Une étude conclut à l’innocuité du maïs OGM (par Maxime et Baptiste)

Une étude française a rapporté qu’aucun effet sur la santé des rats nourris pendant six mois au maïs OGM n’était observé. L’expérience (nommée GMO90+), dirigée par Bernard Salles, directeur de l’unité de toxicologie alimentaire de l’INRA de Toulouse, était conçue pour identifier très tôt les marqueurs d’exposition ou les effets sur la santé des rats (de race wistar). Huit groupes de soixante rats des deux sexes ont suivi des régimes différents, sans ou avec maïs OGM. Certains ont mangé du maïs Monsanto NK603 vierge (sans glyphosate), d’autres avec le NK603 pulvérisé au Roundup (dont le principe actif est le glyphosate) et d’autres encore avec du maïs MON810, une autre variété de Monsanto qui produit une protéine insecticide. Selon les groupes, les pourcentages en OGM des croquettes variaient de 11% à 33%. Aucun effet biologique significatif, ni problème de santé particulier n’ont été observés chez les mangeurs d’OGM par rapport à leurs congénères nourris sans.

Ces nouveaux résultats contredisent ceux trouvés en 2012 par le travail effectué par Gilles-Éric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l’université de Caen. Cette expérience consistait à nourrir des rats pendant deux ans avec des maïs Monsanto NK603 Roundup. On avait alors conclu à l’époque que ce maïs était clairement nocif pour les rats qui avaient développé de nombreuses pathologies, dont d’impressionnantes tumeurs. Déjà, à l’époque, ces résultats avaient été farouchement controversés du fait du faible nombre de cobayes testés ainsi que le choix de la souche de ces rats. En effet, la race des sprague-dawleys présentait une grande prédisposition à développer des tumeurs.

La France et L’Union Européenne ont déboursé, depuis 2014, plus de 15 millions d’euros afin de renforcer les connaissances sur les possibles effets nocifs à long terme des OGM, avec l’étude GMO90+, mais également par d’autres travaux (GRACE et GTwYST) dont les résultats se montrent également rassurants. En effet, le glyphosate contenu dans les OGM n’est pas assez conséquent pour causer des problèmes importants sur le métabolisme. Les chercheurs ont également observé que même la nourriture sans OGM contenait du glyphosate.

           De plus, Robin Mesnage, ancien signataire de l’étude de Séralini, estime, quant à lui, que « se focaliser sur les OGM est peut-être une distraction ». En effet, différentes études démontrent que la quantité de Roundup, et donc de glyphosate, est très importante dans des produits du quotidien comme des céréales car celui-ci est utilisé pour sécher les cultures avant la récolte (les OGM nécessitent effectivement peu ou pas de glyphosate pour la conservation du produit). Il serait donc peut-être plus opportun de se soucier des conséquences sur la santé de la présence glyphosate dans la nourriture que de celle des OGM.

Bernard Salles, le chercheur de l’INRA ayant dirigé l’expérience GMO90+, pense également que « les études ne peuvent répondre à la double question des OGM et du Roundup » et que ce dernier doit constituer « un sujet de recherche à part entière ».

          Car d’autres recherches ont démontré que le taux de glyphosate présent dans les aliments avec OGM est moins important comparé à celui dans divers produits non génétiquement modifiés ce qui rendraient ces derniers plus nocifs.

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