Compte-rendu de l’atelier « histoire de la Grande Guerre réinterrogée à l’occasion des commémorations

Parmi tous les ateliers proposés pendant les assises du centenaire, un atelier s’intéressait tout particulièrement à l’évolution de l’historiographie de la Grande Guerre. Elle peut se décliner en quatre périodes narratives qu’ont abordées François Icher ,Cédric Marty ,Emily Teyssedre-Jullian, et François Boulac, quatre professeurs en Histoire.

Dans un premier temps de 1920 à 1950, l’historiographie de la Grande Guerre était composée de trois approches, une approche politique, une approche diplomatique et une approche militaire. Certains acteurs de la première guerre mondiale était soldats et historiens. L’histoire du conflit devient plus social dans les années 1950 et s’intéresse davantage à la vie des Français pendant la guerre.

En effet, avec la création du mémorial de Verdun en 1967 où encore avec l’écriture de textes qui mettent sur le devant de la scène les soldats et leurs conditions de vie dans les tranchées, on découvre l’horreur de la guerre, comme avec le roman témoin et témoignage de Jean Norton Cru. Vers les années 1980, les opinions des historiens sur la guerre de 1914 à 1918 divergent.

Deux « écoles » naissent , des historiens prônent pour la culture de guerre, concept qui est basé sur l’anticipation du conflit en outre la préparation d’une future guerre. A contrario d’autre rejettent la violence et préviennent les conflits en s’attaquant à leurs racines par le dialogue. A partir des années 2000, un concept apparaît: la brutalisation dont les historiens s’emparent pour enseigner l’Histoire à travers la violence des combats du passé.

Ainsi aujourd’hui, les professeurs et spécialistes de la Grande Guerre abordent le sujet de manière plus globale, bien loin de l’histoire des généraux et des seules batailles qu’ont connu les écoliers d’antan.

Romain Ulysse Lucien Théo

clemi

Délégation académique à l'éducation aux médias d'information (Rectorat de Bordeaux)