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Bonjour cher internaute,

Bienvenue sur Actualahaye, le blog des élèves, par les élèves, pour les élèves.
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Bonne lecture et à très bientôt dans de futurs commentaires !

Calligraphie

CDI : Qu’est-ce que vous faites ?
MR : Je fais de la calligraphie. C’est le plumier de ma mère.
AU : Moi, j’ai essayé mais à chaque fois j’ai renversé le pot d’encre alors j’ai arrêté.
MR : Quand on a un petit pot et une grosse plume il faut faire attention quand on trempe la plume dedans pour pas en mettre partout. La calligraphie c’est une ancienne façon d’écrire.
AU : Depuis 1965, il y a une loi qui autorise le stylo à bille à l’école.

CDI : Il y a différentes plumes ?
MR : Une plume, c’est personnel, si on la prête à quelqu’un d’autre elle est fichue. Une seule personne peut écrire avec une plume. Après, chaque plume a sa largeur d’écriture, il y a donc différents styles : le style romain avec une plume large et le style anglais avec une plume plus fine, par exemple. Pour le style anglais, il faut incliner ses lettres à 60°.

CDI : C’est toi qui l’incline ou est-ce que c’est la plume ?
MR : C’est moi. La calligraphie c’est plutôt une écriture arrondie, tracée, … Mais l’encre ne tient pas longtemps dans la plume.
AU : C’est fait exprès. Ça permet de prendre le temps de relire ce qu’on écrit pour éviter les fautes d’orthographe.

CDI : Et le stylo plume ?
MR : Bof… Avant c’était une plume, aujourd’hui ce sont des stylos plume, c’est différent.
AU : J’ai essayé de faire de la calligraphie au stylo plume mais leurs plumes sont plus rigides et ne s’écartent pas facilement pour faire une épaisseur. Le mien je l’ai depuis le CM2 du coup je l’ai assoupli. Aujourd’hui ce sont des cartouches qui envoient de l’encre directement dans la plume alors qu’avant il fallait tremper la plume dans un encrier. On ne peut pas écrire vite avec un stylo plume, donc en cours je prends un stylo à bille. Il ne faut pas être pressé pour écrire en calligraphie. J’ai changé d’écriture en passant du stylo plume au stylo à bille : avec un stylo à bille j’écris en détaché alors qu’avec un stylo plume je fais plus de boucles, surtout pour les majuscules. Je les tiens différemment aussi. En vrai je tiens mal mon stylo plume et ça me fait mal aux doigts et au poignet.

CDI : Et chez toi, tu préfères écrire avec un stylo à bille ou un stylo plume ?
AU : Quand j’ai le temps, je préfère écrire avec un stylo plume, je prends plus de plaisir à écrire. Mais si je suis fatiguée, je prends un stylo à bille, c’est la facilité. Les stylos à bille on les prend, on les vide, on les perd, on les vole, … C’est tous les mêmes ! Tandis qu’une plume c’est à soi, elle se forme selon nous et notre écriture. Ma mère, elle m’a offert le mien dans une jolie boite en fer, j’étais trop fière ! Après, je l’ai abimé mais il écrit encore et c’est ma plume, personne ne peut me la voler, pas même mon frère !

KT: Moi, je n’arrive pas à écrire penché.
CDI : En italique ?
KT : Oui.
MR: il faut essayer de tout mettre en pointu, même si la calligraphie c’est plutôt une écriture arrondie. Tu peux aussi te fier aux lignes des feuilles à carreaux, voire comment pencher ton écriture par rapport à elles. Moi j’y arrive sans.

CDI : Comment on entretient une plume ?
MR: Ce n’est pas compliqué. Il faut retirer la plume du porte plume et la nettoyer avec une éponge et de l’eau chaude. On laisse sécher, puis on trempe dans l’encre, on laisse à nouveau sécher et là c’est bon : la plume est propre et on peut de nouveau écrire. Il faut le faire souvent au début et avec le temps il y a moins d’entretien à faire.

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Hand Spinner

CDI : Mais qu’est-ce que c’est ?
MR : c’est un Hand Spinner, une sorte de roulement à billes avec du plastique. Il peut avoir 3, 4, 5 ou 6 branches : il y en a plein de différents. Ça ne sert à rien de particulier, sauf pour les personnes qui ont toujours besoin de faire quelque chose avec leurs mains. Comme moi, j’ai besoin d’avoir les mains occupées. Ça relaxe, c’est agréable, on sent la force centrifuge. Mais on ne peut pas l’amener partout, moi dès que je suis libre je le prends.

CDI : Et tu as fait toi-même le tien ?
MR : J’en ai deux, un qu’on m’a acheté pour ma fête et un que j’ai fait avec de la pâte Fimo. C’est une sorte de pâte à modeler qui durcit. Je l’ai fait avec 4 roulements à bille à partir d’un patron en papier. Il ne tourne pas très longtemps car il n’est pas très bien équilibré. Il a besoin d’être peaufiné, d’ajouter de la pâte par-ci, par-là… Et comme c’est moi qui l’ai fait, il est unique et ça fait du bien.


Fabrication :

Matériel :
– 4 roulements à bille (neufs ou récupérés sur des roues de roller, skate, trottinette, …)
– 1 cube de pâte Fimo
– Papier, crayon, compas, cutter

Déroulé :
– Grace au cours de math, et à l’aide du compas, tracer un triangle équilatéral de 5cm de côté.
– Poser 3 roulement sur le triangle : le centre de chaque roulement doit être sur un des sommets
– Avec un crayon, tracer le contour des roulements
– Retirer les roulements : on obtient un triangle avec trois ronds de dessinés aux sommets
– Tracer les médianes du triangle : elles se croisent toutes les trois au centre du triangle.
– Positionner le centre du dernier roulement sur ce point
– Avec un crayon, tracer le contour du roulement
– Retirer le roulement : on obtient un triangle avec trois ronds de dessinés aux sommets et un rond au centre
– Tracer 3 courbes : chaque courbe est tangente à deux ronds des sommets et au rond à l’intérieur du triangle
– Découper le patron
– Modeler la pâte Fimo (la pétrir pour la faire chauffer pour que ce soit plus simple) et lui donner la forme du patron.
– Appuyer les roulements sur la pâte Fimo là où ils doivent s’insérer. Les enlever et creuser leur contour avec un cutter.
– Insérer les roulements à billes dans les trous creusés au cutter : faire un incision et ouvrir chacun des emplacement, glisser le roulement et refermer.
– Aplatir et lisser la surface de chaque côté
– Faire cuire au four 30 min à 170°C (avec les roulements)

Entretien :
Si on peut, on déboite les roulement du hand spinner et on les fait tremper dans un verre avec de l’eau et du produit vaisselle.

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Projet lutte contre discrimination

Les 5A, 5E et 5F ont participé à un projet de lutte contre la discrimination. Des élèves sont venus exposer leurs dessins et expliquer un peu leurs réalisations.

« On a fait des dessins pour lutter contre la discrimination en Éducation Morale et Civique. On s’est mis à deux ou trois pour chaque dessin. Il a plusieurs fois de dessiné le monde avec des gens qui se tiennent la main. Ça veut dire qu’on est tous unis, peu importe notre couleur de peau, nos croyances, nos religions, … Il y a aussi quelques dessins avec des gens gros. Ça représente la discrimination physique. Par exemple un taxi qui ne veut pas prendre quelqu’un parce qu’il est gros. Et un peu dans la cours du collège aussi. Parfois il y a des élèves qui disent qu’on ne peut pas être amis avec des gens gros. Mais ce n’est pas très intelligent, c’est bête en vrai et ça fait de la peine. On ne voit pas toujours quand ça se passe, mais on essaye de les défendre, même si c’est difficile d’aller voir des gens qu’on ne connait pas pour les défendre. Le monde n’est pas toujours gentil, mais tout le monde n’est pas comme ça. Le respect c’est ne pas faire de différence et si quelqu’un a besoin, il faut l’aider. »

Les maîtres du jeu

Un lundi au CDI, trois élèves se sont installés à une table. Ils ont sorti une feuille de papier, des pions, des dés et ont commencé à rigoler. Ni une ni deux ni deux, la professeure documentaliste s’avance vers eux, intriguée par cette étrange activité.

CDI – Mais enfin les garçons, qu’est-ce que vous faites ?
Les garçons – On fait un jeu de rôle madame !

CDI – Un quoi ?
Les garçons – On vous explique. C’est un jeu qui se joue minimum à trois. Il faut un maitre du jeu et au moins 2 joueurs. Chaque joueur a un personnage. Au début de la partie, il  faut attribuer des points de statistique à son personnage. Il y a plusieurs statistiques : force, stress, … Le joueur tire les trois dés et la somme donne les points de statistiques. C’est vraiment du hasard.

CDI – Et elle servent à quoi ses statistiques ?
Les garçons – En fait, le jeu fonctionne par tour. Les joueurs jouent chacun leur tour. A chaque tour, ils ne peuvent faire qu’une action : attaquer, avancer, … Pour ça, ils jettent les dés et en fonction du résultat l’action est réussie ou pas : on compare les résultats des dés aux statistiques, si la somme des dés est inférieur aux statistiques l’action est réussie, sinon elle est ratée. Quand un personnage rate trop ses jets, il doit faire un test de survie.

CDI – Mais comment le joueur sait ce qu’il doit faire ?
Les garçons – Le maitre du jeu imagine le scénario au fur et à mesure. Tout dépend de son imagination.

CDI – Donc c’est vous qui inventez tout ?
Les garçons – Oui. Parfois c’est bien, parfois… pas trop ! Et à la prochaine saison on change de maitre du jeu.

CDI – Parce qu’il y a plusieurs saisons ?
Les garçons – Oui, et plusieurs mondes aussi. Là on est dans un monde post apocalyptique. Mais on a aussi un monde fantastique.

CDI – Et comment on sait si un joueur a gagné la saison ?
Les garçons – Il n’y a pas vraiment de gagnant.

CDI – Comment vous est venu l’idée de faire ce jeux de rôle ?
Les garçons – En jouant au jeu de société Risk. Un jour Nathan a dessiné sa propre map [carte] et voilà. Les pions qu’on utilise pour jouer sont des pions de Risk.

Par Nathan, Benjamin et Raphaël.

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Le plongeur des lumières

Soudain éclairée d’une lumière très vive,
Une sphère grise contenant toute vie
Devant lui se dressait, frontière d’univers
En défiant ses lois, versant obscur des étoiles.
A travers elle, Pôll, comme dans un grand rêve,
Vit sa chambre avec quelques objets en plus :
Un pangoment, un globateurings, une chrobarie,
Un vamdulième, objets de sa chambre astrale.
Pôll sentit et observa cachés sous son lit :
Des espaphins, des anguettes, des requiternes…
Tout à coup, un bruit assourdissant retentit.
Une raie-à-dents-de-sabres l’emmena de force
Dans le sanctuaire froid des globinaux-livres,
Endroit étrange où des objets voguaient, aveugles.
Un vieillard au visage familier surgit
En jouant du flutirafoutt et dit son nom

INGRASSIA Chiara  HEATH Victoria

Glossaire :
Anguettes : crevettes qui pour se défendre, électrocutent les prédateurs
Chrobarie : batterie avec chronomètre intégré
Espaphin : créature dont la mère est un dauphin et le père un espadon
Flutirafoutt : instrument de musique
Globateurings : globe volant qui peut aussi servir de calculatrice
Globinaux-livres : créatures démoniaques pouvant prendre n’importe quelle forme et capables de donner d’un simple regard, de fortes hallucinations.

Nous avons beaucoup aimé écrire ce texte et imaginer des personnages complètement délirants. Nous avons choisi de laisser la fin en suspens pour laisser notre imagination créer la suite. Nous espérons que notre texte vous plaira.

Ce sont des sculptures. Elles illustrent des personnes qui font des gestes, sans trop de détails. On l’a fait en Arts Plastiques. On a étudié le sculpteur Henry Moore et on a mis environ 3 séances à faire ces sculptures. On a d’abord fait un dessin en 2D sur du papier et puis en 3D sur du carton. On a découpé le carton et on a décoré avec des couleurs. On était libres. A chaque fois qu’on change de côté on voit quelque chose de différent.

Ambre.

« Mais pourquoi on dit aux maladroits qu’ils ont deux mains gauches ? Pourquoi pas deux mains droites ? C’est de la discrimination envers les mains gauches ! « 

C.