a passé un entretien avec des professeurs de langue. Un assistant en langue gagne environ 1000 euros par mois, selon le site glassdoor. Tous les assistants ont le choix de vivre à Cassin dans un internat à part, ou bien à l’extérieur du lycée dans leur propre appartement. Isis a pour sa part choisi de vivre au sein l’établissement, et doit payer un dédommagement pour sa chambre.

                Un métier très bavard. Isis nous a expliqué qu’être assistant consiste à aider les élèves à améliorer leur espagnol avec des exercices oraux. Elle communique beaucoup avec les élèves et les aide en espagnol. Elle fait aussi découvrir différents aspects culturels propres à son pays à l’aide de diaporamas et fait remplir des feuilles aux élèves pour qu’ils s’exercent aussi à l’écrit. Isis les assiste dans ces travaux, fait la traduction, explique en espagnol, parfois en français, mais plus rarement. Pour le moment, Isis, forte de cette expérience, souhaite devenir professeur de français. Ou bien elle se dirigera dans un domaine complètement différent : la boulangerie ! Pour faire du pain français ?!

Manon Carrion et Amélie Ghoulem

Mar 24

Le conseil de Mme Imbernon

       Avec ces giboulets de mars, quoi de mieux que de se blottir sur son canapé accompagné d’un livre passionnant ? Grâce à Mme Imbernon, ce rêve peut devenir réalité ! Ce professeur d’espagnol dans notre lycée a choisi de nous parler d’une œuvre qu’elle a découverte lors d’une discussion entre collègues. Il s’agit de Petit pays, écrit par Gael Faye et publié le 24 août 2016. Ce livre a remporté un grand succès : il a été vendu à plus de 400000 exemplaires en 2016 et récompensé du Prix Goncourt des lycéens la même année.

         Un artiste né. Le nom de Gael Faye ne vous est peut-être pas inconnu… En effet, cet artiste est un auteur, compositeur et interprète de rap. Il a composé d’abord une chanson appelée également « Petit pays » avant d’écrire son livre où les mêmes thèmes sont abordés. Mme Imbernon a été très surprise par cet auteur et chanteur français, qu’elle ne connaissait ni en tant qu’écrivain ni en tant que rappeur. Elle nous a confié qu’elle appréciait ses chansons grâce à « l’écriture du texte et le mélange de textes semi-parlés, semi-chantés. » Et le livre a été pour elle « une lecture savoureuse et poétique comme peut l’être une chanson de rap ».

                Une histoire poignante, inspirée de faits réels de l’auteur. L’histoire se passe en 1993. Le personnage principal est un jeune garçon âgé de dix ans, Gaby, qui vit avec ses deux parents et sa sœur en Afrique de l’Est, au Burundi (cf. l’encadré ci-dessous). Mais un jour, Gaby va devoir supporter la séparation de ses parents et le ravage de son pays à cause de la guerre civile burundaise.

Les conflits latents entre Tutsis et Hutus, deux ethnies de la région des Grands Lacs africains, ont débouché sur la guerre civile burundaise en 1993 et sur le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994, qui coûta la vie de près d’un million de victimes au Rwanda, essentiellement Tutsis. Au Burundi, des milliers de civils tutsis ont été massacrés par les Hutus. Puis l’armée a réagi très violemment et a engagé une répression très dure et le massacre des Hutus : au total, 50 000 à 100 000 personnes (à majorité des Hutus) ont été tuées au Burundi.

D’après Mme Imbernon, les points forts de ce livre sont d’abord ses principaux thèmes : à travers les yeux du personnage, nous découvrons le questionnement d’un jeune enfant, son voyage, ses amitiés, son amour de la nature, sa fuite loin de cette guerre très violente qui a duré de 1993 à 2000, sa famille, la perte de raison de sa mère, la fuite vers la France et son arrivée dans une famille d’accueil, les relations entre les hommes blancs et les hommes noirs. Nous voyons ainsi la naïveté et l’innocence de Gaby s’envoler au cours des événements tragiques qui ont ensanglanté son pays et le Rwanda voisin.

                Une remise en question de notre humanité. La professeure d’espagnol affirme que Petit pays est une véritable œuvre littéraire, grâce à laquelle le lecteur peut se poser de grandes questions sur la civilisation, sur le rapport entre les hommes, sur le racisme, sur la violence. Tous les sujets évoqués le sont à travers les yeux d’un enfant, mais ce sont des thèmes qui touchent tout le monde, et d’autant plus qu’ils sont abordés par un enfant contraint de vivre des expériences déjà douloureuses pour des adultes.

                Merci à Madame Imbernon pour ce précieux conseil ! Nous n’avons plus qu’à courir le plus vite possible au CDI pour emprunter Petit pays ! Bonne lecture à tous !

                                                                                                                       Agathe Pradier et Flora Yèche

Mar 24

Être surveillant à Cassin

        Un métier à part entière. Les « pions », les « surveillants » : ce sont les surnoms les plus populaires donnés à ceux qui exercent ce métier, mais peu savent que la véritable appellation de cette profession est « assistant d’éducation ». Ils sont quatorze au lycée, sont engagés sur C.V. et avec un entretien et sont  « encadrés » par M. Zurell, un des C.P.E du lycée. Les assistants d’éducation sont indispensables au bon fonctionnement de notre établissement et leurs tâches sont multiples, du traitement des absences à la surveillance de l’internat. Leur salaire moyen est de 1520 euros par mois. Au sein du lycée, aucun des surveillants ne fait d’étude en alternance, mais certains d’entre eux préparent des concours, d’autres pratiquent ce travail comme un métier à part entière.

            Les dernières recrues du lycée. Nous avons interrogé les deux dernières recrues de la « brigade » de surveillants de Cassin : Annabelle, travaillant ici de puis le 7 janvier 2019, et Marc, dans nos murs depuis le 4 mars 2019. Ces deux surveillants ne font pas d’étude en parallèle et ce cas se généralise, alors qu’autrefois, les assistants d’éducation étaient exclusivement des étudiants alternant les études et cette activité pour avoir une source de revenu, nous a expliqué M. Zurell.

            Premières impressions. Annabelle et Marc nous ont présenté les avantages et inconvénients de la fonction d’assistant d’éducation. Les principaux points forts sont pour eux les horaires agréables et le contact avec les élèves, qu’ils trouvent sympathiques pour la plupart d’entre eux. Le principal inconvénient est à leurs yeux la fatigue qui peut s’accumuler, notamment quand on travaille en plus à l’internat. Ils nous ont aussi confié que la différence la plus flagrante entre le lycée Cassin et leurs anciens, c’est le nombre impressionnant de disciplines et d’infrastructures spécialisées disponibles dans notre lycée : dans leurs anciens établissements, pas d’options Russe, Chinois, pas de pôles sportifs, de cafeteria ou encore de mur à gauche.

            Nous leur souhaitons de passer de bonnes années au sein de notre établissement et de s’épanouir personnellement et professionnellement.

                                                                                                                               Fulbert Pieplu et Bastien Charlot

Fév 05

Classe / Pas classe

Classe : attendre avec impatience les vacances. Pas classe : tomber malade le premier jour.

Classe : acheter tous ses cadeaux pour Noël. Pas classe : ne plus avoir de papier cadeau.

Classe : recevoir de beaux habits à Noël. Pas classe : qu’ils rétrécissent au premier lavage.

Classe : préparer une fête pour le premier de l’An avec ses amis. Pas classe : devoir rester avec ses parents.

Classe : danser toute la soirée du réveillon. Pas classe : se retrouver avec un bras en écharpe le lendemain.

Classe : ne pas se soucier du lycée pendant les vacances. Pas classe : être débordé(e) le dernier week-end.

Classe : être en Seconde et n’avoir aucun examen à la fin de l’année. Pas classe : tomber sur la réforme du bac l’année  d’après.

Classe : préparer un diaporama pour un exposé. Pas classe : tout perdre au dernier moment.

Classe : aller à une manifestation sans aucune intention de violence. Pas classe : repartir avec la mâchoire broyée.

Classe : être motivé(e) pour faire un devoir sur l’ordinateur au lycée. Pas classe : tous les ordinateurs sont pris.

Classe : être enfin dans une bonne classe. Pas classe : devoir changer l’année suivante.

Classe : se charger de l’article « Classe / Pas classe ». Pas classe : être en panne d’inspiration.

Maywan Lacombe et Esther Manuel

Fév 05

Une nouvelle année qui commence sur les chapeaux de roues !

        Bonne année à vous, bonne santé, et beaucoup de réussite ! En avant les résolutions de 2019, en espérant que vous les tiendrez jusqu’au bout ! Terminées les vacances, terminée la magie de Noël, terminés les énormes repas des fêtes, les boîtes de chocolat, les séries à regarder d’une traite en une seule journée, les siestes au coin du feu, les parties de belote avec le papy Jean… maintenant, au travail !

         Retour sur 2018. Le mois de décembre a été assez mouvementé, avec les nombreuses manifestations des gilets jaunes et, en ce qui concerne plus particulièrement le Pays basque, la venue de notre président de la République… ou pas ! En effet, le président devait se déplacer le mardi 18 décembre à Biarritz pour la préparation du G7 qui aura lieu fin août 2019, mais il a finalement annulé sa venue. Rappelons que le « Groupe des sept », ou G7, est le groupe autoproclamé de discussion et de partenariat économique des sept pays réputés pour être les plus grandes puissances économiques du monde occidental : États-Unis, Allemagne, Royaume-Uni, France, Japon, Canada, et Italie. C’est le ministre des affaires étrangères et de l’Europe, Jean Yves Le Drian, qui l’a remplacé au dernier moment. Et ce mardi 18 décembre à Biarritz, le mouvement de gilets jaunes, comportant environ 200 personnes d’après Sud-Ouest, s’est réunis même si le président de la République ne venait pas, pour se faire entendre. Des CRS étaient présents, ont dû lancer des lacrymogènes et ont tiré des balles de défense. Ces tirs peuvent être extrêmement dangereux puisqu’une ancienne élève du lycée Cassin, Lola, a été grièvement blessée par un tir au visage. Cette jeune étudiante en art a aussitôt été amenée à l’hôpital car son visage a été défiguré : mâchoire cassée, des dents fissurées et la joue ouverte. Le lendemain, une manifestation en soutien à Lola a été organisée : il y avait deux fois plus de monde que la veille. Ses camarades d’études d’art ont ouvert une cagnotte en ligne pour soutenir sa famille. Plus de 5000 euros ont déjà été récoltés. Nous souhaitons à Lola un très bon rétablissement.

         Les vœux de 2019 ! En ce début d’année, les élèves du lycée doivent faire des choix importants sur les enseignements de spécialité grâce à la nouvelle réforme. Ces vœux pour l’année prochaine sont très importants ! Alors renseignez-vous, discutez-en avec votre famille, interrogez vos professeurs, consultez le Conseiller d’orientation, questionnez votre vétérinaire, demandez son avis à votre pharmacien, à votre chien, à votre doudou, à votre petit doigt, à votre voyant préféré, au marabout du coin,… Vous pouvez même tester grâce à l’Onisep ce vers quoi peuvent vous mener vos choix d’enseignements de spécialité : tapez www.horizons2021.fr !

Manon Carrion et Agathe Pradier

Fév 05

Muse, une simulation de rock ?

               Après un album de rap, le journal du lycée décide de présenter un album de pop-rock : Simulation theory de Muse. L’album sorti le 9 novembre 2018 est disponible en plusieurs versions : CD, vinyle et super deluxe. La version super deluxe contient deux CD, deux vinyles transparents 12 tours, un livret relié de 20 pages et des impressions d’art à l’allure futuriste dignes du groupe. L’album comprend 11 chansons, qui ne sont pas sans rappeler sa pochette de science-fiction du fait des thèmes abordés et des sonorités employées. Le nombre d’effets à la guitare et à la batterie fait d’ailleurs qu’il est difficile de comprendre l’album à la première écoute. Mais au fil du temps on s’y fait et le plaisir est de retour. Les chansons se valent presque toutes, mais trois sortent tout de même du lot : « Get Up and Fight » , « Thought Contagion » et « Pressure », qui correspondent tout à fait au style qu’on leur connaît et auquel Muse nous a habitué au fil de ces dernières années. Le chanteur dit que cet album est en continuité avec les autres parce qu’il suit les évolutions de leur état d’esprit au fil des années comme avec l’album Drones (5 juin 2015), symbolisant la guerre à distance. La pochette ici reprend les coloris des années 80 qui font penser à des néons. Ce nouveau venu est assez mal accueilli par les critiques, mais les 96% de « j’aime » sur google ne trompent pas : cet album a beaucoup à offrir grâce au nouveau style qu’adopte progressivement Muse.

Fulbert Pieplu