Alésia -épopée

Le majestueux stratège Caius Julius Caesar venu conquérir la Gaule avec l’aide précieuse de l’Italie ainsi que celle de la Germanie s’avançait dangereusement près du soit disant piège tendu par le grand et ingénieux chef Gaulois Vercingétorix.
Ce piège annoncé comme terrible se trouvait non loin de la ville d’Alésia ; ville entourée de beaux bois arborés de chênes magistraux, de sapins orgueilleux et des pins laissant tomber leur fruit jonchant le doux sol et faisant raisonner le son mielleux de chaque pas. D’immenses collines verdoyantes entouraient la ville et l’illuminait durant les jours de beaux temps ; une montagne haute comme dix mille hommes en rendait l’accès presque impossible sauf pour des soldats dotés de toutes les vertus. Les Gaulois brandissant avec fierté leur emblème, le féroce Sanglier, semblaient avoir tous prévu pour faire face à l’armée romaine vivement soutenue par les grands dieux de la guerre Mars et Minerve. Ce décor aussi joli soit-il, était similaire en tous points à celui qui avait permis à Vercingétorix de remporter une victoire lors d’une bataille colossale et stratégique, celle de Gergovie.
La Gaule s’était cachée dans la belle forêt, le long du chemin vers la ville d’Alésia afin de surprendre les valeureux Romains qui étaient censés être exténués par leur long périple vers la ville où devait se passer la plus sanglante bataille.
Notre cher empereur se trouvait en mauvaise posture devant cette armée de farouches combattants armés jusqu’aux dents : avec leurs glaives près à mordre la chair de l’ennemi, et leurs casques qui aveuglaient de leurs rayons les yeux de leurs adversaires. Malgré cet inconvénient majeur, l’intelligence et le stratège de ce général en chef fut au dessus de tout. Il avait tout prévu, il s’était rallié aux Germains, ce qui permit à la Louve d’écraser le Sanglier et de le pousser à l’intérieur d’Alésia pour ensuite mettre en œuvre, avec une habilité hors du commun, un siège qui allait durer plusieurs longues semaines pour le Sanglier.
Le grand Julius mit au point un plan d’une ingéniosité sans égale pour affamer et empêcher toutes tentatives de fuites de la part des Gaulois. Les soldats de Caesar, même après une longue bataille acharnée, se mirent tout de suite à construire d’imprenables fortifications. Ils commencèrent à bâtir des tranchées d’une longueur et d’une profondeur pouvant atteindre le domaine d’Hadès. Il eurent ensuite l’ingéniosité de placer de massifs troncs de bois taillés en pointes à l’extrémité. Voulant parer les éventuelles attaques nocturnes des plus courageux d’ entre tous les soldats Gaulois, le digne empereur de l’Italie toute entière décida de placer de gigantesques et imprenables tours de garde faites de bois massif pour encercler le siège.
Après quelques tentatives de destructions des fortifications de la part des Gaulois et après de longues semaines de siège, les guerriers Gaulois, à bout de force se sachant vaincu, tentèrent un dernier assaut. La Louve en profita pour s’introduire férocement dans la tanière du Sanglier. Ce fut une bataille épique : Louve comme Sanglier refusait de perdre du terrain, chaque mètre perdu était tout de suite regagné. A force de coups bestiaux et sanglants, le Sanglier s’épuisait peu à peu, mais refusait obstinément, même en se sachant vaincu, de laisser la Louve ternir son honneur.
Après de longues et fatigantes heures de combat opiniâtre, la Louve donnait des coups hargneux avec ses belles griffes acérées, tranchant le dru pelage ensanglanté du Sanglier. Il répliquait encore et encore avec une détermination et une hargne digne des plus grands dieux. Il donnait des coups de sabots dans les pattes de la Louve pour tenter de la déstabiliser, d’ainsi reprendre l’avantage et de sauver l’honneur de sa patrie. Malheureusement tous ses efforts furent vains. La Louve atteignit avec ses griffes le flanc de l’animal, en le blessant presque mortellement. Le Sanglier ressentit une terrible douleur, détourna à peine son attention et la Louve, profitant de cette occasion en or, bondit sur son dos. Le Sanglier bougeait dans tous les sens, se mit à courir, à sauter, à se renverser pour tenter inutilement de faire basculer la Louve. Mais celle-ci continua de s’accrocher, et planta ses griffes et ses crocs tranchants dans le cou du Sanglier qui succombât aussitôt. Il était tellement blessé que la moitié de cette magnifique forêt verdoyante se retrouva tintée d’un rouge sang.
L’Italie triompha ainsi et devint maîtresse de ce vaste territoire : la Gaule.

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