Un combat pour la liberté: l’exemple des esclaves africains dans les possessions françaises (18ème siècle-19ème siècle)

 

Traite négrière :

Traite négrière

La traite négrière est le commerce des esclaves Africains. L’esclavage est le fait de soumettre des individus ou des groupes d’êtres humains à une privation totale de liberté accompagné de travail forcé. L’esclave travaille sans être payé, il est considéré comme la propriété de son « maître » qui a tout pouvoir sur lui, y compris celui de vie et de mort.

Depuis l’aube de l’histoire, des personnes ont été réduites en esclavage, sans compensation. Dans l’antiquité, la plupart des esclaves était des prisonniers de guerre ou des criminels. Mais à partir du 15è siècle, l’esclavage devint un commerce qui ruina la vie de plus de 12 millions d’africains. Ils étaient enlevés vendus et expédiés aux Amériques dans des conditions telles que beaucoup mourraient en route.

Pourquoi déporter des africains ?

A cette époque, les populations locales amérindiennes n’était déjà plus assez nombreuses pour satisfaire les besoins aux mains d’œuvre. Une première solution consiste donc à exiler dans les plantations d’Amériques, les Européens, prisonniers politiques ou criminels qui devaient alors travailler toute leur vie aux services des colons. Mais à la fin du 16è siècle, leur nombre devint insuffisant. C’est ainsi que la traite d’esclaves africains s’est développée sur une grande échelle. Et les revenus tirés du travail des esclaves, ont permis à l’Europe d’accumuler des sommes d’argent considérables et de favoriser au 19è siècle la grande industrie.

Commerce triangulaire :

Les routes du commerce triangulaire

Les navires négriers pratiquaient leur commerce entre le 16e et le 18e siècle chargés de fer de fusils de vins et de textiles. Ils allaient en Afrique de l’Ouest et troquaient ces biens contre des esclaves. Ceux-ci étaient expédiés de l’autre côte de l’Atlantique, et vendu à des propriétaires terriens au Antilles et en Amérique du nord. La route des navires négriers traçait un vaste triangle dans l’océan atlantique. Arrivés en Amérique, ils étaient vendus aux enchères.Ils sont alors examinés, à la foi pour déceler éventuelles maladies ou malformation pour en apporter la valeur. Les plus robustes atteignaient un prix élevé.

Yliès, Mélina et  Joanne

Gorée, une étape dans le commerce triangulaire

Île de Gorée

Gorée se situe à 4km de Dakar. C’est un gros rocher volcanique, c’est une île qui se situe dans l’océan atlantique. Gorée possède une rade pour accueillir les navires. Les anglais, français et les Hollandais se sont battus pour le contrôle de cette île. Pendant des siècles, l’île a été utilisée comme esclaverie. Sur l’île de Gorée, la maison des esclaves, fondée en 1776 est le monument le plus célèbre. Dans les minuscules cellules, les esclaves étaient séparés de leur famille, entassés et enchaînes, en attendant d’être vendus ou de mourir. C’est de Gorée que les esclaves embarquaient sur un bateau les menant loin des leurs,vers une vie de souffrance.

Maison aux esclaves

Lana

Le transport des esclaves dans les navires négriers

A bord d’un navire négrier

Un navire négrier est un navire spécialisé dans le transport d’esclaves en destination de l’Amérique. Le tonnage du navire varie de 200 à 250 tonneaux et l’espace fourni aux esclaves dans la cale est de 70 à 80 centimètres de hauteur. La plupart des négriers sont au départ des navires de commerce dont l’entrepont est aménagé pour accueillir les esclaves à l’arrivée sur les côtes africaines. Le nombres d’esclaves embarqués varie d’une cinquantaine à plus d’un millier, selon la taille du navire. Avant d’embarquer, ils sont examinés par le chirurgien du bord. Ils sont marqués au fer rouge, et ferrés au cou et aux pieds. Les esclaves, avant de monter sur les navires, étaient rasés pour éviter les transmissions de parasites ou de maladies. Les esclaves sont enchaînés sur des échafauds dans la cale et la plupart du temps entassés pour gagner de la place ce qui favorise les maladies et entraîne une mortalité importante (10 à 15% des esclaves meurent dans les navires durant le voyage). Certains capitaines partent de nuit pendant le sommeil des esclaves. La durée moyenne de la traversée est de 2 à 3 mois de l’Afrique à l’Amérique. C’est l’équipage composé du capitaine, des officiers-mariniers qui prend en charge les esclaves. Ils ne sortaient de la cale que quelques heures par jour quand il n’y avait pas de tempête. Ils mangent leur repas sur le pont qui est composé de blé, de riz et de céréales diverses. Pour leur faire faire de l’exercice, on les forçait à danser a coups de fouet. On leur faisait exécuter des tâches, comme laver le pont, afin de les garder occupés et de les rendre utiles. Avant de retourner à la cale, ils étaient fouillés, en quête d’éventuels objets volés. Les prisonniers manquent d’eau, d’air et de nourriture.Quand les vents cessaient, le navire pouvait rester immobile et pouvait prolonger le voyage de plusieurs semaines, les vivres se raréfiant, beaucoup d’esclaves mourraient de faim. Plus les traversées sont longues, plus le risque que des maladies telles les fièvres et le scorbut frappent des esclaves est élevé. D’autres étaient tués lors de révoltes tandis que d’autres se suicidaient en se jetant par dessus bord.

Alice, Luna et Norah

Le code noir

Code noir

Le code noir a été créé sous le règne de louis XIV en 1685 pendant la traite négrière.Le code noir définit le statut juridique des esclaves dans les colonies françaises  comme la Martinique, Saint-Domingue, l’île Bourbon, la Guyane et les Antilles. Le code noir ne traite pas les esclaves comme des êtres humains mais plutôt comme un bien mobilier. Le code   noir est ainsi créé pour combler un manque du droit français. Il donne au « maître » des droits et pouvoirs sur son esclave : le droit de le punir par la violence ou encore le droit de le baptiser et de lui fournir une éducation religieuse. Cependant, L’esclave possède le droit de se marier et d’économiser pour acheter sa liberté.

Lenny, Yanis et Corentin

Les esclaves dans les plantations

Une plantation est une exploitation agricole sur laquelle on cultive un seul produit, destiné généralement à l’exportation.

esclaves dans les champs

Les esclaves se lèvent des l’aube au bruit des cloches. Une fois rassemblés ils gagnent les plantations et leur journée commence. Ils rythment ce travail forcé par des chants et le bruit des fouets. Ils n’ont droit qu’à 1 heure de pause le midi pour manger puis retournent travailler jusqu’au crépuscule. De petits travaux les occupent encore avant de pouvoir dormir.

Tous les esclaves ne travaillent pas dans les champs. Ceux qui sont désignés comme « nègre a talents »occupent des travaux d’artisan. Ils sont généralement mieux traiter que ceux qui travail dans les champs . Les «nègres domestiques» qui vivent dans les maisons des maîtres sont généralement des femmes qui occupent la place de nourrisse, servante ou cuisinière. Il y a aussi des hommes âges qui s’occupent du jardin ou en majordome. Leurs travail est très souvent présenté comme plus simple que ceux dans la champs souvent à tord.

Une case

Sur la plantation, les esclaves disposent d’une case. Leurs cases font à peine 10 mètre carrer avec un toit de paille et de feuilles de latanier. Ils dorment sur un bat-flanc ou sur une natte. Chaque esclave a un potager où il peut cultiver des légumes après sa journée de travail. Lorsque les esclaves se sont convertis, ils gardent leurs anciennes croyances et lorsqu’ils ne sont pas sous le regards de leurs maîtres ils pratiquent leurs danses et leurs rituels.

 

 

Ethan, Jane et Martin

Résistances et révoltes

Les esclaves se sont révoltés contre leur sort. Les premières résistances se passent en Afrique. Certaines populations refusent de subir et s’organisent pour s’opposer à la capture. Ils construisent et fortifient leurs villages dans des zones difficiles d’accès pour mieux se défendre. C’est le cas au Congo et en Angola, avec la création par l’ethnie Jaga de communautés de guerriers et de villages fortifiés appelés Kilombos.

Lors de la traversée, les africains se révoltent comme nous le montre l’exemple de l’Amistad. Le navire transportait 56 esclaves dont 54 hommes et 2 enfants illégalement de Sierra Leone. Tout cela se passa en 1879. Durant la traversée, les 56 esclaves réussissent à se libérer et à tuer une partie de l’équipage. Les survivants regagnent l’Afrique.

Les esclaves se révoltent aussi dans les plantations. Une pratique existe qui s’appelle le Marronnage une déformation de l’espagnol cimarron qui signifie «Sauvage». Ça consiste à fuir les plantations ou les mines pour se réfugier dans la nature.

Esclaves en fuite discutant autour d’un feu.

Mais les esclaves ont recours a d’autre forment de rébellion passive comme par exemple : la désobéissance et l’automutilation.

Anthony, Lyoris et Timéo

Toussaint Louverture

Toussaint Louverture

François Dominique Toussaint Louverture est né le 20 mai 1743 à Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti) dans les Caraïbes . Il serait le fils d’un roi du Bénin qui a été déporté sur l’île de Saint-Domingue pour travailler dans les plantation de café et de sucre. Bien que né esclave Toussaint Louverture apprend à lire et à écrire. A l’âge de 33 ans , il est affranchi.

En 1791, les esclaves de Saint-Domingue se soulèvent contre leurs maîtres. Toussaint prend la tête de la rébellion.

Il prend le contrôle de toute l’île et décide de libérer les derniers esclaves et se proclame gouverneur . Mais Napoléon Bonaparte envoie des troupes pour reprendre le contrôle de Saint Domingue . Toussaint Louverture est arrêté est emprisonné au Fort de Joux , en Franche-Compté . Il meurt le 7 avril 1803 .

Mais même après la mort de Toussaint Louverture, la révolte se poursuit . Le 1 janvier 1804 l’île devient indépendante sous le nom d’Haïti

Ambre et Solène

De la critique au 18ème siècle à l’abolition de l’esclavage au milieu du 19ème siècle

Victor Schoelcher

Au 18ème siècle des voix s’élèvent contre l’esclavage en France. En 1721 et en 1748, Montesquieu condamne l’esclavage dans ces écrits. En 1788, le publiciste Brissot crée « la société des amis des noirs ».Elle a été crée pour arrêter le trafic humain honteux . La convention décide de faire une première abolition de l’esclavage en 1794. Ce décret est remis en cause par Napoléon Bonaparte en 1802. Il faut attendre le décret du 27 avril 1848 défendu par Victor Schoelcher, pour que la France, définitivement, abolisse l’esclavage dans les colonies.

Corentin, Léo et Noé

Les formes modernes d’esclavage.

Enfant soldat en Ouganda

Aujourd’hui sans être propriétaire d’un individu on peut exercer sur lui des contrainte exorbitante. L’esclavage moderne existe partout . Ce sont souvent les plus pauvres, les plus faibles (femme, enfant) les plus incultes qui en sont victimes .

Des dizaines de millions d’enfant dans le monde travaillent à plein temps et sont donc privés d’école et de loisir . Dans les pays en guerre, des enfants sont enrôlés dans les armées. Aujourd’hui on estime qu’il y a 250 000 a 300 000 enfants soldats dans le monde.

Un mariage doit normalement être le plus beau jour de notre vie mais en Afrique ou en Asie des petites filles sont parfois mariée de forceà des hommes beaucoup plus âgés. Elles sont violées par leur mari et doivent aider la belle famille au ménage et autre chose domestique.

En Amérique latine latine des paysans sans terre sont conduits de force en camion loin de chez eux pour travailles sur des plantations perdues en pleine forêt amazonienne. Saoulés et drogués, ils sont enferme dans des camps surveillés par des gardes armés.

Le trafic d’être humains est une autre forme d’esclavage moderne. Des hommes proposent à des jeunes filles africaines ou des pays de l’est de travailler comme mannequin ou serveuse. Elles tombent sous la coupe d’un réseau de prostitution.

Enfin des prisonniers politiques sont contraint par des régimes totalitaires a un travail forcé dans les camps .