Marc Antoine et Auguste, face au tribunal des dieux -Agôn satirique

Sur le Mont Olympe , dans le tribunal divin. Sont assis bon nombre de dieux : Jupiter qui tient comme à son habitude un éclair dans sa main, Pluton retient cerbère de commettre un véritable carnage. Mars jongle avec sa lance sans tenter de cacher son impatience, Vénus dévore Mars du regard, Vulcain l’observe avec jalousie. Phébus se recoiffe devant son miroir qui semble greffé à son bras,.Neptune essaie tant bien que mal de se sécher avec un mouchoir tendu par Mercure qui grimace de dégoût à l’odeur de poisson séché. Cérès, Vesta discute avec Junon de la toge trop courte de Vénus, Minerve et Diane se racontent leurs derniers exploits en chasse. Bacchus, ivre, se moque de Phébus.

Pluton : Mes chers confrères, nous sommes réunis aujourd’hui pour discuter du sort de Marc Antoine. Pour la descente au tartare, le divin Auguste, et pour les Champs-Élysées, Antoine assurera sa propre défense. Je laisse la parole à l’accusé…

Antoine : coupant la parole à Pluton et raillant auguste : Comme on se retrouve Octave Thurinus !

Auguste : Ah, ça faisait longtemps depuis que je t’ai écrasé à Actium !
au public : en même temps, si il avait cru pouvoir me battre avec cette vieille ruse, repousser pour fuir, pour sa « femme » et en plus une égyptienne !
Cela a confirmé ce que je pensait de lui : un amateur…

Antoine : moi au moins je n’ai pas profité de la mort de césar pour obtenir le pouvoir !

Auguste : non, c’est vrai tu as raison. Tu n’as pas profité de sa mort pour obtenir le pouvoir, tu en as profité pour te marier avec sa maîtresse ; c’est vrai que c’est beaucoup mieux !

Antoine : Tu dis ça que parce que tu est jaloux que moi je sois capable d’aimer quelqu’un d’autre que ma propre personne contrairement à toi !

Auguste : Oui en effet, tu es capable d’aimer ta femme à tel point que tu l’emmènes partout avec toi même sur le front ! Comme c’est romantique !

Antoine : moi en attendant quand je lui ai demandé sa main j’étais sur de finir avec un héritier !

Césarion passe entre les deux et les regarde avec son air naïf et une balafre au niveau de la gorge

Auguste : Ta relation avec l’Égyptienne t’as conduit à quoi ? Au suicide ! alors vois-tu moi, l’amour je m’en passerai surtout lorsqu’il s’agit d’une étrangère !

Césarion : Comment tu parles de ma mère !

Auguste l’ignore.

Antoine : Ça tombe bien car narcissique comme tu es l’amour n’oserait frôler ton être. Pause Même tes soldats tu ne les respectais pas. Alors comment aurais tu pu éprouver ne serait-ce ce qu’une once d’amour pour quelqu’un d’autre que toi ?

Bacchus : Quintilius Varus, rends-moi mes légions » Quintilius Varus, rends-moi mes légions » Quintilius Varus, rends-moi mes légions » …

Auguste : Qui a laissé ce pitre entrer ?

Jupiter commence à s’énerver

Antoine : Comment parle tu du plus grand dieu de la fête ? J’avais oublié même les dieux de l’Olympe sont en dessous de toi !

Auguste : Tu es jaloux, tu n’a jamais supporté que César me choisisse moi et non toi.

Jupiter lance un éclair sur les deux concurrents : ils avaient manqué de respect aux dieux les envoyant tous deux au Tartare.

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