Mai 21

Le blocus des Graves

Crédits photos Arij Jelila

Des représentants du mouvement de protestation qui a eu lieu mercredi 5 mai ont été reçus par le proviseur. La réunion visait à cerner les raisons exactes de la mobilisation et les solutions qui pourraient être apportées. Voici ce qui est ressorti de cette réunion.

 

Le proviseur a relevé un « comportement remarquable » de la part des manifestants qui ont su rester responsables et autonomes. L’accès du lycée n’a pas été bloqué aux élèves qui voulaient passer l’épreuve et n’a pas laissé place à la violence. Au contraire, les manifestants ont profité de l’événement pour engager un dialogue constructif.

Les représentants ont relevé les arguments qui ont poussé les élèves à protester. Ils ont décrit une peur de ne pas terminer les programmes à temps et d’être pénalisés dans le supérieur. C’est notamment le cas des demandeurs de classes préparatoires ou de filières très sélectives dans lesquelles ils seront confrontés à des ressortissants de lycées privés (à 100% de présentiel). Les élèves affirment être conscients du fait que le maximum est fait pour assurer au mieux leur éducation mais ont ressenti le besoin de s’exprimer, de faire part de leur frustration et de leurs craintes. Ils ont également relevé des problèmes de motivation et concernant la santé mentale des élèves dus au fait que le lycée est devenu trop scolaire (aucune sorties, peu d’associations sportives). Enfin, beaucoup se plaignent d’un acharnement depuis la rentée de mai : trop de contrôles en même temps, bac blanc, préparation aux concours d’entrée dans les Ecoles, concours généraux.

Le proviseur a répondu qu’il y avait très peu de chances pour que les épreuves de fin d’année connaissent de nouveaux aménagements. Il a cependant conseillé aux professeurs de se concentrer sur l’apprentissage de la méthodologie pour préparer les élèves au supérieur. Les élèves ne doivent pas lâcher et peuvent se confier aux CPE et à l’infirmière en cas de problème. Il conseille aux élèves de se confiner une semaine avant les épreuves pour éviter de tomber malade le jour J. Enfin, il ne compte pénaliser ni les manifestants, ni les élèves qui ont passé leur bac blanc de philosophie. Nous ne savons pas encore comment cela se mettra en place dans les faits.

Globalement, les manifestants ont ressenti un désir de montrer que les élèves étaient des citoyens au même titre que les professeurs, que les personnes de service et que l’administration. Eux aussi peuvent ou vont pouvoir voter, et ils veulent que leur voix soit considérée.

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