Passionnante conférence sur les recherches d’hydrocarbures.

M. Bacchiana. source: Archives Thierry David Sud Ouest

Hier, tous les 1S du lycée ont pu assister à une conférence de M. Bacchiana (association Cap Terre). Ce scientifique a voyagé dans le monde entier et a travaillé sur de nombreuses plate-forme pétrolières.

Sa présentation vivante , très bien imagée et ses anecdotes vécues ont passionné la plupart des élèves.

De la définition du (des!) pétrole, aux technologies employées pour la recherche et même quelques notions de géopolitique.

Avec, au passage quelques messages :  » pour faire des sciences il faut absolument maîtriser l’anglais » raconte M. Bacchiana. On a beau le savoir cela ne fait pas de mal de l’entendre de la bouche d’un homme qui l’a pleinement expérimenté.

 » Ceux qui aiment l’informatique, il y a de nombreux débouchés en géologie appliquée: modélisation, calculs de sismiques ». Une idée à laquelle on ne pense pas immédiatement.

De façon plus anecdotique, un métier inconnu : chef de chantier sur une plate-forme: très bien payé (plus de 10000 euros/mois) mais des conditions de travail éprouvantes (30 jours en mer / 30 jours sur Terre, 12 à 14h de travail par jour , conditions météorologiques à affronter au quotidien.

De même le personnel  » de sécurité », sur le bateau qui tourne 24h/24 autour des plate-forme off shore. Très pénible par temps de houle ou par grand froid mais très bien payé et certes un peu ennuyeux mais pas fatigant.

Savez-vous que du pétrole est pompé sous Arcachon ? sous l’île aux oiseaux? A Parentis?

Merci à ce conférencier sympathique, dynamique de nous faire partager cela.

Allez, une petite question: savez-vous comment le personnel d’une plate-forme pétrolière s’échappe si un incendie se déclenche? Réponse dans une semaine.

Présentation de l’expédition 362 du Joides résolution par Léa Frehel, 609.

Voici le travail personnel de Léa F. Bravo à elle.

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Pour le cours de Sciences Et Vie De La Terre, Mme Puig, notre professeur, a contacté Agnès Pointu, elle même professeur de SVT et membre de l’expédition 362 du Joides Revolution. Il s’agit d’un bateau spécialisé dans les forages en grandes profondeurs, très plébiscité par les scientifiques.Nous avons la chance de pouvoir organiser une visioconférence avec Mme Pointu, qui se trouve actuellement dans l’Océan Indien, à environ 200km des côtes de Sumatra.L’expéditionLe but de cette expédition est d’échantillonner les sédiments de la plaque Indo- Australienne. En effet, les scientifiques s’intéressent au site de Sumatra qui est une zone à fort risque sismique puisqu’un terrible tremblement de terre d’une magnitude de 9,2 sur l’échelle de Richter s’y est produit en Décembre 2004 . Pour comprendre comment et pourquoi cet évènement bouleversant s’est produit, il faut remonter aux indices qui mènent aux réponses.L’équipage est parti le matin du 9 Aout 2016 de Colombo. Il est constitué de plusieurs dizaines de scientifiques venant des quatre coins de la planète. Les membres vont sillonner les ports du Sri Lanka à Singapour afin de déterminer pourquoi les séismes apparaissent dans cette région et à quels moments. À Sumatra, le séisme du 26 Décembre 2004 et à Tohoku-Oki, le séisme du 11 Mars 2011, étaient d’une magnitude tellement grande qu’ils fussent la cause de tsunamis dévastateurs. Les inondations et tremblements de terres ont causé de nombreux dégâts matériels et ont tué beaucoup d’habitants. Dans ces zones, les séismes sont causés par une convergence des plaques tectoniques où une plaque glisse sous une autre.L’équipage passera 2 mois à fraiser les sols marins de l’Océan Indien afin de répondre à leurs questions en étudiant les sédiments, le sable et les fossiles se trouvant sous les profondeurs marines. Les scientifiques voudraient savoir si ces sédiments ont des caractéristiques spéciales qui pourraient expliquer ou donner quelques informations sur le séisme de 2004 notamment. De nombreux kilomètres de sédiments ont recouvert le site de forage, transportés sur la croute continentale par les plaques tectoniques. L’équipage veut échantillonner quelques sédiments pour pouvoir analyser leurs caractéristiques physiques,
chimiques, leurs températures et leurs pressions. Ces variables changent lorsque les sédiments sont plus ou moins enterrés profondément.Afin de réaliser cela, les chercheurs procéderont à un forage de 1,5 km de sédiments pour en échantillonner certains qui ont été arrachés des fonds marins avant qu’ils ne tombent dans les failles où ces séismes se sont déclenchés. Les scientifiques se trouvant à bord du bateau vont analyser la composition des sédiments et des fossiles afin de savoir quand ou où ces sédiments se sont formés et comment pourraient-ils se déformer si la pression et la température étaient menées à augmenter. De plus, nous pourrions en connaître davantage sur le climat sur Terre dans le passé ainsi que sur l’histoire des montagnes de l’Himalaya.L’expédition atteint son apogée le 6 Octobre 2016 mais deux mois ne suffisent pas pour trouver réponse à toutes les questions posées. C’est pour cela que dès la fin de l’expédition, les scientifiques essaieront de recréer en laboratoires les conditions de température, de pression et les conditions chimiques dans lesquelles les sédiments auront baignés pour enfin connaître quand, comment et où les tremblements de terre apparaissent.
Rq: 
Malheureusement, notre visio conférence a été annulée .. La direction de l’expédition ayant rangé tout le matériel dédié à cela avec une semaine d’avance. Agnès Pointu en est désolée. Nous essayerons d’en avoir une avec l’expédition suivante: la 363, à Singapour.

Les 609 suivent l’expédition 362 du Joïdes avec Agnès Pointu.

Une prof de SVT: Agnès Pointu (Lycée Louis de Broglie, Marly-le-Roi) a la chance d’accompagner  l’expédition 362 du Joides Resolution  qui est un bateau spécialisé dans les forages en grande profondeur.

Le Joides resolution. Agnès Pointu

Nous l’avons contactée et les 609 et Mme Puig ont la chance d’avoir été acceptés pour une prochaine vidéo-conférence en direct avec le bateau (au large de Sumatra). Les élèves préparent d’ores et déjà des questions portant sur les métiers à bord, la démarche scientifique ou la géologie des fonds marins.

Voici les premières informations qu’Agnès nous a livrées, un élève prépare plus d’informations  pour lundi.

 » Nous sommes actuellement dans l’est de l’Océan Indien, à environ 200 km des côtes de Sumatra pour échantillonner les sédiments de la plaque indo-australienne.

Vous trouverez en pièce jointe un résumé scientifique de l’expédition.

Mon rôle à bord: vous montrer la science « en marche » et le quotidien d’une expédition scientifique. »

Pour cela, elle  tient  régulièrement 2 blogs que nous vous encourageons à consulter: ils sont de grandes sources d’informations géologiques notamment mais aussi quelque peu philosophiques. Parfois on a l’impression d’y être :

– un premier blog en anglais:  http://joidesresolution.org/blog/376

– un autre blog en français, plus personnel:   https://expedition362joides.wordpress.com/

 

« Je suis également à bord pour vous faire visiter le bateau en direct, vous expliquer les principaux objectifs de l’expédition, permettre aux élèves de poser des questions aux scientifiques et voir surtout comment la science se construit! »

 

Agnès pointu