Manuela Simula

« Un bon médiateur doit savoir écouter. » 

Son métier consiste à partager son temps entre les activités de Cap Sciences et celles de Cap Archéo. Ce métier implique des pratiques, des approches et des attitudes dont l’objectif est de rendre accessible les sciences au plus grand nombre. Mais son travail ne se réduit pas seulement à la diffusion de savoirs scientifiques, elle doit être capable de mettre en relation les sciences et la société, de créer des liens et de faciliter les échanges.

Elle imagine des outils, des ateliers, des expositions, des expériences de visite. Sa profession l’amène à travailler avec des publics très différents. L’une des compétences principales est la bonne connaissance des publics, mais aussi de les faire évoluer et d’évoluer elle-même.

Pour être à l’aise avec des groupes il faut un bon entraînement pour vaincre sa timidité.

Enfant, elle voulait devenir journaliste de presse, mais arrivée au lycée sa passion pour l’archéologie s’est manifestée.

A l’université elle a choisi de prendre la filière qui lui a permis de devenir archéologue. Pendant ses études en cherchant un travail elle est tombée sur une annonce de Cap Sciences qui recrutait des animateurs avec un profil d’archéologue. Sa candidature a été retenue.

Ce qui l’a poussée à faire ce métier est un mélange de curiosité, défi et chance.

Elle aime beaucoup son métier et n’envisage pas de le quitter, elle ne le trouve pas redondant car il demande beaucoup de créativité qui évolue en permanence et le public change aussi.

Chaque jour est différent et ses missions sont riches et variées : « les personnes que je rencontre me font évoluer, c’est ce qui me motive ». Les points négatifs de son métier sont les animations qui ne réussissent pas et la non-reconnaissance du métier.

«La devise d’un médiateur est : polyvalence et adaptation.»

Les événements accidentels vont des groupes qui arrivent en retard, à l’interactif qui ne marche pas juste au moment où vous le présentez, en passant par l’alarme incendie qui se déclenche au milieu d’une animation.

L’important est de faire face à des situations inattendues en gardant son calme et en affichant son meilleur sourire !

Manuela nous a raconté une anecdote : « Il y a quelques années, à l’occasion du Sciences Days Palestine , j’ai été missionnée par Cap Sciences pour proposer des ateliers sur la céramologie en Israël. Pour les animer, je disposais d’une mallette pédagogique. Une sorte de labo aurait dû être embarqué dans le même avion que moi comme bagage en soute. Maintenant, imaginez-vous d’atterrir à 5h du matin à l’aéroport, d’aller chercher votre valise et, après une longue attente devant le tapis roulant, de vous rendre compte que votre mallette n’est pas là. Problème : vous ne parlez pas anglais, vous ne parlez pas l’hébreu, vous démarrez votre circuit d’atelier à 9h et vous n’avez pas de matériel d’animation, ni d’espoir de le récupérer à temps. Rappelez vous notre devise: Polyvalence et Adaptation. Un bon animateur ne se décourage pas il a toujours un plan de secours ajoutez-y de la créativité et maîtrise en soi et vous serez toujours à la hauteur de la situation. » 

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