Nov 12

Un cessez-le-feu conclu entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan

Après la chute de l’URSS en 1991, les pays, libérés sont parfois confrontés à des conflits territoriaux. C’est notamment le cas du Haut-Karabagh (historiquement nommé : « Artsakh » par les arméniens), situé en Azerbaïdjan mais peuplé majoritairement d’Arméniens. Cette région proclame son indépendance dès 1991 et annexe des régions voisines. Depuis, le territoire est sujet à conflits.

Situation géographique du Haut-Karabagh. Crédits Wikipedia

En 2020 la seconde guerre du Haut-Karabagh oppose cette zone, soutenue par l’Arménie, à l’Azerbaïdjan qui bénéficie de l’appui de la Turquie. En effet, l’indépendance du Haut-Karabagh n’est pas reconnue par la communauté internationale. Le 27 septembre 2020, les combats entraînent une mobilisation générale. Le 26 octobre, les États-Unis seront les troisièmes acteurs à essayer, sans succès, d’installer un cessez-le-feu et des négociations durables dans la région.

Peu à peu, l’Azerbaïdjan reconquit militairement plusieurs des sept districts protégés depuis 1990 par l’armée arménienne. Le 9 novembre, le premier ministre arménien, Nikol Pachinian s’accorde avec le président de l’Azerbaïdjan pour un cesser-le-feu. L’Arménie doit alors céder l’ensemble des territoires revendiqués depuis 1991. C’est un véritable choc pour la population jusque là dirigée par un système politique autoproclamé, qui n’avait aucun lien politique ou économique avec l’Azerbaïdjan et vivait pratiquement rattachée à l’Arménie. Cette région avait aussi était revendiquée par l’Arménie pour des raisons de liens historiques forts. Le territoire, majoritairement peuplé d’arménien est depuis secoué par des émeutes.

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