Soleil en boite (Romane et Steffy)

Récemment, des chercheurs du MID ont inventé un système de stockage à partir de la lumière dégagée par du silicium en fusion. L’invention repose sur la conception d’un « mini soleil» artificiel à l’intérieur d’une cuve en graphite qui pourrait alimenter toute une ville en électricité. Cette invention a été présentée par une équipe du MIT (Massachusetts Institute of Technology) dans la revue Energy and Environmental Science le 5 décembre 2018. Au départ, les scientifiques cherchaient un moyen d’améliorer l’efficacité des centrales à concentration solaire, où des milliers de miroirs font converger les rayons lumineux vers un concentrateur situé en haut d’une tour, et où circule un fluide caloporteur (habituellement de l’huile ou des sels fondus). Ce dernier transforme la chaleur en électricité. Le problème de ces tours est que la chaleur dégagée par les rayons solaires (autour de 600 °C) est trop faible pour produire et stocker suffisamment d’électricité. Les chercheurs ont alors pensé à utiliser une lumière artificielle pour restituer la chaleur sous forme d’électricité. Cette chaleur émet une lumière blanche très intense, qui peut être convertie en électricité grâce à des cellules solaires spécialisées, appelées photovoltaïques multijonctions (MPV). « Nous avons surnommé ce système « soleil en boîte » car c’est fondamentalement une source de lumière extrêmement intense qui retient la chaleur » explique Asegun Henry, chercheur au MIT. Cette invention est intéressante, car avec la chaleur, on stocke l’énergie à un coût bien inférieur qu’avec des batteries électriques.

 

Des bébés génétiquement modifiés (Nina et Luise)

Lors d’une conférence de presse, ce 28 novembre 2018, le docteur He Jiankui, biologiste chinois et professeur d’université à Shenzen affirme avoir fait naitre les premiers bébés génétiquement modifiés au monde.

Un jour plus tôt, des informations affirmant qu’un chercheur avait réussi à modifier le code génétique de jumelles pour les rendre résistantes au VIH avaient fuité sur internet.

Suite à cette allégation, la communauté scientifique n’a pas tardé à réagir traitant de “fake”, “coup monté », « inacceptable” une telle découverte.

 

Cependant, devant les invités du Sommet international sur l’édition du génome humain le chercheur, schémas à l’appui, décrypte comment il est intervenu sur des gènes d’embryons viables dans le but de rendre des bébés à naître résistants au virus du sida.

Pour cela, il explique avoir eu recourt à la technique Crispr-Cas9, Cette méthode, dite des « ciseaux génétiques », repose sur un système naturel utilisé par les bactéries pour se protéger des infections virales mais largement critiqué par de nombreux chercheurs en raison des limites actuelles encore trop importantes.  

« Avec la technologie CRISPR, on sait couper un gène, et ce, avec une efficacité proche de 100 % et en ciblant très précisément l’endroit choisi. Mais ensuite, il y a un processus de réparation qu’on ne maîtrise absolument pas », explique en marge du Sommet Hervé Chneiweiss, neurobiologiste et président du comité d’éthique de l’Inserm. En effet, le processus de réparation en particulier sur les embryons humains peut aboutir à la création de mutations ou ruptures chromosomiques dans des zones différentes de celles ciblée.

 

Huit couples auraient initialement accepté de servir de cobayes, des hommes séropositifs et femmes séronégatives, le Dr He dit être passé par une association de lutte contre le Sida pour recruter ces « volontaires » et avoir lui-même fait passer des entretiens pour expliquer le processus aux futurs parents. Au total 31 embryons ont été manipulés, et une autre grossesse est en cours.

 

Enormément blâmé pour avoir travaillé dans le secret total, transgressant les règles éthiques pour avoir utilisé une technique sur des embryons humains non fiable à 100% et dans le but de trouver un remède au VIH, virus pouvant être traiter d’une manière différente et sans danger.

Le docteur à également annoncé lors de la conférence l’arrivé d’un article prêt à être soumis à une revue scientifique ce qui pourrait permettre de confirmer ou non les allégations sur son expérimentation qui pour l’heure n’ont pas été vérifiées.

 

La question se pose donc : pouvons-nous toucher au génome humain ?

Grâce aux récents progrès scientifiques notamment la technique Crispr-Cas9 qui offre la possibilité d’activer ou de supprimer n’importe quel gêne, voir de le remplacer par un autre cela devient une réalité technique. Mais la question éthique reste à ne pas oublier : pouvons nous modifier l’ADN pour guérir, créer ou même améliorer des espèces ? Quelles sont les limites à respecter ? Démocratiser l’utilisation thérapeutique de cette technique ouvrira la porte à des dérives ?

Des questions qui se posent et sur lesquelles les avis diverges, sûrement un des grands sujets de société des années à venir…

PEUT-ON AVOIR LE MÊME GÉNOME QU’UN INCONNU? (Lila et Mathilde)

Deux personnes sans lien de parenté peuvent partager le même génome… sur le plan théorique. Mais faisons le calcul de la probabilité que cela se produise : la personne qui a 100 % de gènes en commun avec vous n’est probablement pas née.

En théorie, il est possible d’avoir le même génome que quelqu’un d’autre, mais la probabilité est infime. Sachant qu’on ne parle pas ici de jumeaux. En pratique, la molécule d’ADN lovée au cœur de nos cellules comporte 3 milliards de paires de bases (les nucléotides), chacune de ces paires étant formée de deux bases complémentaires deux à deux parmi les quatre existantes.

La probabilité de rencontrer deux séquences d’ADN identiques chez deux personnes différentes est donc de 1 chance sur 46 000 000 000 (1 sur 46 milliards) : un nombre si proche de zéro que notre cerveau ne peut même pas se le représenter.

Concrètement, il n’y a aucune chance

Mais ce calcul ne tient pas compte du fait que l’ADN des humains est en fait identique à 99,9 %. La différence entre deux individus réside donc dans le 0,1 % restant, soit 6 millions de bases. Ce qui donne alors une probabilité de trouver deux ADN identiques de 1 chance sur 46 000 000… soit, concrètement, aucune chance.

D’après Science & Vie QR n°23 « Nos ancêtres & nous 

L’interstitium, nouvel organe du corps humain? (Laura et Olivia)

L’espace interstitiel​ est situé entre les tissus et autour des organes, c’est un compartimentrempli de fluide, et est à l’origine de la lymphe (liquide biologique blanchâtre circulant dansle système lymphatique avant de rejoindre le sang veineux près du coeur).
Dans une étude parue dans la revue Scientific Report, des chercheurs américains ont
proposés que cette structure forme un nouvel organe​, le 80ème du corps humain, le plus grand et le plus massif (10 litres chez l’adulte).
L’interstitium joue un rôle important “d’amortisseur”​ qui empêche les tissus de se déchirer. ,Il se révèle aussi être un moyen de dépistage contre les cancers​, en analysant le liquide interstitiel qui le compose. En effet, l’espace interstitiel joue un rôle important dans la propagation des cellules cancéreuses dans l’organisme.
Cette découverte est donc très importante dans la compréhension de la propagation de
certains cancers.

Source:
https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/corps-humain-interstitium-nouvel-organe-cdecouverte SVTorps-humain-70695/

Black Panther : à quand un costume en vibranium qui contrôle l’énergie cinétique ? Par Ines et Lola source Futura sciences

Black Panther, ce blockbuster de tous les records, nous invite à découvrir un personnage de Comics hors du commun. Black Panther, de son vrai nom T’Challa, ici interprété par Chadwick Boseman est non seulement un super-héros, mais il assure de surcroît la position de roi du Wakanda, un pays imaginaire d’Afrique de l’est. Ce royaume a été fondé plusieurs siècles auparavant à l’endroit précis où une météorite en vibranium s’est écrasée.
Et quoi de plus fascinant que le vibranium ? Toutes les technologies wakandaises et leurs armes en sont faites. Les griffes et le costume de Black Panther sont en vibranium et, pour la petite histoire, le bouclier de Captain America ainsi que le corps de Vision en contiennent. Ce métal fictif d’origine extraterrestre a la particularité d’absorber l’énergie cinétique. C’est pourquoi Le costume de Black Panther peut encaisser les chocs, les coups, les balles… Il a aussi une fonction offensive, car il peut stocker l’énergie de chaque coup qu’il reçoit et la libérer ensuite en une décharge, repoussant de la sorte les attaquants.
Costume en vibranium et volant d’inertie : une fonction similaire
L’énergie cinétique implique, par définition, des objets en mouvement et ayant une grande inertie, autrement dit de masse importante. Alors pourra-t-on un jour développer une technologie similaire au costume en vibranium de Black Panther ? Pour l’heure, la technologie dont nous disposons, capable de stocker l’énergie sous forme cinétique et de la restituer, se limite au volant d’inertie. Une masse, généralement cylindrique et en acier, est mise en rotation autour d’un axe et conserve ainsi son mouvement suffisamment longtemps.
On fabrique aussi des volants dans des matériaux plus légers, comme la fibre de carbone, afin d’atteindre des vitesses de rotation plus élevées, de l’ordre de plusieurs dizaines de tours par minute. L’enjeu étant de conserver l’énergie, il faut minimiser les pertes par frottements. Pour ce faire, on peut placer la masse tournante dans une enceinte sous vide ou encore faire appel à la sustentation magnétique.
Le volant d’inertie a de nombreuses applications dans le secteur de la production d’électricité. Il
fonctionne alors bien souvent en association avec un générateur électrique, chargé de mettre
en rotation ou de freiner le volant selon les besoins. Un tel dispositif convertit l’énergie
électrique en énergie cinétique, et vice-versa, pour la stocker et la restituer sur demande. Cela
permet par exemple de lisser la production électrique des énergies renouvelables
intermittentes, comme l’éolien.
De toute évidence, le costume de Black Panther ne ressemble pas à un volant d’inertie… On peut plutôt le rapprocher des gilets pare-balles en Kevlar qui, s’ils ne stockent ni ne restituent l’énergie cinétique des balles, peuvent du moins l’absorber en la dispersant, depuis le point
d’impact, sur une plus grande surface. Leur efficacité est cependant limitée : une partie de l’énergie cinétique est dissipée par le corps humain lui-même, ce qui peut provoquer des blessures internes. De plus, les gilets pare-balles ne fonctionnent pas pour toutes les balles et n’arrêtent pas les objets tranchants. Il faut pour cela les renforcer avec des plaques de métal.
Le graphène serait-il notre vibranium à nous ?
Cependant, un matériau révolutionnaire pourrait un jour rapprocher les gilets pare-balles d’un costume en vibranium : le graphène. Il s’agit d’une feuille de carbone de l’épaisseur d’un atome, qui a des propriétés plus qu’ intéressantes en électronique, car il est conducteur de chaleur et d’électricité. En outre, il est à la fois résistant, léger et flexible, ce qui le rend très attrayant pour développer de nouveaux textiles pare-balles.
Ainsi, des chercheurs ont testé le comportement du graphène suite à des impacts de balles, certes microscopiques mais propulsées à une vitesse supersonique. Ils ont constaté que le matériau pouvaient absorber l’énergie cinétique avec deux fois plus d’efficacité que le Kevlar et dix fois plus d’efficacité que l’acier. Toutefois, il faudra attendre encore un peu avant de voir cette technologie équiper les forces de l’ordre, car plusieurs problèmes restent à régler. Entre autres, les couches de graphène se déforment au niveau du point d’impact, formant une sorte de cône, et finissent par se fissurer.
Mais tout cela consiste à dissiper l’énergie cinétique, non à la stocker, et encore moins à la restituer. Or, le graphène, qui a décidément beaucoup de talents, est aussi très efficace dans le
stockage de l’énergie : les batteries au graphène peuvent emmagasiner deux fois plus d’énergie
que les batteries lithium-ion actuelles, tout en se rechargeant beaucoup plus vite. Par ailleurs,
des composants électroniques en graphène intégrés dans les textiles pourraient alimenter des Led ou des capteurs.
Autant dire qu’on est encore loin de créer des vêtements en graphène capables de repousser des ennemis, à l’image du costume en vibranium de Black Panther. Les chercheurs y travaillent..

De la lave bleue dans le Kawah Ijen ! news Mael et Simon 608

Le Kawah Ijen est un volcan dans l’est de l’île de Java, en Indonésie, très connu et médiatisé pour abriter le plus grand lac d’acide sur Terre, formé grâce aux gaz volcaniques y provoquant un ph de 0,2 au centre du cratère, mais aussi avec ses mineurs, remontant de grands paniers contenant ce « sang coagulé du volcan » d’une masse parfois proche des 80kg. Néanmoins, il est un phénomène bien moins connu du grand public. De la lave bleue semble s’échapper de manière continue des fissures et du fond du cratère pendant la nuit. Si nous connaissons différents types de volcans, explosifs ou effusifs, ces flammes bleues fascinantes ne semblent correspondre à aucune de ces catégories. Elles sont en réalité une incandescence due à la combustion des gaz sulfuriques (notamment le disulfure) au contact de l’air à plus de 200°C.

Olivier Grunewald et Régis Etienne, passionnés de volcanologie ont capté en 2009 des prises de vues uniques de ce volcan afin de réaliser un film : « Kawah Ijen – Le Mystère des Flammes Bleues » (voir la bande annonce ici : https://www.youtube.com/watch?v=gzi67qOtvsg)

Suivez l’éruption du volcan indonésien en direct

(Source photo: Liberation.fr)

Le volcan Agung (Est de Bali en Indonésie) est actuellement en éruption comme vous le savez certainement.

Vous pouvez suivre l’éruption en direct grâce aux caméras : suivez le lien !

https://www.youtube.com/watch?v=islcMmfHHqE

C’est la rentrée! Et si on suivait les actualités scientifiques?

 

Saturne par la sonde Cassini.

Image de : NASA/JPL-CALTECH/SPACE SCIENCE INSTITUTE

Voici quelques liens sympathiques, pour lesquels il ne faut pas forcément être un super matheux (mais on peut aussi! ).

Futura sciences: http://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/

Pour la sciences: http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualites.php

Sciences et avenir: https://www.sciencesetavenir.fr

Et si vous trouvez une information qui vous intéresse particulièrement, faîtes un petit résumé avec une image, les sources et votre article sera publié ici.

Par Lola, 609: Connaissez-vous l’effet Mpemba?

Article de Lola C , élève de 1°S. Merci à elle d’avoir traité un sujet étonnant qui en plus fait l’éloge de la curiosité et de la persévérance

Cliquez  ici: article svt (effet mpemba) – C Lola.doc

Erasto Mpemba à gauche sur la photo.

Source Hmolpedia

La 1° fleur à éclore dans l’ISS: un article d’Hong Van, 609

Merci à Hong Van pour cet article de  veille scientifique!

A lire!

Information scientifique insolite:

La toute première fleur à éclore dans l’espace:

En effet, le 16 Janvier 2016, cette fleur de la famille des zinnias, un genre de 20 espèces végétales originaires de l’Amérique du Sud, est la première à éclore depuis la Station Spatiale Internationale. Grâce à la société Orbitec, qui était parvenue à faire pousser de la laitue dans la ISS précédemment dans le cadre du projet « VEGGIE », et dont le but est de produire de la nourriture dans l’espace (notamment sur la planète Mars), ce zinnia comestible pousse dans un jardin spatial. Dans un premier temps, les cultures de zinnias étaient dans un mauvais état en raison d’une humidité trop forte et d’un manque d’aération qui ont permis l’apparition de moisissures au niveau de leurs feuilles. Cependant grâce aux soins apportés par l’astronaute Scott Kelly, deux zinnias sur quatre ont pu survivre.

Ces plantes sont cultivées par hydroponie (sans terre mais dans une solution d’eau et de nutriments). Ce type de zinnia a été choisi car cette fleur étant très fragile et difficile à faire pousser, si sa culture est possible dans l’espace, les plans de tomates pourraient être les prochains à être mis à l’épreuve. De plus, ces plantes ont un cycle de croissance plutôt long (60 à 80 jours), elle pourrait donc d’après la NASA « permettre de comprendre comment les plantes fleurissent et grandissent dans un contexte de microgravité».

Les scientifiques espèrent par la suite cultiver d’autres plantations comme les tomates, les choux ou bien d’autres laitues ce qui serait une énorme avancée et permettrait à nos astronautes de manger mieux !